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[CRITIQUE] Crépuscule, de Juan Branco

Une critique du livre Crépuscule, de Juan Branco.

Tags : Juan Branco




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32 réactions à cet article    


  • 2 votes
    gorguetto gorguetto 20 avril 16:21

    Pas très normal cette apparition soudaine d’un Juan Branco, dans trop de vidéos. Il y a quelques mois il n’existait pas pour le commun des mortels, et le voilà de partout sans censure, bien accueilli. Très intelligent, très informé, un discours sans bafouillage, mais un livre, un brulot qui parait avec une trop grande facilité. Aucune censure ni de youtube, ni des éditeurs, ni des libraires, quoiqu’il en dise.. ! Son bouquin, très bien argumenté, très chaud contre Macron, et la classe des très riches et les élites au commandes ( Castaner : élite !!!?? avec sa langue pâteuse alcoolisée...et son pois chiche brinquebalant, le pauvre !) Son bouquin il a fallut l’écrire, le publier, et en produire un audio livre disponible sur internet gratuitement ! Cela représente un gros travail de toute une équipe. Il apparait dans les vitrines des plus belles librairies dont les vitrines restent intactes, épargnées de toute dégradation. C’est vraiment la liberté d’opinion avérée. Donc derrière Branco, il y a du monde, et certainement pas des bénévoles. Ce Juan Branco parle très (trop) bien, son discours est séduisant, on l’écoute avec plaisir, il est largement plus dans le concret que Macron et son printemps et sa pensée complexe. Cependant, il ne veut absolument pas s’en prendre aux 1% représenté par le CRIF, qui écrasent la France sous le poids des banques et de l’usure, ni à la franc-maçonnerie, seuls les politiques doivent changer, partir... !!? Juan Branco nous explique bien que ni les sionistes ni les francs -maçons ne sont en cause dans les malheurs qui frappent les petites gens. Les vrais responsables de la situation : les grands patrons, les boss de cette mafia oligarchique au pouvoir sont les vrais coupables, Branco est un agent qui veut nous étourdir par ses discours habiles mettant en cause Macron, mais en nous entrainant dans une lassitude et une certaine fatalité de la situation économique, il voudrait que nous nous abstenions de voter. Il certifie que voter ne servira à rien ! Il nous entraine grave dans la victoire de Macron. La responsabilité des évènements ne revient que sur les hommes au pouvoir visible. Et n’oubliez pas le Post Scriptum.

    Juan Branco dit avoir quitté des revenus à 8000 € pour se contenter du RSA dans la tâche qu’il accomplit actuellement, mais il court par monts et par vaux : qui l’aide alors, ou qui paye...c’est cher tous ces déplacements, cette organisation que l’on ne voit pas ! Mais le pire : aux européennes, ils recommande de ne pas voter, et alors là il se découvre comme agent macronien ou alors j’ai pas compris. Si tout le monde ou un très grand nombre s’abstient de voter, c’est donner une grande victoire à Macron, et une grande défaite à tous les gilets jaunes. Branco est un garçon intelligent, et en entrainant une foule désemparée à ne pas voter aux européenne, il fait le lit de la victoire de Macron qui gagnera alors comme aux présidentielles, avec une petite majorité du corps électoral, l’essentiel étant de gagner sur les suffrages exprimés. Alors, un seul remède, contre cela VOTER. Vous ne voulez plus de l’Europe, alors votez pour un anti européen déclaré pour ces élections, surtout ne laissez pas le champ libre à Macron, parce que renforcé par une victoire aux européennes, il vous écrabouillera alors comme de la, ... oui comme de la ....M...e . Vous m’avez compris. Votez pour Asselineau ou pour tout autre personnage déclaré anti européen mais votez, ensuite vous aurez le temps de faire les comptes et de voir comment se reformera la politique et choisir votre voie.
    Comme clamait Aragon dans "La Rose et le Réséda" :
    Quand les blés sont sous la grêle
    Fou qui fait le délicat
    Fou qui songe à ses querelles
    Au coeur du commun combat
    Une seule chose compte VOTEZ ! N’écoutez pas les trop belles paroles de Branco. Sachez reconnaitre votre ennemi pour l’écarter, et lui faire mordre la poussière. Dans l’immédiat, ce bulletin de vote est votre seul pouvoir, sachez l’utiliser à bon escient. Profitez de choisir sans recevoir de coups de matraque ou risquer de vous faire éborgner ou arracher un membre. V-O-T-E-Z, je vous en conjure.

