C’est clair que l’on ne peut pas comparer le prix de l’Uranium sur le marché, qui est déjà conditionné et prêt à l’acheminement, avec un prix de l’Uranium qui est à prélever et à conditionner.
Il y a toujours de notable différence entre le prix du marché (gonflé par la spéculation) et le prix de la matière brute. Après, je suis d’accord qu’il faudrait des sources plus précise, pour bien s’assurer de comparer des choses comparables.
Je sais que certains meurent d’envie ici de considérer que la France est un horrible pays colonial qui exploite de manière impitoyable les pauvres petits Nigériens sans défenses. Mais cela ne doit pas empêcher d’avoir une certaine honnêteté intellectuelle...
Enfin, il est inexact de dire que la France ne possède pas de minerai d’Uranium. Elle en possède en Bretagne, en Vendée, en Limousin, en Languedoc-Roussillon, en Rhône-Alpes, dans le cantal...etc. Certes, ce minerai n’est pas si concentré qu’au Niger, mais il est exploitable. Le gros problème restant surtout le niveau des salaires des mineurs français qui ne sont pas du tout compétitifs. Il faut voir que le coût de la vie est bien moindre en Afrique qu’en France : avec 400 euros par mois (notre RMI), tu dégages suffisamment en fin de mois pour te faire construire une maison...
C’est toujours le même problème, et il ne touche pas que l’Uranium, ce n’est pas que la France ne comporte pas de minerai, mais c’est que les salaires des mineurs sont trop élevés, et donc que l’extraction n’est pas compétitive. Cela indique que, pour ce secteur comme dans tant d’autres, la monnaie française est largement surévaluée, puisqu’avec des salaires au niveaux de certains pays étrangers, un français ne pourrait tout simplement ni se nourrir ni se loger...
D’autre part, Asselineau a rappelé récemment combien le traité de l’Élysée a été suivie d’une forfaiture de l’Allemagne. En effet, à l’époque, le Bundestag y a ajouté un préambule pour interpréter le traité : ce préambule exprime très clairement que la priorité pour l’Allemagne doit être envisagée dans une alliance avec l’Amérique.
Je n’oserais pas douter qu’à Arte, ils n’aient pas les compétences pour lire ce préambule... Donc il faut envisager qu’à Arte, on a surtout des compétence pour maquiller la réalité du traité de l’Élysée : une traitrise de la part de l’Allemagne, laissant penser aux Français que l’UE pourrait être entendue comme indépendante des États-Unis, mais considérant entre Allemands qu’il ne saurait en être ainsi.
Sous l’aspect de bon sens que vous voulez donner à vos affirmations,
il y a en réalité une vraie idéologie individualiste nauséabonde.
Commode prétexte pour refuser de voir "ce sein que vous ne sauriez voir..."
Il est je pense évident au contraire que l’accaparement par une
petite quantité de personnes d’une grosse partie de la monnaie en
circulation crée une situation de manque de monnaie pour tous les
autres, et donc une situation de pauvreté.
Où ai-je nié ceci ? C’est plutôt sur le remède que nous divergeons...
Ce que l’on remet en question, ce n’est pas forcément le comportement
des personnes, mais le système. Car s’il y a des gens très riches,
c’est forcément parce qu’à un moment ou un autre le système a drainé des
grosses quantités d’argent vers ces personnes au détriment d’autres
personnes, que ce soit directement ou indirectement.
1°) Déjà, je mets à part tous les faits de criminalité.
2°) Tout système fera toujours qu’il existe des personnes qui, par chance, se retrouvent en des situations où ils accumulent beaucoup plus de richesses que d’autres.
Ce ne fut pas différent dans l’URSS où les apparatchiks et la nomenklatura vivaient dans un grand luxe, pendant que les prolétaires végétaient dans la misère.
Le système "parfait" est une utopie. Prôner de détruire l’existant en vue de reformer un nouvel existant parfait est vain. Déjà la perfection de l’existant idéal se délitera au gré des contingences du nouveau système... (cette contingence, c’est le fait qu’un homme, par chance, se retrouve propulsé dans une situation très rémunératrice)
Il faut donc procéder autrement. Prendre l’existant tel qu’il est, puis amener ceux qui en profitent à agir selon le Bien Commun, de manière à améliorer la situation de tous. Il faut amener les riches à faire le Bien autour d’eux, puis les récompenser en fonction (par des honneurs).
Prenons l’exemple des footballeurs. Il en est de même pour les footballeurs. Ils ont la chance d’être dans une situation très rémunératrice. Il faut les amener a user de cette richesse pour améliorer le monde qui les entoure plutôt qu’à sombrer dans le stupre et la fornication.
Vous en restez dans les grands principes... Mais c’est Aristotélicien par essence, non ?
Il faut agir en pratique, en considérant l’existant. Si quelqu’un est riche, grand bien lui en fasse, s’il en use en conformité du Bien Commun.
La pensée Grecque, L’Aristotélisme, c’est considérer d’abord une première essence universelle, qui se spécifie d’accident en accident, jusqu’à engendrer tout l’existant actuel. C’est un grand système idéologique. Cela implique d’être à l’affût de l’essence des choses.
La pensée juive, La Bible, c’est considérer d’abord une existence, laquelle crée tout l’existant au gré de sa convenance. C’est un grand récit. Cela implique de rester à l’affût de l’existant et de ses contingences, vu comme l’indice de la volonté de cette existence première qui fait l’histoire.
La pensée française doit continuer de s’alimenter à ces deux sources antiques. La première lui donne la puissance logique, l’élaboration des principes. La seconde lui donne la puissance perceptive, l’expérience pratique.
Et il faut faire primer la seconde sur la première. En effet, en politique, c’est toujours quelqu’un qui crée. Les grands principes n’ont pas la puissance d’action par eux-même.
C’est vrai qu’en principe, il est possible pour chacun d’avoir autant de succès que Gérard Depardieu. De même qu’en principe, il est possible pour chacun de courir aussi vite que Usain Bolt.
Mais ça, ce n’est vrai qu’en principe. En pratique, et l’on n’en connaît pas trop bien la raison, Gérard Depardieu a eu un succès considérable, et Usain Bolt coure très vite.
Bref, au lieu de faire dans l’idéologie et l’essentialisme, la pays devrait s’appliquer à prendre l’existant tel qu’il est, le respecter, puis le bonifier.
Donnons un pouvoir politique aux Riches. Laissons-les décider de l’orientation leur contribution au pot commun. Donnons-leur le choix entre plusieurs options, chacune favorable au Bien commun.
Parce que je le comprends Gérard Depardieu. Se faire détrousser de 75% de ses recettes... pour subventionner un art contemporain pipi-caca... Autant aller se faire voir chez les Russes...