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gerfaut

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  • Premier article le 08/04/2013
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    gerfaut 15 septembre 2012 22:39

    Cessez de brandir l’UGIF qui n’est qu’un détail dans cette tragédie


    Pourquoi ? Il y a aussi un tome no 2 du livre de Rajfus... 

    Consacré à une opération dans les Ardennes, à l’ initiative du consistoire juif, encouragé par la Gestapo et relayée avec des promesses par le "service social" de l’ UGIF. Une ’Terre Promise’ !

    Et à l’ arrivée un travail de forçat, finie les promesses de sauvegarde des familles, des enfants, finies les promesses de respect des appartements, et en janvier 1944 une grande rafle finale, des centaines d’ ex-petits tailleurs juifs polonais déportés, dans le convoi 66 du 20 janvier 1944, il y avait 160 victimes de cet terrible colonisation. Rajsfus donne les noms. Tous attirés notamment par les efforts de l’ UGIF.

    " LE TRAVAIL AGRICOLE DANS LES ARDENNES

    L’ Union Générale des Israelites de France peut de nouveau assurer, pour les compte de la Société Ostland, le départ d’ ouvriers agricoles, dans la région de Rethel. 
    Les inscriptions doivent se faire ; à nôtre siège, 19, rue de Téhéran, Paris (8è). Les lundis et les jeudi de 08h30 à 11h30 du matin.

    (Bulletin de l’ UGIF du 28 aout 1942) "

    Oui, ils comptent aussi dans les 80000 morts. Alors ?

    " C’est seulement en se livrant au travail des champs que l’ homme est satisfait de son pain " Talmud, Sahédrin 63 a "

    (Bulletin de l’ UGIF, no75, 25 juin 1943)


  • vote
    gerfaut 15 septembre 2012 21:36

    Les aspirations des pauvres ne sont pas éloignées des réalités des riches...


    On n’ est pas du même monde....tous les deux.



  • 1 vote
    gerfaut 14 septembre 2012 20:33

    C’est votre raisonnement et celui de Soral qui est de mauvaise foi, dans toutes les situations ou un groupe humain est malmené, asservi, persécuté par un autre, certains membres du groupe des persécutés cherchent à s’entremettre, a faire des concessions, à négocier ce qui ne l’est pas, à continuer d’espérer une mansuétude.


    Mais je ne suis pas plus inhumain que vous ! Mais vous ne faites preuve de compréhension que pour les juifs ! Et c’ est nous qui sommes de mauvaise foi ! Je réclame justement que l’ on quitte le mode Monstres vs Victimes, et que l’ on prenne en compte ce qu’ il s’ est passé, pour élargir la gamme entre le noir et blanc, que certains parmi les victimes ont aussi collaboré, ils se sont compromis et gravement. Pour être un peu plus mesuré.

    L’ assistante sociale citée plus haut indique qu’ elle a fait ce travail parce qu’ il est mieux payée ! Alors je veux bien que pour des juifs à l’ époque il était difficile de trouver du travail, mais tout de même 79 enfants pris et remis à la Gestapo ! Il faut le faire ! On ne peut pas faire autre chose ?

    Est-on obligé d’ appartenir à l’ UGIF ? 

    Parce qu’ il faut dire aussi qu’ en travaillant à l’ UGIF on pouvait obtenir aussi une Carte de Légitimation, qui permettait d’ obtenir une relative immunité vis à vis des rafles pour la personne et sa famille.

    Par exemple, (p.130) le 13 juillet 1942, 418 de ces cartes de légitimation ont été établies de la main même du SS Dannecker. Ces cartes portaient la mention imprimée :

    "M. (Untel) ne doit pas être inquiété en sa qualité de juif et sera tenu en dehors des éventuelles mesures d’ internement. Cette protection s’ étend à sa famille demeurant avec lui..."

    Bien sûr que certains ont dépassé le stade de la simple compromission, il s’ agit ici de se sauver au détriment des autres, l’ UGIF agissait pour Vichy et les Allemands, alors que l’ on peut faire autre chose et fuir.

    Mais j’ ai l’ impression de discuter football avec un ultra du PSG ! Vous vous êtes fait une religion, une Ethique de la question. Et c’ est fini. C’ est le plus dur à faire changer.

    Vous voulez que l’ on comprenne ces gens, mais vous continuez à trouver les Français pusillanimes !

    Encore une fois, 3/4 des juifs de France ont été sauvés, voilà le résultat, ce qui compte le plus, cela aurait pu être encore mieux mais nul n’ a fait mieux que cela déjà. Alors faire de la France un pays particulièrement antisémite, ou complaisant envers les Allemands contre les juifs est un mensonge. On nie les faits. Ca suffit !

    Sinon, je n’ ai pas aimé vôtre allusion à mon appartenance à un certaine droite. J’ ai cherché à rétablir certains faits.


  • vote
    gerfaut 14 septembre 2012 18:08
    Et gnagnagna tout la police française, rien que la police française, rien de nuancé, la faute aux autres, vôtre thèse on la connait par coeur... vôtre document est un document interne à la Police, pour diriger de son côté, ils vont pas dire, les Allemands feront ça, pourquoi parleraient-il des Allemands ?

    La déclaration n’ est pas du Figaro, mais de la responsable du service des Archives citées. Vous le faites exprès d’ être malhonnête ? Merci de ne pas copier coller non plus Wikipédia pour dénigrer le Figaro, comme meilleure source, il y a mieux !!!

