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  • Premier article le 16/05/2015
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Derniers commentaires




  • 2 votes
    ffi 3 décembre 2010 16:22

    Le fait qu’il change d’avis au fur et à mesure de son existence ? Peut-être n’est-il pas un imbécile, après tout ?
    .
    Si un philosophe n’évolue pas dans ses opinions, c’est qu’il ne pense pas. Le philosophe doit s’attendre à changer radicalement d’opinion, car si ses réflexions lui font apparaître une certaine chose comme vraie, alors il doit l’adopter, même si son idée sur la chose à priori était contraire.
    .
    Le rôle de philosophe est de régler ses opinions sur la vérité, sans égard à d’éventuelles positions erronées qu’il aurait eu par le passé.
    .
    Cette remarque que la théorie Freudienne serait bien parce qu’elle écarterait des religions est fausse si la théorie Freudienne n’est rien d’autre qu’une religion païenne, avec ses clercs-psy et ses mythes. De fait, entre l’idée de péché Originel et l’idée de complexe d’Oedipe, il n’y a pas grande différence de principe. Sauf que dans le christianisme, le Christ nous a déjà sauvé, alors qu’en psychanalyse, le psy peut éventuellement nous sauver après 20 ans d’analyse à 100 euros l’heure.
    .
    Mieux vaut encore aller au confessionnal, au moins, c’est gratuit.



  • 7 votes
    ffi 3 décembre 2010 15:56

    Euh, vous croyez qu’un jeune diplômé peut "concurrencer" IBM ou Microsoft ? Vous croyez qu’un petit artisan qui s’installe peut "concurrencer" une boite qui, du haut de ses 150 années de travail salarié approprié, a un équipement industriel hyper-productif ? Croyez-vous qu’une petite boîte, mal en cheville avec les banques, puisse espérer les mêmes lignes de crédit que les mastodontes industriels ?
    .
    La concurrence, que vous appelez de vos voeux, personne ne la désire, ce n’est donc pas une loi naturelle de la vie économique. Toujours des ententes monopolistiques se forment : il ne sert à rien de lutter contre cela, mais il suffit de l’acter et s’organiser en fonction.
    .
    La meilleur preuve étant que même le libéral, pourtant adepte de la concurrence, veut croire que sa théorie détient le monopole de la pensée économique...
    .
    Pourriez-vous me définir votre expression "l’initiation de la contrainte" ? Pardonnez-moi de ne pas être initié comme vous l’êtes à votre ésotérisme langagier.
    .
    Dans l’ancien régime, il n’y a pas de concurrence entre les corporations, elles ont chacun un domaine de compétence ciblé, celui de l’activité du corps de métiers, et, généralement, leurs compétences sont limitées géographiquement (nous sommes dans du protectionnisme pur).
    .
    Cela dit, ces monopoles ultra-ciblés sont tous toujours soumis à l’autorité politique, à laquelle chacun peut faire appel en dernier ressort, ceci car leurs actions pourraient être antagonistes du bien commun.
    .
    Autorité politique absolument indépendante du pouvoir économique, non corruptible car non issue d’une élection que de puissants marchands tenteraient d’influencer (ex : Bouygue, Bolloré, Lagardère, Dassault, Bettancourt, Bergé).



  • 1 vote
    ffi 3 décembre 2010 10:11

    Fourest : « Aujourd’hui, on a tendance à vouloir montrer comme subversif, tout ce qui veut détruire et démolir »
    .
    « Ne pensez-vous pas que l’on doit réhabiliter une façon lumineuse et positive d’être subversif ? »
    .
    Or en Français subversif signifie exactement « Qui renverse, qui détruit ».
    .
    Comprendre Fourest : « la subversion, c’est bien quand c’est conforme à mes vues ». « la seule bonne subversion, c’est la mienne  », « détruire, démolir, oui, mais, ce que je crois qui doit l’être ».
    .
    Je la comprends : il est vrai qu’il y en a déjà beaucoup qui ont détruit et démolis avec efficacité tout les discours de Fourest, lesquels ne reposent que sur l’amalgame, en montrant leur vacuité. Cela, soeur Fourest, elle ne le trouve ni lumineux, ni positif, c’est sûr.



