En revanche Jesus lorsqu’il choisit Judas comme disciple savait parfaitement à qui il avait à faire. Il avait même la confiance de tout le monde vu qu’il gérait l’argent du groupe.
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Moi, ce qui m’a toujours surpris, c’est ça (Jean 13) :
21 Après avoir ainsi parlé, Jésus fut bouleversé en son esprit, et il rendit ce témoignage : « Amen, amen, je vous le dis : l’un de vous me livrera. »
22 Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras, ne sachant pas de qui Jésus parlait.
23 Il y avait à table, appuyé contre Jésus, l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait.
24 Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler.
25 Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? »
26 Jésus lui répond : « C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote.
27 Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : « Ce que tu fais, fais-le vite. »
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Non seulement Jésus savait que Judas allait trahir, mais plus il l’a poussé à le faire.
C’est un drôle de sac de noeuds cette histoire :
+ Les juifs pratiquant encore le sacrifice d’animaux, Jésus est passé à celui symbolique ("ceci est sang, ceci est mon corps"). Cela peut être considéré comme un affranchissement de sacrifice animal, une humanisation. Sauf que lui s’est sacrifié : il y a doublon .
+ En plus c’est un sacrifice humain qu’il a fait, alors que Yahvé avait signifié qu’il ne fallait pas le faire en empêchant d’Isaac par Abraham (les historiens confirment qu’il y a eu sacrifices d’enfants dans certaines cités au Levant).
+ Pour son sacrifice, Jésus a donc sacrifié Judas, afin que "sa gloire s’accomplisse" tandis que l’opprobre s’est abattu sur Judas.
+ Judas a trahi, Pierre a renié. Judas a été intraitable avec lui-même, Pierre s’est étalé en pleurs d’excuses. Judas est le maudit éternel, le traitre, Pierre a été désigné par Jésus père de l’église chrétienne à venir.
C’est bien chargé, quand même. Bernanos donnait des pourboires à son curé pour qu’il fasse des messes pour Judas, abandonné par Jésus. J’ai toujours aimé cette histoire (même si je ne suis pas chrétien, juste popperien)..
C’est bien pour ça que je m’en tiens strictement à Gandhi. Cela faisait partie constamment de son action de repousser toute volonté d’action directe qu’il attirait inévitablement. Je ne parle pas des autres et ne fais pas une généralité. Il ne faut pas pas non plus faire de généralité inverse, j’ignore si l’auteur du livre que vous citez ne le fais pas.
Et c’est ce que je dis aussi à micnet : parfois la non violence, ça marche, parfois, non. Ça dépend des époques, situations, personnes. C’est aussi en ce sens que je dis que la bienveillance est à mener avec intelligence (sagacité, ou stratégie), ce n’est pas une baguette magique qui marche avec tout. Ce qui veut dire que la violence est nécessaire dans d’autres situations, pour développer complètement.
Il faut préciser que ces 2 personnages historiques ont proné la non violence, mais ils n’étaient pas seuls, ils étaient secondés par des factions violentes elles (qu’ils n’ont pas condamnées). Donc on ne peut pas résumer leurs victoires à la non violence.
Mandela, je ne peut rien dire. Mais Gandhi, non, au contraire, il a repoussé toutes les offres de coups de mains pour appuyer son mouvement de non-violence par des actions directes. Il était effroyablement tyrannique avec sa famille, par contre, mais c’est domestique. Et c’est lui qui conduisait et décidait du mouvement non-violent : autocratique, si on veut, avec son aura qui subjuguait.
Il a même expliqué qu’il ne fallait pas mettre de frein à la tolérance, qu’il fallait rendre à césar, abandonner sa famille, ses possessions matérielles.
En effet, mais avec temps, le religieux est devenu tellement culturel, qu’il est devenu politique (et tous les calculs qui vont avec, comme noyer les pays occidentaux sous l’immigration à qui il faut demander pardon, pour fracturer les sociétés et en faire des moutons dociles au consumérisme et au Grand Kapital !).
Oui, je me suis trompé, je précise. J’ai lu sa bio, mais il y a des bouts qui sont partis, en effet. Né en Inde, études au R.U. pour devenir avocat, il a bossé ensuite en Afrique du Sud. Il a vu que la minorité Indienne était discriminée à l’apartheid comme les Africains. C’est là qu’il développé le concept et la stratégie de non-violence, mais uniquement pour ses congénères indiens. Et ça a abouti : ils ont acquis les mêmes droits que les boers. C’est ensuite qu’il est parti en Inde pour continuer, cette fois en voulant gagner l’indépendance de l’Inde par la non violence.