    PS https://www.alterinfo.net/DEVINEZ-QUI-EST-LE-PARRAIN-DE-JUAN-BRANCO-JACQUES-ATTALI_a146662.html


    • 7 votes
      maQiavel maQiavel 20 avril 17:08

      @gorguetto

      Je vais passer sur les histoires de Jacques Attali ou du financement des déplacements de Branco parce que ça n’a pas grand intérêt.

      -Le CRIF et la Franc-maçonnerie seraient le véritable problème ? Même si on interdisait ces organisations, dès le lendemain de leur dissolution, d’autres prendraient leur place (ou alors les mêmes prendraient d’autres noms). Tout simplement parce que les mécanismes qui permettent à ces réseaux de se constituer ne changeraient pas, ils se recomposeraient immédiatement et on reviendrait au point de départ. Plutôt que de se focaliser sur les joueurs, c’est sur les règles du jeu qu’il faut porter son attention et c’est pourquoi Juan Branco et d’autres se situent au niveau constituant. Donc exit le CRIF et la FM, se focaliser là-dessus est une distraction inutile.

      -Changer les règles du jeu signifie changer de régime, sortir de ce système électoraliste oligarchique et ochlocratique qui permet à des ploutocrates de s’acheter des présidents de la république et des classes politiciennes par l’entremise des médias qu’ils possèdent , des instituts de sondages, de leur mainmise sur l’appareil technocratique via les pantouflages et rétro -pantouflages. Macron va gagner ? Mais évidemment qu’il va gagner, qui peut croire qu’on peut battre les maitres du jeu qui en ont fixé le règlement, en jouant à ce jeu ? Soit c’est LREM qui gagne, soit c’est le RN, l’épouvantail qui justifie la continuité du système.

      Ceux qui ont compris les racines du système électoraliste ne VEAUTENT pas, ils ont rejoint le mont sacré de l’abstention. La question n’est pas pour eux de savoir si Macron va gagner ou pas, ils s’en foutent, c’est de savoir avec quelle légitimité il va gagner. Et cette légitimité est directement proportionnelle à la taille du corps électoral. L’ennemi n’est pas Macron , l’ennemi c’est le régime et il ne tient plus aujourd’hui que par l’adhésion à l’électoralisme … 


    • vote
      gorguetto gorguetto 21 avril 16:50

      @maQiavel
      Je suis bien d’accord avec ce que vous écrivez. Ce régime est odieux. Il est bucler de partout, seule une révolution peut tout changer. Qui est prêt pour une révolution ? Un tel bouleversement entraine tellement de drames, qu’on ne peut l’envisager à la légère. Les oligarques aux pouvoirs ont les moyens de bien perturber une révolution par la force armée mais aussi par le force financière et économique. Alors sachent cela, sachant que le pas à franchir est horrible, qui va vouloir ? Des inconscients, des téméraires des jusqu’au boutistes. Beaucoup ont reçu des blessures horribles, celles d’une révolution apporteront des deuils, sans savoir comment pourra tourner un tel évènement. Je suis à un âge, où mon seul soucis est ma retraite, mais j’ai connu de très graves moments dans ma vie, et je veux qu le peuple français ne subisse plus les injures d’un Macron, sa suffisance et l’impression qu’il a de pouvoir tout se permettre lui et l’oligarchie. Je suis pour la révolution, même si au premier coup de matraque je doit crever comme un chien dans la rue. Il faut passer par là. Les gens du CRIF, les FM, malgré leur faculté d’adaption e leur moyens immenses doivent ou changer ou faire leur Aliah. Moi aussi je suis juif, mais Français avant tout, j’aime ce pays, ces gens, sa culture, ses fromages, c’est ma vie, aucun juif ne me fera changer d’avis. J’étais heureux de faire mon service militaire en 69, et voilà que la France est dépecée. Elle doit retrouver sa souveraineté, et battre sa monnaie.
      Je ne me relis pas, vous excuserez mes fautes !


    • vote
      maQiavel maQiavel 21 avril 19:55

      @gorguetto

      Ne vous excusez pas pour les fautes, j’en fais bien plus que vous.