  • 5 votes
    ffi 3 décembre 2010 08:31

    Einstein, symbole d’accomplissement de la civilisation ?
    .
    Destruction de la logique, non respect des faits (déviation de la vitesse de la lumière de 8km/s selon l’expérience), ultra-mathématisation par fétichisme symbolique : Dire qu’Einstein est le symbole de la décadence scientifique me semble plus exact. Mais mon opinion est relative...
    .
    Il suffit d’entendre ce genre d’argument pour comprendre que Friedman raconte des bobards... Quelle est donc l’analogie entre les découvertes scientifiques et la pratique politique ?
    .
    La loi de la cupidité, alpha et omega du progrès ?
    .
    Les faits montrent que cette idéologie est fausse...
    .
    Maintenant, ce qu’il dit n’est pas tout faux. Effectivement, chaque homme partage les caractéristiques de l’’Humanité : des choses universelles découlent de sa nature, les besoins physiologiques de se nourrir, de boire, d’avoir chaud, de dormir, ou les besoins psychique d’être aimé, reconnu, de s’aimer soi-même, de contempler le beau, de s’émerveiller. Tout Être singulier va tendre vers la réalisation de certains buts pour satisfaire aux exigences de sa nature propre.
    .
    Mais ces tendances universelles n’unissent pas toujours les hommes, parfois elles aboutissent au conflit. Prenons l’exemple de l’étymologie des rivaux. Rivus, en latin, signifie « petit cours d’eau peu abondant » (un ru). Rivales, en latin, désigne les « riverains d’un petit ruisseau peu abondant ». D’où rivalitas qui a donné rivalité (en concurrence).
    .
    Les aspirations universelles (convoitises) sont ainsi sources de rivalité au moins si l’objet convoité est trop peu abondant pour satisfaire les besoins.
    .
    Que font les hommes en cas de rivalité ?
    .
    - soit ils combattent pour s’approprier la ressource personnellement.
    - soit ils battent pour répartir la ressource équitablement.
    .
    - soit ils concourent, soit ils discourent.
    .
    - soit c’est la concorde, soit c’est la discorde.
    .
    Or la guerre n’est pas la paix, la barbarie n’est pas la civilisation. Le choix civilisé (latin civilis, civilitas le citoyen), le seul pertinent pour les citoyens est dans la politique, discuter pour s’accorder.
    .
    Les citoyens, face à une source de convoitise les mettant en conflit, par politesse et civilité ; vont ainsi se conférer (latin : conferre : mettre en commun, porter ensemble), pour régler les différents (latin : differre : porter en des sens divers).
    .
    Une activité économique est pour ceux qui la pratiquent, comme un ruisseau est à ces riverains, potentiellement objet de rivalité.
    .
    Ainsi, le règlement du conflit passe par un processus politique : un lieu de conférence, pour aplanir les différents, ce qui historiquement se nomme université (du latin universus : "tendre d’un même élan vers"), qui désigne "assemblée, corps, communauté", sens que l’on retrouve dans l’expression université d’été.
