"Eh oui, le constat s’impose ! Le mépris de classe incarné par Sarkozy et Hollande n’avait pas encore atteint le summum de l’indécence, propre aux laquais en service commandé, qui veulent toujours trop bien faire quand l’occasion se présente de montrer avec quel dévouement ils servent leurs maîtres..." (sur votre sujet : Comment Macron nous entube)
Mis en parallèle avec "Que des affirmations ! " sur le sujet qui nous préoccupe, "N’est-ce pas un tantinet présomptueux ? "
"tout est potentiellement calculable" : c’est un peu rapide pour la mécanique quantique qui introduit une indétermination. C’est donc contradictoire avec le principe d’incertitude d’Heisenberg. Restons prudent. ^^
"Perso, je n’ai jamais dit ni pensé "Dieu" à notre image" : cela tombe bien, ce n’est pas ce qui est écrit dans la Bible mais l’inverse ;)
Au-delà du concept du ’hasard’, ou probabilité, la question reste mutatis mutandis assez binaire : la création de l’univers, donc de la terre, et, last but not least, l’apparition de la vie sont-elles le fruit d’une ’information’ préalable ou non, d’une intelligence qui serait cause première ou non.
Confrontée au réel, que l’on soit athée ou croyant, chrétien ou autre, la Bible est formellement compatible avec l’hypothèse de l’information, du message, de l’intelligence préalable : "au commencement était le verbe".
Et cette ’hypothèse’ est elle-même compatible avec une création par étapes et une évolution, du plus simple au plus complexe, partout et toujours, et malgré la loi de l’entropie.
Cette création, à laquelle ’ha adam’ participe, pourrait même être inachevée..
Nous sommes globalement d’accord sur le besoin spirituel.
Peut-être faites-vous allusion, consciemment ou pas, à Pie XII, qui avait souligné ce point essentiel : "si le corps humain tient son origine de la matière vivante qui lui préexiste, l’âme spirituelle est immédiatement créée par Dieu". (enc. Humani generis, 1950).
Je vous taquine..
Jean-Paul II avait surenchéri : "En conséquence, les théories de l’évolution qui, en fonction des philosophies qui les inspirent, considèrent l’esprit comme émergeant des forces de la matière vivante ou comme un simple épiphénomène de cette matière, sont incompatibles avec la vérité de l’homme. Elles sont d’ailleurs incapables de fonder la dignité de la personne."
Et Malraux n’avait-il pas éventuellement (il y a débat sur l’authenticité) prédit : "Le XXIème siècle sera spirituel (ou religieux ou mystique) ou ne sera pas." Enfin, c’est l’esprit de notre propos !
Quant à ’sapience’, Spinoza parlait aussi d’intuition, Descartes de certitude et Kant s’en tenait (euphémisme humoristique) à la ’volonté bonne’. Dans tous les cas, il y a une exigence spirituelle, une quête intérieure : un combat spirituel.
La poésie vient aussi au secours de cette exigence : "la lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil" pour l’immense René Char.
Au-delà du déterminisme si cher à Aristote, l’existentialisme athée de Sartre s’oppose à celui, chrétien, de Kierkegaard.
"The full mind is alone the clear" avançait prudemment Reeves dans Malicorne.
"perfection qui n’aurait jamais pu aboutir, après mille milliards d’années, par successions de hasards heureux"
Cette phrase appelle un modeste commentaire. Dieu ou le hasard ? Les plus grands mathématiciens ont estimé que, malgré la complexité des quatre forces qui ont été mises en oeuvre conjointement et leur ajustement extraordinaire et nécessaire (le fameux fine tuning), le hasard n’était pas à exclure a priori.
Le hasard est un concept philosophique, son équivalent scientifique étant les probabilités. Et si l’on aborde le big bang sous cet angle, ces mathématiciens ont calculé qu’il y avait une possibilité mathématique probabiliste. Mais, c’est là qu’intervient le temps. En termes de probabilités, le hasard seul n’aurait pas eu le temps pour explorer toutes les combinaisons : compte tenu de la complexité, il lui aurait fallu des centaines de milliards d’années . Or, depuis le big bang, notre univers est daté : 14 milliards d’années. Trop court pour le seul hasard. Ceci ne préjugeant pas de l’état antérieur au big bang, hors de notre portée dans l’état actuel des connaissances, compte tenu du mur de Planck et autres interrogations.
Je précise que je crois profondément en Dieu. La foi et la raison.