Serge Gainsbourg transposa le cargo cult dans son magnifique album Melody Nelson, c’ est peut-être très bien connu de tous, mais je ne me lasse pas d’ écouter cette musique.
Melody Nelson, une lolita de 14 ans dont l’ auteur est devenu dingue, est morte d’ un accident d’ avion alors qu’ elle retournait en Angleterre. Depuis, il guette les jets et espère que l’ un d’ eux va se crasher en lui rapportant sa lolita. C’ est son cargo cult à lui.
Les jets sont devenus pour les papous un moyen de rapine, Gainsbourg en fait des pirates, je ne sais pas si c’ est vrai, donc la poésie dans ce cas, comme dans l’ histoire de Vector, ne serait que de nôtre côté, eux ils ne rigolent pas !
Le clip de cette scène finale est magnifique, on trouve des oeuvres d’ artistes célèbres dedans.
Au passage, cette oeuvre n’ est pas dans le domaine public (en France : 70 ans après la mort de l’ auteur + les années de guerre) donc je ne peux les reproduire ici.
Cette musique finale reprend le thème plus épuré de la première partie qui marque la rencontre entre Gainsbourg et Melody Nelson, la basse est magnifique, et au passage on voit le spirit of ecstasy, la célèbre divinité du vent de RR
Frida ne fait jamais rien sans avoir une idée en tête...
Une fois que l’ on a décrété que les races cela n’ existe pas, ça alors, il ne reste plus pour se différencier que les cultures. Tout se vaut, asséné par les mêmes qui 100 ans avant clamaient l’ existence des races supérieures. Les gauchistes bien sûr !
Et c’ est pas fini les conneries. Une bonne occasion à travers le culte du cargo de se moquer des papous.
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les américains ont occupé de nombreuses iles du Pacifique. Après leur départ, les indigènes, ayant constaté que les radio-opérateurs des troupes au sol semblaient obtenir l’arrivée de navires ou le parachutage de vivres et de médicaments simplement en les demandant dans leur poste radio-émetteur, eurent l’idée de les imiter et construisirent, de leur mieux, de fausses cabines d’opérateur-radio — avec des postes fictifs — dans lesquels ils demandaient eux-aussi — dans de faux micros, en bois — l’envoi de vivres, médicaments et autres équipements dont ils pouvaient avoir besoin. Plus tard, ils construiront même de fausses pistes d’atterrissage en attendant que des avions viennent y décharger leur cargaison.