Disons que les syndicats actuels sont le fruit de la loi Waldeck-Rousseau, législation qui permet à nouveau aux ouvriers de s’assembler, et qui revient ainsi sur la loi Le Chapelier, qui avait interdit toute association ouvrière.
Mais entre-temps, le modèle économique avait totalement changé : de l’association entre artisans-libres, l’entreprise est devenue une dictature sur des serfs-salariés, selon le modèle capitaliste.
Le syndicalisme actuel correspond donc à ce modèle économique-ci, il est fondé sur la lutte des classes.
Par conséquent, si l’on envisage une rupture avec le capitalisme, il est logique de réformer le fonctionnement syndical actuel, qui devient alors inadapté.
Ma foi, le noyautage des élites intellectuelles, militaires, policières, judiciaires, médiatiques par la Franc-maçonnerie existe toujours aujourd’hui, c’est donc intéressant de voir qu’il y a une continuité.
Quant à savoir exactement pour quoi roule la maçonnerie... par définition, puisque c’est une sorte d’armée secrète, basée sur une religion ésotérique avec parcours initiatique, c’est difficile à dire. C’est d’ailleurs ça qui est gênant dans une démocratie (de la seule politique possible)...
Mais si on l’ignore où nous sommes réellement menés - quoique l’empire-monde semble une constante des prises de positions maçonniques, nous pouvons toujours constater comment nous y allons.
Savoir quels réseaux dans notre pays président à sa destinée est en cela intéressant.
Ton raisonnement ne tient pas, Machiavel. Pourquoi ? Parce que la révolution a pratiqué l’expropriation à grande échelle. (Par exemple : 40% de l’habitat parisien géré par l’église, les biens des corps de métiers, ...etc)
Si l’on regarde attentivement, l’on voit que tous les secteurs de la société furent noyautés par la maçonnerie.
Que ce soit l’armée (ex : Lafayette), les sciences (Diderot, D’Alembert, Franklin), la littérature/philosophie (Baron d’Hollbach, Voltaire), la haute Noblesse (Philippe égalité, le futur Charles X).
C’est-à-dire que c’est le prototype-même de la révolution. Noyauter toute la société civile, au plus haut niveau : - dans l’armée, afin de pouvoir dévier subtilement les ordres du pouvoir au moment adéquat et le renverser. - les faiseurs d’opinions (presse, académiciens, élites culturelles) afin d’orienter les décisions politiques par emprise sur l’opinion. ... Donc non, on ne peut pas vraiment dire que la bourgeoisie fut tellement développée avant la Révolution, car l’économie était protectionniste et que les corps de métiers locaux - association d’artisans - avaient le monopole sur l’activité (donc non accessible aux grands bourgeois, puisqu’au sein du corps de métiers, la propriété était limité à un nombre d’établissement maximal). ... La première partie de la révolution consiste justement à abolir tous ces monopoles locaux, pour introduire l’économie libérale et le principe de la concurrence. C’est ainsi que s’étend la grande bourgeoisie en France, et son corolaire, le salariat (c’est-à-dire le servage), car le droit de propriété n’est alors plus limité par aucun dispositif législatif.
En effet, la conscription est une invention révolutionnaire. Avant, c’était la classe des "nobles" qui devait verser son sang pour la défense du territoire (d’où leur nom : les bellatores -> ceux qui font la guerre, les guerriers).
C’est d’ailleurs la raison du soulèvement de la Vendée : les familles refusèrent la conscription, c’est-à-dire l’enrôlement des jeunes hommes pour la guerre.
La Révolution manquant de volontaires pour la défendre face aux dangers externes, il lui a fallu enrôler de force les jeunes gens et massacrer ceux qui ne s’y pliaient pas.
Sous la monarchie, l’armée était professionnelle et la jeunesse du pays n’était pas requise de force pour la faire. Donc l’extermination du peuple pour des lubies, cela correspond à la période post-révolutionnaire (1 millions 500 milles jeunes tués lors des guerres révolutionnaires et napoléoniennes, 1 million 500 milles jeunes tués en 14-18, 500 milles en 39-45).