Le Coran n’est pas plus moderne que les religions précédentes et ce n’est pas de là que viennent les problèmes qui se posent quand on l’idolâtre. La corruption du monde et de l’humanité est due autant à la persistance du passé dans le présent (perversion involutive, régression) qu’à la précipitation de l’avenir dans le présent (perversion évolutive, progressisme). Le petit enfant que nous avons été ne doit pas trop persister en nous (même s’il existe des métaphores qui disent le contraire pour exprimer autre chose), le très vieil homme que nous ne sommes pas encore ne doit pas trop nous tirer vers lui non plus.
Le Coran semble être un manuel scolaire pour la classe de rattrapage des populations qui ont raté leur examen d’entrée à l’école judaïque. D’où l’impression de régression et d’anachronisme qui s’en dégage quand on le considère avec un esprit ouvert et détaché.
Si on parle bien de Hijack, je pense qu’il est assez intelligent pour se composer une pratique raisonnable de sa religion. Mais Hijack est un croyant et, comme tout croyant, dès qu’on touche à son axiome, il est prêt à toutes les acrobaties mentales pour le conserver intact. Il est très difficile de prendre du recul par rapport à un axiome installé depuis l’enfance et constitutif de l’identité profonde. C’est un peu comme devoir admettre que nos parents ne sont pas nos parents, mais des imposteurs qui ont assassiné nos vrais parents (il a existé des cas de ce genre en Argentine à cause des répressions politiques féroces) : je suppose que des mécanisme de protection se mettent en place pour nous empêcher d’admettre la vérité trop insupportable, même quand les preuves sont évidentes... parce que, sacrebleu, ça doit être dur à avaler, comme réalité ! Idem pour une personne qui doit prendre conscience que ses parents et grands-parents lui ont transmis un vision faussée du monde et qu’il faut jeter tous les fondements de sa culture à la poubelle : comment admettre ça ??
Au sens véritable du terme, vous les avez discriminées.. positivement. Discriminer (du latin discriminare, de crimen, point de séparation) veut dire discerner, distinguer, différencier... et non exclure. La discrimination n’est pas forcément négative.