      Je suis d’accord avec vous sur les révolutions : elles finissent généralement en désastre. En ce qui me concerne, je n’aime pas les révolutions, elles font couler des fleuves de sang pour finalement tout ramener au point de départ. Je leur préfère les réformes c’est à dire des changements réalistes, paliers par paliers, marches par marches en justifiant de la façon la plus précise possible pourquoi on veut remplacer ce que l’on veut remplacer et en spécifiant ce que l’on veut mettre à la place. Je constate que dans l’histoire humaine, ce qui fait évoluer les sociétés dans le sens du bonheur public, ce ne sont pas les fureurs révolutionnaires mais la tempérance des réformes.

      Là où nous divergeons, c’est que je ne pense pas que seule une révolution pourrait changer les choses, je pense que la situation est largement réformable. Mais je ne pense pas que ça puisse se faire par l’électoralisme.


    • vote
      Belenos Belenos 21 avril 21:19

      @maQiavel @gorguetto

      J’ai l’impression que la bonne articulation entre "révolution" et "réforme" consiste à considérer que notre propre conscience ne se transforme véritablement que par transformation radicale mais que les sociétés humaines n’avancent au contraire que par des réformes progressives et tempérées.

      En effet, si on veut réformer méthodiquement son ego, ça ne fonctionne pas, parce que c’est toujours ce même ego qui se joue la comédie de sa réforme. Il n’y a pas d’illumination progressive : ce ne peut être qu’une "révolution de la conscience". C’est ce qu’on appelle la métanoïa
      https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9tano%C3%AFa

      En revanche, seuls de subtils changements législatifs ou constitutionnels peuvent véritablement transformer une société sans créer des réactions imprévues et incontrôlables ; et d’ailleurs ces modifications discrètes se produisent pour le bonheur des peuples attentifs comme pour le malheur des populations manquant de vigilance. La question de l’efficacité politique (bienveillante ou malveillante), est celle-ci : "Comment puis-je transformer les relations sociales avec un minimum d’intervention sur la règle du jeu".

      Si nous croyons qu’il faut tout chambouler politiquement, c’est parce que nous confondons ce qui se produit dans le monde des idées et les processus constitutifs des sociétés. Mais les sociétés ne se forment pas comme les idées ! De fait, les révolutionnaires sont souvent des idéalistes contrariés qui veulent violer le réel avec un schéma mental. C’est pourquoi ils sont disposés à sacrifier tous les équilibres sociaux existants, auxquels ils ne comprennent rien, n’hésitant pas à jeter le bébé avec l’eau du bain. Concrètement, ça se manifeste par des gens qui veulent tout casser et tuer. 


    • vote
      maQiavel maQiavel 21 avril 23:05

      @Belenos

      Ah mais c’est une constante chez les révolutionnaires que de confondre le monde des idées avec la réalité sociale. Ça enclenche des mécanismes tels qu’ils en viennent à chercher à nettoyer la société de ses impuretés comme ils évacuent les approximations théoriques de leur système d’idées. Chez la grande majorité des révolutionnaires, on retrouve le rupturalisme, c’est-à-dire une conception métaphysique qui consiste à rompre avec l’existant pour établir un commencement absolu, ce qui est aberrant dans la réalité sociale puisqu’ on construit toujours du nouveau à partir de quelque chose d’ancien.

      Cela dit, les révolutionnaires sont souvent d’anciens réformistes qui se sont confrontés à la radicalisation des conservateurs de l’ordre établit et qui se sont radicalisés en réaction dans un cycle de montée aux extrêmes. C’est généralement l’habilité politique des classes dirigeantes qui permet d’éviter les révolutions , celles qui sont habiles savent reconnaitre les temps où il vaut mieux céder certaines choses pour ne pas tout perdre. Par exemple, si ceux qui dirigeaient la France à la fin du XVIIIème siècle n’avaient pas été si nuls, ils auraient mené eux-mêmes les réformes qui s’imposaient à l’époque, cela aurait épargné au pays un siècle de tumultes politiques et la France serait encore aujourd’hui une monarchie. Cet entêtement a fait perdre à beaucoup leurs biens et leurs têtes.


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      Belenos Belenos 22 avril 02:21

      @maQiavel

      l’Académie française aurait été bien inspirée d’intégrer le mot "rupturalisme" dans son dictionnaire (au lieu de quelques autres néologismes plus douteux et moins utiles). 

