Ça répond à votre perplexité : " le rejet de Darwin est incompréhensible du coup "
La Genèse est une cosmogonie transformationiste à l’échelle astronomique et minérale, Darwin l’a continuée à l’échelle des espèces vivantes, donc ça aurait dû être bien accepté, mais il y a cette phrase qui semble poser la fixité des espèces vivantes. De fait, l’archéologie n’a pas confirmé l’existence de tous les stades intermédiaires qui ont dû exister entre les espèces pour évoluer de l’une à l’autre, même les grands monstres disparus de l’époque des dynosaures ont des formes typées, fixées. On ne voit pas Néandertal se transformer petit-à-petit en Sapiens, ni Sapiens se transformer notablement depuis 40 000 ans, les accidents génétiques ne forment pas des nouvelles espèces.
Un autre incompatibilité est que Darwin reprend l’argumentation de la Fable des abeilles de Mandeville : l’amélioration du monde (des sociétés, de l’homme) ne serait pas la conséquence du bien (de la générosité, du courage, de la bienveillance, du savoir, de l’idéalisme,..) mais du mal (de l’égoïsme, de la cupidité, du mensonge, de la paresse, de l’immoralité, de la guerre,...). C’est un gros problème philosophique.
Ce n’est pas l’élevage et la consommation de viande qui sont mauvais, mais l’élevage industriel intensif, les veaux en batterie, les usines de dindes.
Sinon il faut aussi condamner la culture et la consommation de céréales de fruits et de légumes, à cause de la culture industrielle intensive et chimique, qui posent exactement les mêmes problèmes que l’élevage : gaspillage énergétique, transport sur longues distance, pollution de l’environnement, toxicité, uniformité, basse qualité, esclavage.
@Gollum : " L’OMS veut réduire la consommation de viande ce qui est du bon sens "
Si vous aviez quelques connaissances en agriculture et en histoire de l’agriculture, vous sauriez qu’il n’y a pas concurrence mais complémentarié ente culture et élevage, la culture n’a pu se développer que grâce à la domestication animale.
Il n’y a qu’une petite proportion des terres qui est capable de produire des céréales et des plantes commestible (fonds de vallées trop humides ou marécageux, terrain trop sec, trop pendu, trop salé, trop caillouteux, trop imperméable, trop froid, trop maigre, trop acide, trop à l’ombre, etc..), et que pour produire des protéines sur le reste on les fait pâturer par des animaux : vaches dans les alpages, cochons dans les forêts corses, moutons et chèvres dans les landes, les maquis, les prés salés, canards dans les mares et les marécages, poules, etc... La culture sans engrais chimiques des céréales se fait avec une alternance d’années de culture et de pâturage pour laisser reposer et fumer la terre, le fumier est nécessaire pour la fertilité des sols cultivés, les potagers, les arbrs fruitiers, les vaches et les chevaux servent aussi à la traction pour labourer, tirer des charrettes.
Ce que propose l’OMS, c’est d’augmenter la consommation d’énergie et les pollutions chimiques, diminuer la diversité biologique, mettre en friche des millions d’hectares nettoyés par les élevages, laisser gagner les broussailles et provoquer des incendies gigantesques.