@micnet Il n’y a pas lieu de minimiser la violence humaine, ni même de chercher à la faire disparaître. Pour rappel, d’un point de vue biblique le premier acte humain est le meurtre de son frère par Caïn.
Il y a toujours eu des guerres tribales, mais les guerres tribales n’ont pas été des guerres à 20 millions de morts.
Si l’on prend l’exemple de la première guerre mondiale, ou de jeunes paysans français sont allés mourir dans les tranchées pour savoir quelles nations allaient se partager l’Afrique ou l’empire Ottoman, force est d’admettre qu’ont été utilisé les ressorts de la guerre tribale comme carburant de la guerre nationale : on s’est battu contre les boches abondamment diabolisé par l’école de la République. On voit qu’encore aujourd’hui sont utilisés les mêmes ressort pour obtenir la guerre non lus de la France contre l’Allemagne, mais la guerre de l’occident chrétien contre l’orient musulman. Nous pouvons pressentir que le nombre de morts affolant des guerres précédentes vont être très largement battu par les guerres à venir.
Une illusion serait de croire que l’on peut transformer l’humanité en une patte homogène de laquelle la question identitaire aurait disparue. En réalité la seule chose qu’on pourrait obtenir d’un tel projet, c’est la guerre de la moitié de l’humanité contre l’autre moitié de l’humanité. A mon sens, ce qu’il faut au contraire, c’est une humanité grumeleuse dans laquelle la question identitaire se résoudrait dans des groupes de petites tailles : il vaut mieux de multiples petites guerres faciles à résorber que de grande guerre qui mettent en mouvement des pans entiers de l’humanité pour qu’ils massacrent d’autres pans entiers de l’humanité.