      En faisant une recherche sur ce mot, je tombe bien entendu sur Foucault, mais aussi de fil en aiguille sur un extrait de bouquin sans rapport direct avec le sujet (quoi que...), mais bien intéressant tout de même. 

      https://books.google.fr/books?id=q7J2DwAAQBAJ&pg=PT322&lpg=PT322&dq=rupturalisme&source=bl&ots=HYs_rcGyWT&sig=ACfU3U3-kOeCVxJklSH0d9w5u4kaQ-1OnA&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwjjr7b_tOLhAhVPI1AKHXhoBpEQ6AEwB3oECAkQAQ#v=onepage&q=rupturalisme&f=false


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      maQiavel maQiavel 22 avril 12:23

      @Belenos

      En ce qui me concerne, j’ai découvert la notion de « rupturalisme » chez Engels qui critiquait le naturaliste Georges Cuvier qui pensait la nature en termes de changements brusques et violents, et qui trouvait cette approche réactionnaire puisqu’en identifiant un commencement ou une rupture, Cuvier faisait du miracle un ressort essentiel de la nature. Engels y voyait une dette non purgée à la métaphysique qui témoignait du maintien d’une structure de pensée analogue à la pensée religieuse , comme dans la bible avec la création , alors que la nature était selon lui, le résultat de tout une série d’évolutions répétées. C’était donc pour Engels l’intelligence de ce processus continu qui était à saisir. 


    • vote
      Belenos Belenos 22 avril 21:51

      @maQiavel

      Intéressante précision. J’ignorais cette critique de Cuvier par Hengels, mais c’est assez logique au regard de l’ensemble de sa position philosophique. Elle doit probablement se trouver dans sa "Dialectique de la Nature". 

      https://www.marxists.org/francais/engels/works/1883/00/engels_dialectique_na ture.pdf


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      maQiavel maQiavel 22 avril 22:57

      @Belenos
      Oui c’est bien ça. C’est d’ailleurs un livre étonnant car il va à rebours de l’industrialisme qu’on lui prête habituellement. 


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      Belenos Belenos 22 avril 23:32

      (Engels sans "Hache" bien sûr, rien à voir avec le théologien Martin Hengel !)


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      Belenos Belenos 23 avril 07:53

      Et rien à voir non plus avec Hegel qui n’aurait probablement pas vraiment apprécié la manière dont Marx et Engels ont récupéré la dimension dialectique de sa philosophie pour l’inverser. 


    • vote
      maQiavel maQiavel 23 avril 22:50

      @Belenos

      Le moment où Marx s’éloigne d’Hegelsmiley

      C’est un animé financé par le Département d’Etat chinois de la propagande que j’ai découvert il y’a quelques heures. smiley


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      Belenos Belenos 24 avril 01:33

      @maQiavel

      C’est une trouvaille délicieuse. Les propagandistes communistes asiatiques ont cette particularité de donner un ton très émotionnel aux péripéties révolutionnaires. C’est presque à se demander si ces faces de citron aux yeux bridés ne sont pas encore plus infantiles politiquement que les mangeurs de dattes montés sur dromadaires.  smiley

      Bon, à part ça, les dessinateurs ont oublié les barbes révolutionnaires occidentales.

      Vous connaissez ce truc aussi ?

      http://www.allocine.fr/film/fichefilm-235590/photos/

      http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19572845&cfilm=235590.html

      Pour un bon anti-communiste primaire à l’esprit frais et sain comme moi, toutes ces productions sont faites pour tenter de donner une image humaine de ces monstres froids, comme si ces coquilles mentales sans âme pouvaient éprouver des sentiments ! Tiens, d’ailleurs, est-ce que ce ne serait pas un démon communiste qui aurait mis le feu à Notre-Dame, hé !? Comme par hasard, cette piste a immédiatement été passée sous silence dans tous les propos officiels, comme par hasard, hein, humm... moi je dis ça, je dis rien...  smiley


    • vote
      maQiavel maQiavel 24 avril 10:23

      @Belenos

      Les barbes révolutionnaires arrivent quelques épisodes plus tardsmiley

      Oui , je connais le jeune Karl Marx.