    .
    Seule cette assemblée politique (ecclesia : l’assemblée athénienne), nécessairement locale car réunissant les divers acteurs impliqués, peut résoudre ces problèmes de conflits inhérents aux convoitises découlant des buts universels des hommes. Elle permet de restaurer, par le fait politique, une société harmonieuse où « chacun tend d’un même élan vers » la civilisation, c’est-à-dire la civilisation « universelle » (en grec : catholikos : universel, ecclesia :assemblée => catholikos ecclesia = assemblée universelle).
    .
    Sur chaque ressource convoitée par plusieurs, il faut donc un gouvernement (en grec monos : un seul, politia : gouvernement), c’est-à-dire un monopole, pour que règne une certaine concorde. La civilisation ne vient donc aucunement de la convoitise, mais du comment de sa gestion.
    .
    En effet, la solution ne passe pas non plus par l’Etat, car la résolution des conflits est une chose concrète qui ne peut se faire que par le débat concrets entre ceux qui sont concernés. Le fait de promouvoir un corps politique intermédiaire, comme la révolution l’a fait, dans une seule assemblée nationale, monopolisant de fait la politique, d’une part condamne la politique a une dérive vers l’abstraction, et, d’autre part, l’assemblée finit par constituer elle-même un corps (un univers) particulier avec ses intérêts propres, un microcosme en sédition de la société elle-même.
    .
    Libéralisme et socialisme sont les deux faces d’une même médaille, conséquence de l’erreur dans les idéaux révolutionnaires : appropriation de l’activité économique par quelques mains (monoples privés ou d’état), mise sous dépendance économique de l’immense majorité de la population démunie des fruits de son travail et destruction de la politique (négation pure pour le libéralisme, appropriation de celle-ci par l’état pour le socialisme).
    .
    L’effondrement du dogme libéral a donc pour conséquences collatérales l’effondrement des illusions de la révolution française.
    .
    La raison retrouvée, nous sommes tombé directement sur la société de l’ancien régime, où la société est regroupée en corps de métiers d’hommes libres qui se gouvernent par eux-même, les corporations (appelée aussi, sans surprise, universités au XIIème siècle). Cette société a inventé la modernité, elle a permis la révolution scientifique et des siècles de progrès pour l’humanité, elle nous a laissé un des patrimoines les plus riches de l’humanité.
    .
    A quoi bon écouter encore les Anglo-Saxons ? Leur patrimoine culturel est proche du néant... Ils auront simplement essayé d’imiter les réalisations d’une culture qu’ils ne possédaient pas. Il nous est inutile d’imiter les imitateurs de nos propres inventions. De là découle l’irrationalité des discours et de la politique française post-révolutionnaire, vaine tentative de nous faire à l’image de notre propre reflet déformé.



