Pour ceux qui s’intéressent au sujet, un article en anglais (malheureusement) d’une personne qui travaille dans l’IA. Pour résumer, les performances en programmation des dernières IA n’ont pas augmenté fortement, elles ont fait un bon gigantesque avec les tous derniers modèles (de 2026). L’IA ne se contente plus de faire l’application que vous lui demandez, elle la développe, l’exécute, la juge de manière presque humaine, et recommence une itération pour l’améliorer. Et elle continue à affiner comme le ferait un programmeur chevronné. Lorsqu’elle a terminé, le résultat est généralement parfait. Et il explique très bien pourquoi ils misent tout sur la programmation (surtout Anthropic qui est en avance aujourd’hui) : parce qu’ils se servent de cette compétence pour développer les futures IA. Donc les nouveaux modèles sortent encore plus vite et les progressions commencent à faire peur à ceux qui s’en servent sérieusement. Le but est clairement d’initier ce fameux point d’inflexion, d’explosion de l’intelligence (ou plus aucun humain ne serait utile dans la boucle de rétroaction positive). Mais il est évident que lorsqu’ils s’attaqueront sérieusement aux autres métiers cognitifs , ce sera la fin pour chacun de ces métiers. En gros, il n’y a que ceux qui ne s’intéressent pas au sujet (ou qui n’y comprennent rien du tout) qui restent confiants.
À l’image du cerveau humain qui nécessite un esprit pour s’animer
C’est du lourd ! Beaucoup de spécialistes de l’IA (comme Demis Hassabis) ont également de très bonnes connaissances en neurosciences. C’est parce qu’on imite le fonctionnement du cerveau qu’on commence à obtenir des performances intéressantes avec les réseaux neuronaux artificiels. Autrement dit, plus on en avance dans l’IA, et plus on confirme que le cerveau est parfaitement autonome, et que l’esprit, la conscience ou l’âme ne sont que des émergences de neurones en activité et en grand nombre (comme la chaleur est une grandeur qui émerge d’un grand nombre de molécules en déplacement désordonné).
En nous déchargeant des tâches serviles et répétitives, l’IA pourrait libérer l’homme pour l’œuvre et l’invention pure
Non, les tâches répétitives, on les réalise avec des algorithmes. Les réseaux neuronaux se proposent d’imiter l’intelligence humaine pour faire aussi bien sinon mieux : un réseau neuronal artificiel n’est pas limité en place ou en puissance comme notre boite crânienne. On ne rencontre pour l’instant aucun mur et la plupart des spécialistes s’accordent à dire que l’IA sera très certainement supérieure à nous d’ici une dizaine d’années (voire moins) : pour s’en convaincre, il suffit de voir à quelle vitesse les grosses lacunes des IA sont résolues (il en reste encore beaucoup, heureusement, mais elles disparaissent très vites, sachant qu’elles font évidemment bien mieux qu’un humain moyen dans plein de domaines). Cela veut dire que l’IA fera toutes les découvertes et aura plus de créativité que nous. Il ne nous restera que notre animalité (les émotions) même si on pourra les simuler sur une machine (et les rendre encore plus convaincantes que les nôtres !).