    • 2 votes
      thierry3468 21 avril 06:33

      Juan Branco donne l’impression de suivre le processus qui a porté au pouvoir Macron.Du jour au lendemain,un quasi inconnu devient la coqueluche des médias .Ce qui me gêne le plus est le silence qui accompagné cette mise en orbite.Peu de journalistes (si bien évidemment il en reste)ont parlé de ses origines,son extraordinaire entregents,ses relations avec des membres de différents gouvernements.Pas de doute,Juan Branco est soutenu,mis en avant pour abattre un Macron rincé et usé au bout de 2 ans d’exposition.Je ne crois pas qu’il soit destiné à gouverner car il n’est qu’un électron libre mandaté pour dézinguer Macaron.L’image d’un talentueux avocat au RSA volant au secours de la veuve et l’orphelin appartient plus à un romantisme de papier glacé qu’à la plus sombre réalité du personnage.Ne pas oublier qu’il est avocat et donc habitué à se vendre à son généreux client.Les Gilets Jaunes ont un formidable atout avec Branco mais ils doivent s’en méfier .


      • 3 votes
        PumTchak PumTchak 21 avril 15:44

        @thierry3468

        L’image d’un talentueux avocat au RSA volant au secours de la veuve et l’orphelin appartient plus à un romantisme de papier glacé qu’à la plus sombre réalité du personnage

        J’ignorais que Juan Branco était acteur de théâtre.
        Il est, ou a été au RSA, il l’a dit. Il a dit aussi qu’il est aidé par ses parents, notamment qu’il héberge dans un appartement familial. Il a dit aussi que les éditions du diable Vauvert lui ont fait une avance de 9000 euros et il remercié la maison d’édition pour cela.
        Quand on est avocat, on défend nécessairement des victimes. Avocat, c’est un métier, pas un style littéraire romantique.
        Vous fabriquez selon votre envie un épouvantail pour contreblancer, par antithèse la réalité sombre du personnage, sans justifier nulle par votre affirmation.

        Il n’a pas parlé de Jouyet. Juan Branco nous présente une partie de l’état profond qu’il connait car il l’a fréquenté. De même qu’il fait la monographie de Gabriel Attal et pas celle de Marlène Schiappa, car il a fréquenté l’un et pas l’autre. Vous imaginez bien que toutes ses phrases ont été analysées et qu’à la moindre accusation sans preuve, il se prenait un procès.

        Son bouquin présente donc une partie de l’état profond et vous lui reprochez de ne pas en présenter la totalité. Comme si vous reprochiez à un guide spéléo de ne pas vous avoir fait visiter l’ensemble d’une grotte. Il ne connaît pas nécessairement toutes les galeries, certaines sont peut-être trop dangereuses pour lui même, encore plus avec un touriste.

        Peut-être qu’il connait aussi Jouyet et qu’il ne l’a pas dit. Mais vous créez une supposition pour dénier ce qu’il présente. Son entreprise était de démonter que s’ "ils ne sont pas corrompus, ils sont la corruption". Son ouvrage est suffisamment étayé pour nous faire comprendre que l’on n’a pas simplement affaire à un système qui ne répond pas aux besoins de la société, mais à un système qui la détruit.


      • vote
        maQiavel maQiavel 21 avril 19:34

        Je précise tout de même que Branco a parlé de Jouyet dans son livre. Certes, il ne s’est pas focalisé sur lui mais il en a parlé suffisamment : il explique en gros qu’il a permis l’inscription de Macron au sein de la technostructure grâce à ses réseaux de l’inspection des finances , ce qui lui a octroyé des fidélités au sein de la machine d’Etat qui sont indispensables pour gouverner. Ensuite Macron s’est débarrassé de lui. 


      • 2 votes
        thierry3468 21 avril 14:33

        Je viens de terminer Crépuscule et je suis encore plus circonspect.En effet,une grande partie est consacrée à Gabriel Attal.De toute évidence,il existe une forte animosité de Branco vis à vis de Attal.

        Ce bouquin reprend probablement beaucoup d’information du livre écrit par Marc Endeweld passé complétement inaperçu sur l’ambigu Monsieur Macron.Je vais m’empresser de le lire.