  • vote
    ffi 30 novembre 2010 04:17

    Il est vrai que j’essaye d’imaginer le fonctionnement à partir de ce que j’ai lu dans "le Livre de métiers" d’Etienne Boileau.
    .
    Quand vous parlez de droits polycentriques, en fait, il me semble que vous faîte mention de la différence fondamentale d’avec la situation d’aujourd’hui, introduite par la révolution, car la notion de "droit universel" applicable identiquement à tous n’avait pas de sens. L’homme ne semblait pas pensé comme un individu abstrait de tout lien sociaux.
    .
    Il me semble que le mot d’universel avait une autre signification (Comme big brother : des mots ont changé de sens). En effet, si j’en juge sur le sens historique du mot universel (latin universum), c’est "tous tourné dans la même direction", être "unis vers". Cela donc rien à voir avec la définition actuelle qui correspond plutôt à "ce qui est identique en tous".
    .
    C’est en restaurant ce sens initial, que j’ai enfin pu comprendre la genèse du mot "université". Au XIIème, une université désignait "une communauté, une assemblée, une corporation", puis le mot s’est spécialisé pour désigner spécifiquement la corporation des maîtres et des étudiants.
    .
    La pratique de l’universel, pendant l’ancien régime, semblait donc, au sein des corps intermédiaires, de se réunir en universités régulières (dans le sens des universités d’été des partis ou syndicats contemporains), pour unifier les points de vus sur l’avenir du corps. Ces assemblées permettaient de débattre, il y avait des conférences (latin conferre : mettre en commun) qui permettaient d’aplanir les différences (latin differre ; porter dans des sens divers). L’universel correspondait donc à une pratique, celle de faire corps (dans des corporations) et non à une propriété théorique. Seuls ces universités, ces corps, avaient un rapport direct avec le pouvoir, qui accordait, ou non, des droits particuliers selon leurs revendications. Il y avait donc autant de règles que de corps constitués, les lois étant accordés à titre privé (latin privilegium : loi accordé à titre privé).
    .
    Quand j’utilise le terme monopole, je l’emploi évidemment dans son acception étymologique ; Nous avons en grec monos (un seul), politia (gouvernement). Le monopole est donc un gouvernement unique sur une chose particulière, objet de bien commun.
    .
    Toute activité économique dans un lieu pouvait être vue comme objet de bien commun pour les ouvriers qualifiés à la pratiquer. C’était donc une raison suffisante pour qu’il se constitua de nombreux corps de métiers (corporations) doté du monopole sur l’activité locale. Par le fonctionnement de l’ancien régime, chacun de ses corps ayant son propre règlement, résultat de l’histoire.
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    Généralement tout corps était placé sous l’autorité d’un noble. Mais le corps pouvait traiter directement avec le Roi s’il n’en était pas satisfait.
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    Bref, mille-feuille que l’on peut effectivement qualifier de "droit polycentrique".
    .
    Là encore, le sens du mot droit a changé. Du latin directus, il désigne initialement une direction vers où se diriger, tandis qu’après la révolution il semble désigner une chose de nature, donnée au départ "Les hommes naissent libres et égaux en droit". Il est pourtant évident que personne n’ira dans la même direction...
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    Nous avons bien là la différence fondamentale entre l’ancien-régime et la révolution.
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    Pour l’ancien régime, l’universel est une pratique pour faire corps, et les droits propres à ces corps sont liés à des buts regardant le bien commun.
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    Pour le régime révolutionnaire, l’universel est une théorie de l’uniformité de la nature humaine et le droit se voue à définir ce que doit être la vertu de cet homme uniformisé.
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    Le régime révolutionnaire consiste à aller d’une idée du bien commun pour y conformer la situation des tous les hommes.
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    Le régime antérieur consistait à partir d’une situation particulière pour des hommes afin de la conformer au bien commun.
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    Le régime révolutionnaire est idéaliste.
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    Le changement de sens des mots universels et droits, lui, me semble venir du fait qu’ils ont été empruntés par des pays non latins, et que les célèbres théories fondés à partir de ceux-ci en ont modifiés le sens (John Locke ?). Problème de traduction aussi : right en anglais signifie "bon" ou angle carré. Droit en français signifie direction ou angle carré (la France est dirigiste, il est vrai). Human right, peut signifier l’homme bon. Les droits de l’homme, les directions (imposées) à l’homme...
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    Bon, quand vous arguez que le Chapelier était Jacobin, et que les libéraux auraient trouvé insensé d’empêcher les ouvriers de se protéger en leur interdisant de s’associer en communautés, je ne peux que vous mettre sous les yeux le cas Turgot, libéral s’il en est, qui fut le premier à tenter de dissoudre les corporations.
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    De fait le fonctionnement économique de l’ancien régime était un obstacle au yeux de tout bon libéral, pour lequel l’entrave à la liberté du commerce est inacceptable, engoncé qu’il est dans son idéal de l’homme concurrentiel.
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    Mais proclamer la liberté pour les forts d’attaquer les faibles, tout en interdisant aux faibles d’user de leur liberté de s’associer pour se défendre...
    .
    Permettez-moi aussi de vous citer La Fontaine en pensant très fort aux principes révolutionnaires et libéraux : "Tout flatteur vit au dépend de celui qui l’écoute".
    .
    L’espoir fait vivre dit-on. Mais, si nous sommes effectivement identiques au départ, nos directions diffèrent : s’il y a une seule chose qui nécessite une politique, c’est bien de s’entendre pour régler les différents et les rivalités de manière équitable.

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