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CONFÉRENCE SUR LE SARCOPHAGE & LE DIEU OSIRIS (Simon Ferandou & Dibombari Mbock)

Dans le cadre du weekend culturel sur l'Égypte ancienne, Simon Ferrandou et l’Égyptologue Dibombari Mbock abordent la symbolique du sarcophage à travers les âges et "La Passion d'Osiris", trois millénaires avant celle de Jésus.

1ère partie : Simon Ferandou " Le sarcophage, une corbeille pleine de vie "

2ème partie : Dibombari Mbock " Osiris mis à mort "

 

 

Liens :

Pour découvrir plus de vidéos, retrouvez la page Facebook de l'événement : https://www.facebook.com/weekendcultu... Pour suivre l'actualité de La Poésie en marche, rendez-vous sur le site : http://simon-ferandou.tumblr.com/

Ou sur la page Facebook : https://www.facebook.com/lapoesieenma...

 

Tags : Religions Egypte




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4 réactions à cet article    


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    Étirév 20 juin 16:34

    Osiris est le Dieu de la mort, mais la mort qu’il symbolise est d’abord celle de l’âme, si bien expliquée dans la primitive religion égyptienne ; on en fait, plus tard, la mort du corps, et Osiris devient le Dieu des morts.

    Tout mort est appelé un Osiris.

    Ce Dieu est symbolisé par un taureau Apis (Hapi). C’est sous cette forme que sur de très anciens monuments on trouve Osiris représenté. Apis mort s’appelait Osor-Apis, nom dont les Grecs font Sérapis.

    C’est du reste cet animal qui symbolise le rôle mâle dans la génération.

    Strabon dit  : « Apis est le même qu’Osiris ».

    Le Sérapeum était le nom de la tombe d’Apis.

    Le Sérapeum égyptien fut construit par Aménophis III, il avait contenu 64 taureaux.

    Les monuments représentent Apis-Osiris sous la forme d’un taureau, la tête surmontée du disque et de l’uraeus (aspic qui se dresse sur le front des Dieux et des Rois et qui représente le mauvais esprit) ; il a des taches noires sur le flanc, un triangle au front, et parfois une tache en forme de croissant sur le poitrail ; sur la housse frangée qui orne son dos est un vautour aux ailes déployées.

    (Le bœuf Apis. C’était le dieu principal de Memphis. D’après une stèle ou colonne du Sérapeum à Memphis, il est représenté portant entre les cornes l’image du soleil, avec le serpent Uraeus, signe de la divinité.)

    Pourquoi ce culte ?

    Rappelons le régime primitif en Égypte :

    En Egypte comme partout, le régime féminin a précédé le régime masculin et il a dû avoir une longue durée de prospérité et de paix, puisque, au moment où commence l’histoire, c’est-à-dire le règne de l’homme, le pays possède déjà une langue bien formée, l’écriture, et des institutions sociales qui serviront de base à l’organisation future des sociétés. Enfin une religion, un culte, une haute morale. Tout cela réalisé avant les temps historiques.

    « L’Egypte est la terre classique de la Gynécocratie  », dit Bachofen, « sa civilisation repose en principe sur la préférence d’Isis à Osiris ».

    L’Egypte fut longtemps gouvernée par des Prêtresses que l’histoire appelle des Pharaons. Celui qu’on appelle « le premier Roi » est Mena (devenu Menés), mot qui veut dire Mère, comme Manou. Manéthon, qui cherche à effacer les traces du règne de la Femme, place sept dynasties de dieux (il masculinise les Déesses) au début, puis encore douze dynasties vagues auxquelles succèdent trente dynasties de demi-dieux.

    Quand arriva la réaction contre la religion Théogonique, on institua le culte d’Apis par fanfaronnade, pour narguer la Femme qui avait comparé l’homme fort au taureau ! Alors un taureau vivant représentait le Dieu mâle. Lorsqu’il mourait, on l’enterrait magnifiquement et le pays était plongé dans le deuil jusqu’à l’apparition d’un autre taureau divin. Et des historiens modernes, pour expliquer ce culte, nous diront qu’Osiris apprit aux hommes à labourer et à soigner le bétail !

    M. Mariette a découvert, auprès de l’emplacement de Memphis une nécropole où furent successivement enterrés des Apis, « depuis la 18ème dynastie jusqu’à la fin de la domination grecque », dit-il. Sur les monuments qu’il a découverts, Apis est appelé « Nouvelle vie de Ptah ».

    Or Ptah, c’était la puissance cosmique, le rayonnement solaire personnifié par la Femme-Déesse, comparée au Soleil parce qu’elle possédait en Elle l’esprit qui éclaire ; on avait fait de cet Apis-Ptah le Dieu suprême de Memphis. Plus tard on lui donnera le corps d’un homme.

    Mais d’abord ce principe solaire est donné au taureau. Voilà donc un culte né d’une ironie. Mais ce n’est pas tout.

    C’est la Déesse, maintenant, qui va, à son tour, être représentée, sous la figure d’un taureau, par vengeance masculine. C’est encore un résultat du curieux phénomène psychique de la réflexion sexuelle, si fréquent à cette époque de l’histoire.

    A Héliopolis, c’est , l’ancienne Déesse (Rhea), qui est représentée par le taureau Mnevis.

    Suite...

    Cordialement.


    • vote
      Ozi Ozi 20 juin 19:46

      @Étirév

      Bonsoir Etriév, il y a certains écrits qui amènent réflexion sur ton blog mais d’où viennent ces "Livres de Femmes", ce sont tes propres recherches ?


    • vote
      Qirotatif Qirotatif 21 juin 16:06

      La première demi-heure donne envie - contenu et ambiance, important l’ambiance d’un lieu... ici elle rai(é)sonne - d’écouter la suite qui sera pour plus tard. Merci.


      • vote
        Zatara Zatara 21 juin 20:54

        @Qirotatif

        La première demi-heure donne envie

        ..et au final, bof... passes directement à la deuxième partie (vers 1h10 ...)



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Heron

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