@maQiavel "Bref, je pense que c’est surtout lié à cette tendance que nous avons tous de simplifier à l’extrême une situation complexe."
Si cette simplification est volontaire, c’est une perversion. Si elle est involontaire, c’est une incapacité à traiter la complexité, autrement dit un manque d’intelligence.
Une des manifestations de ce manque d’intelligence est l’impossibilité de penser que le parti communiste chinois a aussi sa "CIA" avec des agents très convaincants et très actifs partout dans le monde. Le Guoanbu, puisque c’est son nom, a sa "petite musique" que l’on peut reconnaître de loin.
"La France présente la particularité d’être plus réceptive que d’autres puissances occidentales à un discours pro-chinois. Une amitié entre les deux pays qui remonte à la reconnaissance de la Chine populaire par Charles de Gaulle, des milieux maoïstes plus nombreux en France qu’ailleurs, un anti-américanisme qui converge avec les intérêts de Pékin, et une fascination presque romantique que la France continue de manifester à l’égard de la Chine. Ce serait donc parce que la France est plus réceptive à la Chine que cette dernière aurait décidé de la surveiller de près, quitte à se montrer parfois exigeante."
@Zatara "Le problème n’est pas d’ordre philosophique, il est d’ordre psychologique."
Le problème est philosophique à la base quant au rapport que l’énonciateur entretient avec la vérité. Ensuite, la communication comporte évidemment une dimension psychologique et d’autant plus que l’on procède par sous-entendus, donc par messages envoyés à l’inconscient de l’auditeur.
C’est ce que voulais dire par "sous-entendus perfides". Car il faut bien "l’orienter", ce discours, pour qu’il soit orienté ; et s’il ne l’est pas ouvertement, c’est qu’il l’est par des sous-entendus, qui peuvent tenir à une certaine emphase dans la syntaxe ou à l’intonation de la voix à l’oral. Si je dis, sans rien ajouter d’autre, : "Il faut quand même rappeler à tous les Français qui auraient la mémoire courte que François Asselineau a pour antécédent politique d’avoir siégé au conseil de Paris de 2001 à 2008, élu sur la liste de Jean Tibéri qui a été condamné en 2013 en appel à de la prison avec sursis, et à une peine d’inéligibilité.", je communique autre chose que ce que je dis ouvertement. De manière sous-entendue et perfide. En utilisant précisément "l’accusation par association" dont nous étudions les mécanismes sur ce fil.