    ET MAINTENANT L’ UGIF ?????

    1) Selon Rajsfus, les membres de l’ UGIF ont participé ’à leur manière’ notamment à la Rafle du Vel’ d’ Hiv (p.130)

    "Si les membres dirigeants de l’ UGIF se préoccupent de leur sauvegarde comme celle des employés de l’ organisation, cela ne les empêche pas de participer, à leur manière, à la préparation des rafles ordonnées par les nazis et effectuées par la police française. En effet, à la veille de la grande rafle du 16 juillet 1942 (= Vel’ d’ Hiv’ ), on est très préoccupé dans les locaux de la rue de la Bienfaisance où un grand nombre d’ employés s’ activent à la confection d’ étiquettes. Dans les jours suivants, ces étiquettes seront utilisées pour les enfants séparés de leurs parents arrêtés et confiés à des orphelinats ou parqués dans des camps provisoires".

    Et plus loin dans le livre (p.309) il ajoute que les gens de l’ UGIF savaient le 15 juillet au soir qu’ il y aurait une grande rafle. Dans les plaidoyers qui ont été fait en 1947 pour défendre l’ action de l’ UGIF on trouve : 

    " Que pouvaient-ils faire ? Rien. Même pas utiliser les étiquettes préparées la veille dans la fièvre pour "...ne pas risquer d’ égarer l’ état civil des tout petits..." car les enfants raflés allaient être expédiés via Pithiviers ou Beaune-la-Rolande vers les camps de la mort."

    Donc ils savent, ne préviennent pas, des locaux sont mis à disposition pour la rafle. Et pour eux tout est OK ?


    2) Autre exemple, pour certaines femmes employées par l’ UGIF qui ont gardé ou fait gardé les enfants, les bébés raflés, elles les ont reçus de et remis à la Gestapo.

    "LYON 4 SEPTEMBRE 1944, DEPOSITION DE IRENE CAHEN, ASSISTANTE SOCIALE DE L’ UGIF (pp.254-255)

    Le 29 juillet 1944, les Allemands m’ ont confié un enfant de 20 mois dont je connaissais les parents. Quand la Résistance s’ est présentée chez moi pour enlever l’ enfant, j’ ai répondu d’ abord qu’ il n’ y avait pas d’ enfants chez moi, puis que je ne pouvais le donner. J’ ai bien déclaré que si on me prenait l’ enfant j’ irai à Montluc (siège de la Gestapo, en note). C’ est ma bonne qui a alerté la police. Après le départ des hommes de la Résistance j’ ai immédiatement confié l’ enfant à l’ Antiquaille (hôpital de Lyon) pour n’ avoir pas de responsabilité et craignant une nouvelle visite de la Résistance.

    La direction a été prévenue de ces faits en les personnes de messieurs Geismann, Daltropf et Katz. Ils m’ ont approuvée de n’ avoir pas remis l’ enfant et de l’ avoir aussitôt confié à l’ Antiquaille. J’ ai fait ce travail du 4 février au 17 août 1944 et 79 enfants sont passés par mes mains. (...)

    Je n’ ai jamais songé à faire évader un seul enfant. J’ étais obligée de les rendre à la Gestapo. " (CDJC-XXVIII 3-28)

    Tout ça c’ est normal ???



  • vote
    gerfaut 14 septembre 2012 15:43

    Non les policiers français n’étaient pas accompagnés de soldats allemands lors de la rafle du Vel’div


    « Pour éviter les fuites, les policiers réquisitionnés pour la rafle n’ont été prévenus que la veille. Les équipes étaient composées de deux policiers qui ne se connaissaient pas et étaient systématiquement accompagnés d’un soldat allemand », souligne la commissaire Françoise Gicquel. Malgré tout, des familles ont pu être averties. Comme le prouve une lettre du 16 juillet, 8 heures, qui note que l’opération se trouve ralentie car « beaucoup d’hommes ont quitté leur domicile hier ». (La commissaire divisionnaire Françoise Gicquel, en charge des 17 kilomètres d’archives de la Préfecture de police.)


    Côté UGIF

    Après la rafle du Vel d’ Hiv’, Darquier de Pellepoix, nouveau patron du Commissariat Général aux Question Juives écrit le 31 juillet 1942 à André Baur, vice président de l’ UGIF, mais le véritable responsable en zone occupée

    "...Le préfecture de la Seine qui avait été chargée de pourvoir à l’ hébergement de 4200 enfants juifs appartenant à des familles internées les 16 et 17 juillet derniers vient de me faire connaître qu’ elle avait pris toutes dispositions pour faire face à cette mission en comprenant notamment dans ses disponibilités 5 établissements signalés par vous, d’ une capacité de 445 places.
    Je viens de lui faire connaître qu’ il n’ y a plus lieu désormais, en ce qui la concerne, de pourvoir à la mise en service des divers centres indiqués par elle à la suite des dernières décisions des Autorités d’ Occupation (Ces enfants seront déportés et exterminés jusqu’ au dernier, en note). toutefois, par mesure de prévoyance j’ estime indispensable que vous gardiez à ma disposition les 445 places à aménager dans les locaux dépendants de l’ UGIF Je désire être en mesure de les utiliser immédiatement au cas où le besoin s’ en ferait sentir..." (CDJC-XXVIII, a 135)


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