L’analyse de Simone Veil est lumineuse, et j’y ai retrouvé exactement ce que j’ai pu voir au sein des partis où je fus encarté. . Cela dit, supprimer les partis me semble excessif, il s’agit de les remettre à une place moins proéminente. Le chef d’état ne doit faire partie d’aucun parti (un roi), et la démocratie doit être directe sur les grands enjeux du pays.
Ce qui est amusant, c’est son gros sourire forcé, à la fin. . Mélenchon n’est pas difficile à piéger : la générosité dans ses propos contraste violemment avec l’absence de générosité dans ses intonations et ses mimiques.
Le problème des partis, c’est qu’un intérêt se surajoute à l’intérêt du peuple qu’il doivent défendre : l’intérêt du parti. . Les partis sont des corporations politiques dont le but est de conquérir le gouvernement. . Croire qu’un parti est une simple assemblée dont le but est l’intérêt du peuple, c’est comme croire que le seul but de Mac Donald est de nourrir le peuple... . Mettre un bulletin/billet dans l’urne/caisse pour élire/acheter un candidat/produit issu des partis/marques concourant aux suffrages/enchères. . (Art 4 de la constitution : les partis concourent au suffrage.) . C’est la politique selon le modèle du commerce. D’où les surenchères, les polémiques, les caricatures, la propagande (publicité)... etc. D’où le nom : "démocratie libérale". . Je ne suis pas contre l’existence des partis, mais de là à en faire l’alpha et l’oméga de la politique... Les métiers de commercial et celui de politique n’ont rien à voir. Cela ne demande pas les même savoirs-faire. Les partis ne peuvent se substituer au peuple. . C’est pour cela qu’il faut une démocratie directe. . C’est pour cela que le poste d’autorité suprême ne doit pas être mis aux enchères, par la nécessité de contrôler les partis.
@davidedouardo : Si un président est corrompu, il met le maximum d’argent de coté sur des comptes à l’étranger, et à la fin de son mandat, il s’enfuit en mettant en sécurité sa famille. C’est la méthode "après moi, le déluge". . Si le roi est corrompu, il refile le problème à son fils : c’est la méthode "après moi, mon fils". . Y a rien de mieux pour responsabiliser un chef d’état que de le tenir par la corde sensible de l’amour paternel.