Nos élites veulent enlaidir Paris, il n’ y a pas d’ autre solution pour comprendre pourquoi on veut massacrer une des plus belles places du monde.
C’ est pareil pour le mur pour la paix entre l’ Ecole militaire et la tour Eiffel. On a la chance d’ avoir une des plus belles vues de Paris à cet endroit, hé bien ils vont te mettre cette saloperie de mur en plein milieu. Un truc soit disant provisoire qui devient permanent parce qu’ aucun maire n’ ira contre un certain lobby.
Ils s’ en foutent de Paris. Ils veulent nous détruire.
Quand j’ ai préparé l’ agreg, on avait une question énorme sur 2 siècles et sur quasiment toute l’ Europe, mais sur l’ Allemagne on n’ avait que quelques exemples précis et puis c’ était tout. Sur tout un pays et deux siècles... Vraiment vu l’ état de nos connaissances, ça calme...
L’ Histoire mène à une sorte de sagesse par le vide... On connait souvent les faits importants, on sait que Socrate a été jugé et condamné, mais pour le reste on ignore tout et on interprête les choses dans tous les sens jusqu’ à créer plusieurs Socrates.
Il y a quelques années Jacques Le Goff avait parlé de ces thèses différentes qui s’ affrontent sans que l’ on puisse trancher, à cause des sources, et concernant Saint Louis il était même allé jusqu’ à en conclure, par provocation "Saint Louis a-t-il existé ?"
Avec le peu que l’ on sait on peut quand même réfléchir, et comparer les situations.. L’ apport de l’ Histoire est très interessant, j’ en parle souvent d’ ailleurs.
Le problème de l’ Histoire est que l’ on voit toujours les choses à travers le prisme déformant de sa propre subjectivité. Sans parler de celle des autres, comme le prisme des témoins qui ont écrit sur le sujet qui nous interesse. Et même nous nous ne témoignerons pas la même chose selon le moment où on le fait. Ainsi, tenter de raconter vraiment la vérité semble impossible. En un instant il se passe tellement de chose inracontables. Raymond Queneau dans Exercice de style, raconte la même scène dans un bus de cent façons différentes, en changeant simplement de style, alors si on change les faits...
C’ est une des raisons qui m’ a fait abandonner cette discipline, pour préférer la fiction. Là au moins, c’ est clair d’ entrée et plus honnète, ce que l’ on raconte cela n’ a jamais existé, et c’ est de nôtre subjectivité dont on parle. Un autre avantage est que l’ on devient Dieu, on crée les personnages, les tenants et aboutissants, toute la trame.
Tout raisonnement ayant ses limites, il faut y réfléchir, pour renforcer ce raisonnement et le tester. On peut quand même faire un tri entre le vrai et le faux. Certes le prisme d’ un témoin d’ une scène historique, de la vie d’ un grand personnage a plus de valeur que ce que peut dire quelqu’ un un siècle plus tard. Il n’ y a donc plus, à part des faits précis et incontestables que des interprêtations à confronter. Des thèses qui s’ affrontent.
Cela ne signifie pas que le n’ importe quoi équivaut la thèse qui est la plus partagée par les spécialistes. On part non plus du vrai pour aller au vrai, mais on part de thèses pour aller au plus vraisemblable (jusqu’ à nouvelle information qui pourrait tout remettre en cause). L’ Histoire mêne donc à une certaine prudence, et même à une certaine sagesse.