        Branco a le mérite de rendre public tous ces réseaux obscurs qui ont porté au pouvoir notre Manu.On comprend vite qu’il n’est qu’une marionnette destinée à servir l’oligarchie.Je regrette que Jouyet soit si peu cité car de toute évidence,il joue un rôle essentiel dans la conquête du pouvoir par Macron.

        Je crains que Branco essaie de brouiller certaines pistes .Mais,ne boudons pas notre plaisir de découvrir ces rats qui conspirent dans l’ombre pour gagner plus de pouvoir.Les rats ont horreur de la lumière et peuvent donc craindre tout d’un tel livre qui dévoile leurs combines et autre turpitude.


        • 1 vote
          maQiavel maQiavel 21 avril 18:46

          @thierry3468

          Je ne vais pas m’attarder sur Branco qui tenterait de brouiller les pistes ou sur les allusions selon lesquelles il ne serait qu’un pion de l’oligarchie car c’est avant tout un sentiment, un ressenti et on peut spéculer une éternité sur les impressions des uns et des autres sans arriver nulle part. Je répondrai sur la partie du bouquin consacrée à Attal.

          Moi c’est la partie qui m’a le plus intéressé. Elle illustre à merveille le processus de reproduction des élites, étudié de façon globale par Vilfredo Pareto, mais ici dans sa spécificité française au sein de cette Vème république finissante. La question qui est posé par Branco est la suivante : par quels mécanismes un jeune intriguant sans expérience professionnelle, ni quelconque diplôme, sans compétence ni spécialité revendiquée a pu accéder à l’un des plus prestigieux et importants postes de la nation à l’âge de 23 ans et a pu devenir quelques années plus tard le plus jeune ministre de la cinquième république ? Comment expliquer cette ascension fulgurante ? La réponse qu’il donne est sans équivoque : par la capacité d’Attal à jouer des codes. Nous sommes à une époque où l’affirmation de sa suffisance en un langage et un comportement correspondant aux codes d’une certaine oligarchie suffit à exercer très jeune les plus haute fonction de l’Etat. Tout est affaire de reconnaissance sociale, rien ne passe par le contenu et ce, depuis les bancs de l’école.

          Cette partie remet à leur place les discours sur la soi-disant méritocratie républicaine. Réduire ce chapitre à une question d’animosité et d’affect c’est passer à côté, Attal n’est rien d’autre que l’exemple qui permet de déduire la règle de l’accession aux strapontins oligarchiques. Cette partie est pour moi , même plus importante que celle qui détaille l’accession de Macron à la présidence ( qui lui non plus n’est rien de plus qu’un exemple permettant d’illustrer un phénomène social plus général ). 


        • vote
          Joe Chip Joe Chip 23 avril 23:02

          @thierry3468

          J’ai entendu Endeweld sur france culture, son livre est d’autant plus intéressant qu’il a été écrit avant l’accession de Macron au pouvoir, qui lui aurait déclaré à l’époque que son projet politique était de "détruire le modèle social français datant de 1945" à 34’30 :

          https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-a-moudre/macron-est-il-lhomme-de-la-situation

          C’était sans doute en partie de la frime "disruptive" de Macron, mais ça permet de mieux comprendre la cohérence de sa politique. 


        • 2 votes
          thierry3468 21 avril 18:04

          @PumTchak :le portrait fait par l’Express remet certaines pendules à l’heure.Branco au RSA ,j’ai beaucoup du mal car il appartient à une famille qui a largement les moyens de lui donner quelques euros pour survivre.Ses nombreux voyages,son extraordinaire entregents sont à mille lieues du gars au RAS lambda .

          A t il voulu nous faire croire qu’il appartenait au monde des Gilets Jaunes ?Pourquoi avoir caché tant de choses ?Certes,il commence à parler de son passé,de ses rencontres avec Attali.Il a fréquenté les gens qu’il dénonce.Il a fait l’éloge de Descoings à son décès et n’hésite pas à rendre public dans son bouquin la relation de Descoings avec Pepy.....Il n’hésite pas aussi à balancer l’homosexualité de Gabriel Attal et le nom de son ami .Franchement,j’ai beaucoup de mal avec ce grand déballage qui a la mauvaise odeur des règlements de compte personnels. Un gars qui trahi ceux qu’il a côtoyés en dit long sur sa personnalité sulfureuse.Difficile de lui faire confiance.


