Ne faites pas du dogmatisme
bahaï... même s’il n’y a pas de dogmes au sens propre dans la religion bahaïe.
Le dogmatisme à la place de la prise en compte des besoins de l’humanité fut la
grande erreur des chrétiens pendant 2000 ans.
Ce que Toynbee ou Draper veulent
voir de positif dans l’islam est une sympathique création de leur esprit, un
peu comme celle de Mélenchon faisant l’impasse sur les nombreux massacres commis par les islamistes avant
d’apporter leur "civilisation" jusqu’à Poitiers. Il n’y a jamais eu
de civilisation islamique pacifiante
.
Ce que vous rapportez
d’Abdu’l-Baha est juste, mais ce n’est pas parce qu’il a prévu une période de
régression avant un redressement salutaire qu’il faut minimiser la gravité de
l’actuelle "dé-spiritualistaion du monde" (et je ne confonds pas la
spiritualité avec la religiosité).
Elle conduira durablement au pire si les deux
monothéismes qui peuvent le faire ne rejettent pas - et vite - ce qui reste indirectement criminogène dans leur
conception de Dieu. Et puisque le christianisme ne veut pas le faire il faut
que le bahaïsme le fasse.
J’enregistre avec satisfaction le fait que nous sommes ici "à
peu près sur la même ligne". Mais ne faites pas porter par le comédien
Yves Rénier les engagements qui sont les miens, à moi Pierre Régnier, qui affirme
et justifie publiquement mon islamophobie depuis des années.
J’enregistre avec satisfaction le fait que nous sommes ici "à
peu près sur la même ligne". Mais ne faites pas porter par le comédien
Yves Rénier les engagements qui sont les miens, à moi Pierre Régnier, qui affirme
et justifie publiquement mon islamophobie depuis des années.
Même si, comme moi, on ne croit pas à une possibilité de réformer
l’islam pour le rendre compatible avec les valeurs humaines les plus
indispensables au présent et au futur, on doit soutenir et encourager, comme
vous le demandez, ceux des musulmans qui, comme Ghaleb Bencheikh, tentent une
telle réforme. C’est ce que j’ai fait dans l’article, rappelé plus haut, que
j’ai publié sur Agoravox le 15 janvier :
Mais il faut aussi et surtout dénoncer la volonté gouvernementale d’islamiser la France et la mise en
application de cette volonté dans le mépris de la laïcité républicaine.
Il faut dénoncer sans détours l’hypocrisie
de nos gouvernants - comme ceux des journalistes des grands médias qui
l’approuvent - laquelle s’est particulièrement manifestée dans l’organisation
de l’opération "Je suis Charlie" du 11 janvier (1)
Cette manifestation visait officiellement à faire proclamer par le
peuple français son attachement à la
liberté d’expression. Or, tout de suite après fut interdite par le
gouvernement la manifestation prévue par Riposte Laïque le 18 janvier. Cette
autre manifestation avait été annoncée avant les massacres des 7, 8 et 9 commis
par des musulmans. Elle avait pour objectif d’exprimer la crainte de l’islam
qui grandit en France. Une autre manifestation de Riposte Laïque, postérieure
aux massacres et ayant le même objectif que la précédente fut également
interdite.
Quand Ghaleb Bencheikh demande la
désacralisation de la violence religieuse c’est une grande avancée
spirituelle et humaniste.
Il faut demander à Alain Finkielkraut de traiter, dans ses émissions
sur la radio de service public, de la
théologie criminogène antérieure à l’islam, mise en place dans l’Ancien
Testament puis approuvée par le christianisme.
Pour aboutir à un ferme rejet de la conception criminogène de
Dieu, il faut demander que débattent enfin publiquement de cette théologie des intellectuels
comme Marcel Gauchet, Pierre Manent, Daniel Sibony, Pierre-André Taguieff,
Michel Onfray, Marc-Alain Ouaknin, Alain de Benoist, Catherine Chalier, Rémi
Brague... la liste n’est évidemment pas limitative.
(1) en présence d’un représentant officiel de l’Arabie Saoudite, le
pays qui, à la même époque, donnait en place publique les 50 premiers coups de
fouet à Raïf Badawi, condamné à en recevoir 1000 pour avoir voulu la liberté
d’expression dans son pays.