L’ancien député poujadisteRobert Pesquet
se présente six jours plus tard comme un des principaux instigateurs de
ce qu’il présente comme un faux attentat. Il indique, dans une
conférence de presse, avoir agi avec la complicité de François
Mitterrand qui aurait lui-même commandité l’opération dans le but de
regagner les faveurs de l’opinion publique.
Il présente des preuves de ses rencontres préalables avec Mitterrand.
Aux dires de Pesquet, Mitterrand aurait été enthousiasmé à l’idée de se
faire de la publicité par ce moyen, et aurait planifié l’opération en
détail1. S’ensuit une controverse politique et judiciaire, appelée l’affaire de l’Observatoire.
J’ai entendu hier cette Dame déclarer sa bonne opinion de Mélenchon, c’est rédhibitoire... Quant à Pierre Nora, M. "deux poids — deux mesures", c’est un enfoiré auquel tout le monde tresse des lauriers, et pourtant :
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Or, M. Nora s’insurge contre la perspective de « gayssotiser » la question du génocide arménien, rappelant que “la loi Gayssot de 1990 pénalise [elle] la négation de crime contre l’humanité”
! Étrange raisonnement. Les massacres de masse, les marches de la mort à
travers les steppes arides de l’Anatolie orientale et le désert syrien
ne sont-ils pas qualifiables également de crimes contre l’humanité ? M.
Nora raisonne en dépit de la reconnaissance, par la France, de
l’incontestable volonté génocidaire des révolutionnaires Jeunes Turcs.
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Au final, l’académicien qui se dit non spécialiste de “l’affaire (sic) arménienne”,
mais qui endosse les habits d’expert devant une commission sénatoriale,
est-il crédible ? M. Nora est-il d’ailleurs tout à fait conscient qu’il
s’exprime et agit dans le même registre négationniste que l’État turc ?