          • 2 votes
            maQiavel maQiavel 21 avril 19:19

            @thierry3468

            Il ne faut pas chercher midi à quatorze heures. Branco n’a jamais caché ses origines sociales, il a même dit et écrit à plusieurs reprises que s’il connait si bien l’entre soi oligarchique, c’est parce qu’il en a fait partie. A thinkierview il a bien dit qu’il avait de la chance d’avoir des parents qui l’aidaient financièrement car il est au RSA, donc il n’a jamais prétendu qu’il appartenait au monde social des Gilets Jaunes. Par contre, il dit qu’avec son cursus, il aurait pu prétendre à bien plus qu’un RSA, ce qui est vrai.

            Il a trahi ceux qu’il a côtoyés ? Il faudrait vraiment qu’on déconstruise le concept de trahison là. Est-ce que ceux qui trahissent, ce ne sont pas ces oligarques auquel la nation a tout donné et qui la dépècent pour satisfaire leurs intérêts particuliers et leurs intérêts de classe ? Est-ce que dénoncer ces trahisons est en soi être un traitre ou c’est au contraire une preuve de vertu « républicaine » (dans le sens noble du terme) ?  smiley

            Sinon, de manière générale, je pense qu’il faut arrêter avec la confiance. Les sociétés sont conflictuelles et la politique consiste à gérer et à organiser les rapports de force qui en découlent. Une approche politique saine ne doit pas avoir pour fondation la confiance mais au contraire la défiance. Il faudrait effectivement que les GJ ne lui fassent pas confiance. Mais de manière générale , les GJ ne devraient avoir confiance en personne , d’où l’importance des nombreuses réflexions sur la façon d’être représenté et de révoquer les représentants au sein de ce mouvement.

             


          • 3 votes
            Norman Bates Norman Bates 22 avril 01:17

            @thierry3468

            "Il n’hésite pas aussi à balancer l’homosexualité de Gabriel Attal..."

            Décidément...ce n’est pas le seul, je m’abstiens de faire le recensement mais ça frôle la génération spontanée...
            Finalement, le secret de la réussite c’est peut-être la capacité d’élargir le cercle de ses amis...


          • 4 votes
            Belenos Belenos 22 avril 01:51

            @thierry3468
            "Difficile de lui faire confiance."

            Pourquoi diable voudriez-vous lui faire confiance, à lui ou à un autre ? Vous n’envisagez pas de présenter un numéro de trapèze volant avec lui ? Donc contentez-vous de comprendre les explications qu’il donne et voyez si vous pouvez les corroborer ou les corriger par vos propres observations et raisonnements. Pas besoin de confiance pour ça. 


          • vote
            gluglu 22 avril 01:03

            @ machiavel @ gorguetto

            Je viens de reprendre ma carte d’électeur que j’avais abandonnée car ne voulant plus adhérer à ce système. Me voilà bien embêté : ne pas voter, voter blanc ou voter contre l’UE ; that’s my question ;

            Concernant Branco, j’ai trouvé ces analyses pertinentes ; de là à voir un acte commandité de "brouillage de piste" ; je n’ai pas franchi le pas.


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              maQiavel maQiavel 22 avril 12:33

              @gluglu
              En ce qui me concerne , je ne suis pas un taliban de l’abstention. Je ne pousse pas les autres à s’abstenir. Par contre , je peux justifier mon choix de m’abstenir. L’essentiel pour moi est de bien réfléchir et de faire un choix en conscience. Si cela vous amène à faire le même choix que moi , tant mieux. Sinon , tanpis. L’important est de ne pas regretter son choix. 
              Ceux qui m’insupportent le plus , ce sont ces gens qui votent pour un candidat pour une raison ou pour une autre mais qui le regrettent ensuite à cause d’une soi disant trahison , je trouve ça complètement débile , ce sont des gens qui n’ont rien compris à notre régime … 


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              Joe Chip Joe Chip 23 avril 23:40

              @gluglu

              "Voter contre l’UE" vous laisse à la rigueur le choix entre les candidats souverainistes et la FI, mais ça ne veut pas dire grand-chose. 

              Que voulez-vous dire ? Voter contre le "fonctionnement actuel" de l’UE (= changer l’Europe), voter contre les institutions européennes en tant que telles (= changer les traités). Asselineau ne propose pas de voter contre l’UE mais d’en sortir en mobilisant l’article 50 du traité sur l’Union européenne, c’est d’ailleurs tout son programme. 

