Ton raisonnement ne tient pas, Machiavel. Pourquoi ? Parce que la révolution a pratiqué l’expropriation à grande échelle. (Par exemple : 40% de l’habitat parisien géré par l’église, les biens des corps de métiers, ...etc)
Si l’on regarde attentivement, l’on voit que tous les secteurs de la société furent noyautés par la maçonnerie.
Que ce soit l’armée (ex : Lafayette), les sciences (Diderot, D’Alembert, Franklin), la littérature/philosophie (Baron d’Hollbach, Voltaire), la haute Noblesse (Philippe égalité, le futur Charles X).
C’est-à-dire que c’est le prototype-même de la révolution. Noyauter toute la société civile, au plus haut niveau : - dans l’armée, afin de pouvoir dévier subtilement les ordres du pouvoir au moment adéquat et le renverser. - les faiseurs d’opinions (presse, académiciens, élites culturelles) afin d’orienter les décisions politiques par emprise sur l’opinion. ... Donc non, on ne peut pas vraiment dire que la bourgeoisie fut tellement développée avant la Révolution, car l’économie était protectionniste et que les corps de métiers locaux - association d’artisans - avaient le monopole sur l’activité (donc non accessible aux grands bourgeois, puisqu’au sein du corps de métiers, la propriété était limité à un nombre d’établissement maximal). ... La première partie de la révolution consiste justement à abolir tous ces monopoles locaux, pour introduire l’économie libérale et le principe de la concurrence. C’est ainsi que s’étend la grande bourgeoisie en France, et son corolaire, le salariat (c’est-à-dire le servage), car le droit de propriété n’est alors plus limité par aucun dispositif législatif.
En effet, la conscription est une invention révolutionnaire. Avant, c’était la classe des "nobles" qui devait verser son sang pour la défense du territoire (d’où leur nom : les bellatores -> ceux qui font la guerre, les guerriers).
C’est d’ailleurs la raison du soulèvement de la Vendée : les familles refusèrent la conscription, c’est-à-dire l’enrôlement des jeunes hommes pour la guerre.
La Révolution manquant de volontaires pour la défendre face aux dangers externes, il lui a fallu enrôler de force les jeunes gens et massacrer ceux qui ne s’y pliaient pas.
Sous la monarchie, l’armée était professionnelle et la jeunesse du pays n’était pas requise de force pour la faire. Donc l’extermination du peuple pour des lubies, cela correspond à la période post-révolutionnaire (1 millions 500 milles jeunes tués lors des guerres révolutionnaires et napoléoniennes, 1 million 500 milles jeunes tués en 14-18, 500 milles en 39-45).
la guillotine, un instrument humaniste(promu par un franc-maçon, soit dit en passant)
-> l’humaniste a parlé...
Soyons sérieux, aucune preuve historique n’existe du bûcher de Giodano Bruno. La méthode à l’époque, c’était de brûler l’effigie (soit une image peinte) pour signifier l’excommunication de l’hérétique (pas la personne elle-même...).
Louis XVI a été bien gentil. Déjà, il invente la démocratie en convoquant les états-généraux, et en demandant au peuple des cahiers de doléance. Ensuite, il n’a perpétré aucun massacre, ni répression sanglante. Enfin, coincé comme un rat aux tuileries, il était légitime qu’il cherche à s’échapper pour protéger sa famille.
Mais admettons qu’il soit bien l’infâme que vous déclamez. Cela ne tient évidemment pas, car, dans ce cas, pourquoi tuer sa femme ? De même, pourquoi donc enfermer ses deux enfant de moins de dix ans en prison ? Et après cela vient faire des leçons de morale sur la justice des mineurs ?
C’est bien l’absence totale de cohérence des partis de gauche. Ils veulent se présenter en parangon de toutes les vertus, mais à chaque fois il faut qu’ils en viennent à soutenir l’exact contraire de ce qu’ils prônent, dès qu’il s’agit d’évoquer la révolution... C’est bien la preuve qu’il ne s’agit de démagogie, ou bien qu’il y a un problème à regarder les choses en face.
Cela dit, un des évènements les plus intéressant de la période, c’est le sac de l’Hotel du garde-meuble. Le fait qu’un certain diamant de la couronne ait été retrouvé récemment aux US après être passé par l’Angleterre, montre que l’Angleterre, via ses réseaux maçonniques, n’est pas totalement étrangère à la révolution. Dans ce cas, il ne faut guère s’étonner que la révolution ait pris un tour libéral.
Le serpent parle des opprimés, mais il ne pense qu’à sa propre richesse.
Il se sont faits piquer. Le venin du serpent a brouillé leur intelligence. Ils confondent entre leurs désirs et la vérité. Ils confondent entre leurs rêves et la réalité.