Avant d’être propulsé dans les médias par Mitterrand, le FN faisait 1%.
Soit trois fois plus que les scores électoraux actuels de l’UPR...
De plus, s’il est vrai que Jean-Marie Le Pen a bénéficié d’une ou deux invitations dans les médias grâce à Mitterand & co (comme l’avait reconnu J Attali ou R Dumas je crois), il est faux de dire que c’est Mitterand qui est responsable de tout. Lors de son premier passage télé, JM Le Pen a fait un tabac parce qu’il a été très bon. Il faut le reconnaître : Jean-Marie Le Pen, aussi détestable que soient ses idées, est un bateleur hors pair, un orateur brillant.
Tout l’inverse des prestations télévisées de François Asselineau, qui, s’il n’est pas sans qualité, a plutôt raté les quelques passages médias auxquels il a eu droit.
Ce n’est pas que je ne le comprends pas, mais c’est juste que cette position est tout à fait fausse.
En premier lieu parce que factuellement, et quel que soit la qualité des recherches du site "notre époque", le constat qu’ils font n’est pas respecté à chaque élection. Et pour le prouver, il suffit de prendre l’exemple fameux du TCE, où l’immense majorité des passages médias étaient consacrés à des partisans du oui alors que c’est le non qui l’a emporté. Mais c’est vrai aussi pour bon nombre de partis : les communistes ou les verts ont longtemps bénéficié d’un temps de parole très supérieur à leurs résultats. A l’inverse, le FN a très longtemps bénéficié d’un temps de parole très inférieur à ses résultats. On pourrait multiplier les exemples.
Mais surtout, si le lien n’est pas sans pertinence, personne ne peut dire lequel des phénomènes est la cause de l’autre. C’est l’éternel pb de la poule et de l’oeuf.
Il est évident que l’UPR est dans une situation très difficile, dans un cercle vicieux : ses piètres résultats électoraux ne justifient pas, objectivement, que les médias s’y intéressent.
A DLR, nous avons connu le même problème et cela a été un chemin très long, parsemé d’embûches, avec des reculs parfois. Mais nous avons la chance, à la différence de l’UPR, d’avoir un président charismatique, un "bon client" pour les médias et qui bénéficiait d’une légitimité que n’a pas eu François Asselineau : l’onction du suffrage universel.
Objectivement, je pense que François Asselineau n’a que très peu de chances de percer, son discours centré sur l’attaque du FN et de DLF au lieu de la critique de l’UE étant inaudible.
Il faut arrêter d’invoquer la censure à tout bout de champ. François Asselineau n’est pas censuré : il a participé à Ce soir ou jamais, On n’est pas couché, BFM TV, est passé sur RMC, a été interviewé sur de multiples radios locales... Cette couverture médiatique est bien sûr faible, mais elle est proportionnelle à ses résultats électoraux proche de 0,4% au cours de deux législatives partielles et une élection européenne. Il est donc tout à fait normal que l’UPR ne soit pas aussi représenté dans les médias que le FN, premier parti de France lors des dernières élections...
Ceci étant dit, il est évident que parfois François Asselineau a été censuré, comme lors de sur Wikipedia. En même temps, vu le bénéfice que François Asselineau a retiré de cette affaire en terme de notoriété, au final, il est tout à fait gagnant !
1.L’UPR ne dit pas la même chose que le FN, mais sur certains sujets, si. Par exemple, le FN a déclaré à de multiples reprises souhaiter organiser un référendum sur l’appartenance à l’UE, tout comme l’UPR.
2. Quant à prétendre que l’UPR serait dangereuse pour le système, j’avoue sourire devant tant de prétentions. A suivre votre logique complotiste, si l’UPR était vraiment un danger pour le pouvoir en place, l’UPR aurait été interdite depuis longtemps et son président mis en cabane. A tout le moins, il aurait été viré de la fonction publique d’où il émarge grassement sans fournir aucun travail sérieux.
3. Je ne suis pas du tout un supporter du FN, mais enfin il est ridicule de dénier à ce parti une progression remarquable. Certes, ils ont mis 40 ans pour devenir le premier parti de France, mais ils l’ont fait et ce dans un contexte médiatique extrêmement hostile (ce qui était mérité d’ailleurs).
Sylvain Baron a été exclu de l’UPR pour avoir harcelé une membre du CSA, à laquelle il demandait d’agir afin d’assurer un meilleur accès aux médias de François Asselineau.
Or, il se trouve que lors de ses années au sein de l’UPR, Sylvain Baron était l’un des militants les plus actifs dans la calomnie et l’insulte à l’égard de Nicolas Dupont-Aignan. Même s’il semble s’être calmé depuis, il me paraît assez mal placé pour réclamer l’unité des partis souverainistes.
Unité qui d’ailleurs est totalement inutile dans les faits, puisque parmi les 5 partis qu’il cite (Mpep, PCRF, UPR, DLR devenue DLF, Solidarité et progrès), seul DLF a une importance électorale et n’a donc, objectivement, aucun intérêt à absorber les autres partis qui ne lui apporterait pas grand chose. Le PCRF est un groupuscule : ils sont sympathiques, mais à mon avis se réunissent dans une cabine téléphonique. Le Mpep n’est pas très loin de cette définition, même s’il a une histoire et une audience (relative tout de même) en raison de la présidence de Jacques Nikonoff. Enfin, l’UPR est un vrai parti avec un nombre impressionnant d’adhérents (7 000 aux dernières nouvelles), mais électoralement son poids est à peu près nul. Surtout, son président, François Asselineau, est particulièrement haineux envers DLF : tant qu’il ne changera pas d’attitude, aucun rapprochement ne sera possible.
Je sais bien que personne ne m’a obligé à regarder ces vidéos ni à lire l’article ou les commentaires.
Mais enfin quand même, il me semble que l’on peut être en droit de s’interroger sur l’utilité d’un interview en huit parties d’un individu qui ne représente rien ni personne, et dont le seul titre de gloire est d’avoir été exclu d’un mouvement très confidentiel (à la suite d’un harcèlement, il faut quand même le rappeler) et dont les propos ont toujours été assez incohérents...
Dieu sait si je ne porte pas l’UPR dans mon coeur, mais enfin il est tout à fait inadmissible que M. Baron s’en réclame et que Jean Robin utilise l’UPR afin de définir qui est Sylvain Baron (dans la phrase d’accroche de l’article en plus !).