On a voté pour lui (j’ai voté pour lui au second tour) pour nous débarrasser de Sarkosy. Ne confondons pas tout. Sarko m’a toujours semblé un vrai danger public et politique. Le type même du politicien retors et corrompu.
Hollande, on ne l’a pas vu venir parce qu’au fond, on ne s’intéressait pas à lui.
Mais rétrospectivement, je ne regrette pas. Le règne de Hollande finit de me convaincre que la gauche, c’est du vent. C’est très salutaire.
Supposons que Moualek ait raison. Qu’effectivement, Soral ait roulé dans la farine les musulmans de France. Y a-t-il de quoi en rire comme une hyène ? De quoi s’en réjouir ?
Ce rire forcé est, selon moi, la démonstration de la niaiserie et de l’égocentrisme de ce triste personnage.
Une vidéo intéressante. C’est la première fois que je vois un document qui critique ce qu’on appelle la dissidence de façon argumentée.
Même s’il n’évite pas quelques charges caricaturales.
Le discours de Douguine est le clou de la démonstration. Nous serions donc voués à choisir un impérialisme auquel nous soumettre. Nous en sommes arrivés là. Si bas.
En ce cas, pourquoi choisir ? Nous sommes actuellement soumis à l’impérialisme américain, pourquoi se battre contre lui si c’est pour se jeter dans les bras d’un autre impérialisme ? L’impérialisme à la sauce russe serait préférable ? Est-ce que ça vaut le coup de lutter pour se soumettre à un nouveau maître ? Est-ce qu’on ne lutte pas d’abord pour soi ?
Pour l’UPR (de même que pour la dissidence) soi serait la France. Soit. Pourquoi pas ? Mais je n’y crois pas, le nationalisme est une impasse.
Nous ne sommes plus (nous autres européens comme disait Nietzsche) des patriotes. Le mythe de la patrie sent la caserne. Depuis la Grande Guerre, c’est fini.
Nous n’avons pas d’autre choix que l’Europe. Il nous faudrait nous emparer des leviers de commande de Bruxelles, nous imposer face aux américains. Et tenir tête à la Russie.
L’Union Européenne est une machine bureaucratique de guerre. En en prenant le contrôle (ne me demandez pas comment) nous retrouverions cette liberté politique à laquelle nous aspirons.
Flaianno a été un des grands scénaristes de la meilleure époque du cinéma italien. Pour moi, sa parole a beaucoup plus d’autorité que celle de Churchill !
Au fond, qu’importe qui a bel et bien prononcé telle phrase ! L’essentiel est dans ce que dit la phrase.
En l’occurrence que ceux qui voient des fascistes partout sont aussi dangereux que les authentiques fascistes.
Selon Chouard, le fascisme actuel n’est pas le fascisme des années 30. Le seul point commun entre le fascisme des années 30 et celui d’aujourd’hui c’est qu’on les retrouve au pouvoir. Le pouvoir des banques, des riches. C’est en haut qu’il faut regarder pour trouver le fascisme.
Le fascisme actuel n’est pas militariste, nationaliste, autoritariste, incarné ni même raciste comme il a pu l’être il y a quatre-vingts ans. Au contraire, il est feutré, bien-pensant, anonyme, virtuel, insaisissable, festif. Beaucoup plus difficile à cerner et à combattre. D’autant que les moyens de propagande actuels sont sans commune mesure avec ceux de l’époque.
La guéguerre antifa / skin n’est qu’un moyen de cette propagande. De même que les oppositions entre droite et gauche. L’ennemi est ailleurs, bien planqué et doit bien rire.
Eux, ce sont des vrais de vrais, le couteau entre les dents, prêts à étriper les fachos. Les gardiens de la démocratie !
Chouard ne croit pas en cette démocratie. Il en veut une autre, une vraie. Il ne la défend pas, au contraire. Il sait qu’il faut l’abattre. Il ne croit pas aux fachos. Il cherche à s’allier à tous les opposants. D’où qu’ils viennent.
Ses amis de gauche sont, en fait, les vrais naïfs.