Le conférencier lui-même ne présente d’ailleurs aucun argument mais énonce des slogans et utilise des astuces publicitaires grotesques (comme montrer des anciens poumons d’acier pour dénigrer avec grossièreté les vaccino-sceptiques). Je pense que ça ne mérite pas plus qu’une tomate. C’est même déjà bien payé, au prix où sont les tomates en hiver.
"plutôt que de répondre à LA sur le fond avec des arguments rationnels, on lui a jeté des tomates."
Il y a un un degré de délire sur le fond et d’outrance sur la forme où l’on n’a plus envie/ l’on ne juge plus nécessaire d’opposer des arguments. Cela peut sembler irrespectueux ou non conforme à la méthode scientifique, mais la vie est courte, le temps précieux et il est impossible de répondre à tous les professeurs Zorglub sous emprise de substances excitantes.
"Autant se branler intellectuellement sur les bienfaits de la bombe nucléaire"
Attention, danger !! Ce genre de pratique peut finir par faire tomber les testicules !
Vous n’avez pas honte de donner de tels conseils en public ?! Pensez à tous les enfants qui vous lisent et qui risquent d’aller tenter cette expérience saugrenue sur la première bombe nucléaire venue, hein !
Je dis "au début", mais en fait, c’est seulement après une bonne moitié du débat que les choses deviennent plus claires (et fichtrement intéressantes).
"La grande divergence est la suivante : Etienne Chouard est en faveur d’un processus constituant démocratique alors que Jacques Sapir, lui, est en faveur d’un processus constituant représentatif."
Même cette différence n’est pas si radicale que ça. Sapir dit surtout qu’il existe des limites physiques à la possibilité d’écrire un texte unique à plusieurs dizaines de millions de main. Il énonce là une difficulté matérielle que Chouard entend d’abord comme une limite de principe. A partir de la 40e minute, Sapir peut faire entendre le fond de sa pensée : les "représentants constituants" dont il parle seraient ceux élus par les communautés constituantes populaires locales. Sapir propose donc lui aussi une réécriture de la constitution sur la base d’une inspiration démocratique.