Le problème est plus profond qu’une mauvaise gestion. Comment imaginer que dans un marché "libre", où chacun fait ce qu’il veut (ou peut, plutôt), sans concertation avec ses futurs concurrents, la demande va coïncider avec l’offre ?
Ah, j’oubliais, on va faire varier les prix. Si l’offre est insuffisante, on va faire monter les prix. A-t-on vraiment résolu le problème ? Non, on a empêché ceux qui ont moins de moyens de consommer ce qu’ils voulaient... Si l’offre est excédentaire, on jettera l’excédent (pas d’autre choix à court terme) et puis on diminuera les prix (et tant pis si ça ne permet plus aux éleveurs de rembourser les investissements qu’ils ont réalisés pour produire des oeufs : car avant de se lancer, ils ont estimé que les prix resteraient à peu près stables, comment faire des projets autrement ?).
Dans l’ensemble, croire qu’on est libre parce qu’on peut entreprendre est parfaitement idiot. La meilleure étude de marché (comme celle faite pour le A380) peut se retourner très vite et devenir parfaitement déconnectée du monde réel qui ne fait que changer.
S’il n’y avait qu’une entreprise France, avec, disons, une assurance que les gens de bonne volonté mangent toujours à leur faim avec un logement décent, alors on pourrait vivre sans stress en arrêtant d’accumuler pour des lendemains incertains. Mais voilà, mettre tout le monde en concurrence et vivre dans un climat perpétuel de peur, c’est bon pour la soumission, pardon, c’est ce qu’on doit prendre pour de la liberté. On en a de la chance, d’être libre.
Ils commencent seulement à comprendre l’ampleur de la tâche aujourd’hui (il a fallu seulement 8 ans il y a 60 ans, avec des connaissances et une expérience qu’on pourrait qualifier de ridicules aujourd’hui, et ça fait plus de 20 ans qu’on travaille dessus : le programme Constellation a débuté en 2004).
C’est vrai qu’il n’y avait pas d’aire de lancement de 1969 à 1972 et on voit bien que la vidéo cherche à éluder le sujet en expliquant que c’est compliqué d’alunir ... pour des grosses fusées comme le Starship. Sauf que c’est tout aussi compliqué pour les petits modules (des missions très récentes ont échoué parce que l’engin a perdu l’équilibre lors de l’alunissage sur une zone pas si plane que ça).
En fait, il va d’abord falloir maîtriser la robotique (et l’IA ne sera pas de trop) et être capable de construire tout un tas de choses sans les hommes ... et on ne sait plus très bien à quoi l’homme va servir sur la Lune, si un jour, il a réellement les moyens d’y aller.
@Et Hop ! C’est effectivement la seule porte de sortie de Macron. Il n’y a que 2 possibilités si on regarde l’état de la France aujourd’hui : soit c’est un traitre très intelligent et très appliqué, soit c’est un idiot complet. C’est un peu le pari des criminels lors de leur jugement : essayer de se faire passer pour fou.
Oui, les chinois vont tout faire pour que la bulle US explose : ils ont sorti récemment Kimi K2 qui fait aussi bien que les IA cloud US, mais ...en open source et en beaucoup moins cher avec le cloud pour ceux qui n’ont pas 200.000 € de matériel pour faire tourner le bouzin chez eux.
Tous les plans de profits que peuvent faire les américains sur l’IA seront sabordés par les chinois ...
Mais l’IA en tant que telle est partie pour durer, avec ou sans les occidentaux. D’autant plus que même Nvidia commence à être fortement concurrencé (par AMD, par exemple, qui a des solutions bien plus économes).
Donc oui, il y a bien une bulle Open AI, Nvidia,... on (le peuple) va sûrement devoir se serrer encore plus la ceinture qu’après 2008 (mais ça c’est tout bénef pour ceux qui décident de ce qu’ils font avec notre pognon), donc le plan suit sa route.
@micnet Ce n’est pas à moi de donner cette définition. Disons que les IA ont des avantages colossaux : la mémoire gigantesque et la vitesse. Et ça permet, par exemple, d’aider les scientifiques qui ne peuvent pas lire toute les documentations techniques dans tout un tas de domaines (parfois pas les leur) pour faire des liens intéressants et trouver des solutions potentielles à leurs problèmes (je pense à Co-scientist de Deepmind). Pour l’instant les scientifiques, comme beaucoup d’autres métiers, sont simplement facilités, accélérés (rendus plus productifs), et l’homme reste toujours là (même si des grosses boites licencient pour "rassurer" les actionnaires : "vous voyez bien qu’on intègre l’IA"). Mais que se passera-t-il demain ? On verra bien... objectivement, et indépendamment de la bulle probable US, ça avance plutôt vite.