Je suis tout de même un peu déçu. Dans le genre "provoc" c’est un peu mou ce "pisse-christ". L’ artiste nous ressassé du plat réchauffé là, rien de bien grisant. Perso, je baille au corneilles avec ça. Remarquez, après la merde en conserve (la merde de l’ artiste ça ne s’invente pas !) http://fr.wikipedia.org/wiki/Merda_d%27Artista, puis la machine à caca Cloaca, il devient difficile de se démarquer dans le filon scato-artistique. Certes il reste la provoc religieuse...mais là encore c’ est du tout cuit. Cela fait des lustres déjà que l’ anticléricalisme existe en France, malheureusement dans une société matérialiste sans curés, ou à l’influence si limitée, l’ anticléricalisme perd tout son sens. Nous avons aussi l’ islam bien sûr, mais même ça on connait. Les caricatures de Mahomet on en a déjà rit (et encore, il s’ agit de BD humoristique, pas d’ art scato). Du convenu tout ça. En fait, "l’ artiste scato" de génie devrait aller explorer un sentier encore inconnu dans le monde de l’ art moderne : celui du scandale à risque. Par exemple, pourquoi ne pas poser le journal d’ Anne Frank dans la pissotière de Marcel Duchamp et inviter les spectateurs à pisser dessus ? On pourrait aller plus loin encore en ouvrant ce happening au musé d’ Israël à Jerusalem, subventionné naturellement par l’ Etat hébreux... Vous imaginez la force artistique d’une telle œuvre ? Là ce serait vraiment du jamais vu.
Vous avez un train de retard... Il existe un cas de poursuite judiciaire portée contre un jeune homme ayant pissé sur un Coran après l’ avoir brûlé. http://www.lexpress.fr/actualites/2/actualite/l-internaute-qui-avait-brule-le-coran-voulait-s-amuser_981464.html Dans ce cas, en effet, le procureur ne s’est pas montré particuièrement sensible à cette forme d’ art, ou disons plutôt de "happpening" "artistique", puisqu’il requiert 3 mois de prison et 1000 euros d’ amende contre "l’ artiste". On reste donc perplexe face à ce deux poids deux mesures en France qui fait voler en éclats la devise républicaine : Liberté, Egalité, Fraternité. Et ce, indépendamment de tout débat religieux.
C’ est toujours le même scénario. D’ abord "on" joue sur les divisions de pays vivant sous tension. Une méthode très simple consiste à pousser des groupes, des clans, ou des factions, à commettre des violences contre l’ Etat ou même directement contre des populations civiles. Ensuite "on" attend patiement la réaction puis "on" crie au "massacre", au "génocide". C’est le moment où BHL&co sortent du chapeau pour travailler l’ opinion publique. Peut importe si celle-ci est convaincue ou non de la nécessité d’une "intervention" ; l’ essentiel est d’avoir lancé le prétexte pour faire la guerre et surtout de donner une légitimité au concept de "guerre humanitaire", à savoir la guerre impériale.