Je replace ici un lien que j’ai déjà posté ailleurs avec, en seconde partie (après le témoignage), quelques éléments de réponse apportées parPierre Verdrager, auteur de “L’enfant interdit. Comment la pédophilie est devenue scandaleuse”, sur le "’milieu littéraire" et ses errances mais aussi sur les perpétuelles justifications relativistes et autres prétentions déconstructivistes de nombreux sociologues.
Oui, je connais la vidéo de Conesa, et il y en a eu d’autres du même genre avant celle-ci. Evidemment qu’il y a un contenu idéologique dans toutes les oeuvres d’art et parfois une idéologie d’Etat, plus ou moins dissimulée. Mais les vraies oeuvres d’art ne sont jamais univoques, elles peuvent exprimer quelque chose à un certain niveau de lecture et autre chose à un autre niveau. En revanche, plus elles sont pauvres artistiquement, plus le message est apparent, au point que ça peut être indigeste esthétiquement, comme les insupportables séries françaises bien-pensantes.
C’est une série avec un bon rythme et très bien interprétée par des acteurs convaincants, sur le phénomène de la croyance religieuse et son pouvoir politique, qui donne à réfléchir. On se demande constamment où ce vrai/faux Messie va nous conduire et où est la supercherie, s’il y en a une. C’est aussi un pari risqué : on se demande si la saison 2 et les suivantes seront à la hauteur des énigmes posées à la première.
En plus, il y a déjà une quantité faramineuse de fictions américaines qui montrent des procédures judiciaires (c’est souvent chiant à mourir mais les Zuniens adorent ça) ! Heureusement que Colombo échappe à ce marécage ! Ce n’est tout simplement pas son objet scénaristique, c’est une série qui s’inscrit dans la grande tradition intellectuelle de l’enquête policière (même si on connaît à l’avance le coupable, ce qui fait son originalité) et non dans la catégorie plus récente de la scène judiciaire, point barre.