              L’abstention n’est pas faite pour voter contre le système, elle ne manifeste pas non plus votre refus d’adhérer au système, dont vous faites partie, que vous vous absteniez ou non.

              Le seul effet de l’abstention est de fausser le résultat politique de l’élection, quand elle est élevée. Evidemment, tous les politiques jurent à chaque élection que l’abstention leur fend le coeur mais certains partis préfèrent clairement avoir une abstention élevée pour affaiblir les partis dits contestataires qui essaient (souvent sans aucun succès) de mobiliser les abstentionnistes. Je ne parle pas évidemment des abstentionnistes qui ne veulent pas gâcher leur dimanche ou qui ont la flemme d’aller au bureau de vote (et qui représentent à mon avis au moins 50% des abstentionnistes). 

              Voter blanc, nul, est inutile puisque ces votes ne sont pas comptabilisés. C’est juste pour vous donner l’impression d’avoir effectuer votre "devoir citoyen" même si le devoir citoyen consiste précisément à exprimer sa voix par les urnes.

               


            • 7 votes
              Norman Bates Norman Bates 22 avril 01:50

              Le débat fait rage sur les intentions et les projets de Juan Branco...

              Je vais me coiffer de ma casquette de témoin de moralité (défense de rire.. !) pour vous assurer que c’est un garçon d’une parfaite probité...

              Il ne dit pas toute la vérité sur ses origines familiales, mais cela se comprend...les Branco sont ses géniteurs fictifs...en réalité il s’appelle Juan Bates...

              Sa vraie mère végète recluse dans une maison attenante à un motel, elle est moins vivante que vivace avec un état mental qui rime avec "bancal"...c’est un peu un légume carnivore qui ne remue que lorsqu’une proie est en approche...

              Quant à moi, Norman Bates, je suis son frère jumeau, je m’occupe du motel, je régule notre mère et j’empaille des oiseaux pour me réguler...

              Rien de très glamour pour une biographie publique, par conséquent je ne lui tiens pas rigueur de nous renier, Mum et moi...je tenais juste à le faire savoir sans que cela lui porte préjudice, bien entendu...


              • 1 vote
                thierry3468 22 avril 06:15

                @belenos:je déclare forfait pour le numéro de trapèze volant avec Juan Branco.

                Juan Branco n’est que la tête de pont d’une organisation qui veut abattre Macron.

                Nous assistons à un combat ,une guerre d’influence.Branco se cache derrière les Gilets Jaunes par opportunisme.Que cache Branco ?Dans les milieux de pouvoir,la génération spontanée n’existe pas.Rien n’est hasard,tout est planifié et organisé.Je trouve très étonnant sa soudaine apparition médiatique.Les Gilets Jaunes doivent se méfier de ceux qui veulent les représenter.Les Gilets Jaunes portent les revendications des plus fragiles depuis 5 mois.Respect pour l’engagement désintéressé de la plupart d’entre eux .


                • 1 vote
                  Belenos Belenos 22 avril 07:17

                  @thierry3468

                  Que Macron ait des ennemis, c’est évident. Que des groupes d’intérêt luttent les uns contre les autres, c’est aussi évident. Avez-vous vu l’entretien où Branco raconte comment il s’est vu proposé 100 000 euros (pour commencer) pour descendre politiquement Macron ?

                  Apparemment vous vous préoccupez de savoir si les personnes qui prennent position publiquement sont sincères ou si elles ont des intentions cachées. C’est une approche assez sentimentale (mais bon, pourquoi pas). Je préfère me demander en politique si les personnes sont utiles et jusqu’à quel point. De toutes façons le pouvoir politique a un effet corrupteur et la célébrité un effet psychologiquement destructeur, alors il faudrait être naïf pour penser qu’une personne, même sincère et honnête au départ, ne puisse pas devenir un jour nuisible si on lui confie les clés de notre destin (voir le Seigneur des Anneaux : l’anneau de pouvoir ne peut pas être utilisé contre le mal, il est le mal). Comme MaQiavel vous l’écrit plus haut, il faut se méfier de Bancro ni plus ni moins que de n’importe qui parlant de politique publiquement. A partir de là, on peut prêter attention aux raisonnements et aux informations. 



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