"Le problème ici c’est que la conclusion de la méta-analyse ne plait pas à Mr Maudrux et à Mme Lawrie."
Vous décrivez le problème comme si vous l’aviez déjà résolu et comme si vous pouviez en décrire les ressorts psychologiques. Il faudrait commencer par découvrir quels sont les faits avant de faire des suppositions sur les motivations intimes. Donc, Mme Costaglioa est-elle intervenue d’une manière ou d’une autre dans la conclusion de l’étude de Mr Hill ? C’est une question simple à laquelle il faut pouvoir apporter une réponse factuelle claire et nette, sans faire une danse des voiles qui ne ferait qu’alimenter des théories abracadabrantesques.
J’ai pris le problème du côté qui se plaint d’accusations abracadabrantesques parce que je pense qu’il y aurait peut-être moyen de les faire cesser assez simplement en agissant de ce côté. Mais Mr Hill pourrait aussi intervenir, c’est vrai.
Est-ce qu’elle a rencontré Andrew Hill à propos de cette méta-analyse, est-ce qu’ils en ont discuté ensemble, voilà des questions simples auxquelles il est possible de répondre en toute transparence. Il n’y aurait d’ailleurs rien d’anormal à cela. Mais comme il est ici question de santé publique, il est aussi normal que le public cherche à en être informé. S’il n’y a pas de "complot abracadabrantesque", alors qu’est-ce que la réalité non abracadabrantesque au sujet de sa relation avec Andrew Hill ? À moins qu’ils soient amants, je ne vois pas pourquoi faire des mystères à ce sujet.
J’ai tenté de poser un état des lieux des déclarations, sans y faire intervenir de jugement personnel quant aux motivations sous-jacentes. Qu’il y ait une doctrine dominante "pas d’ancien médoc", c’est possible mais je n’en suis pas encore là, je ne veux pas sauter directement sur des conclusions. Avez-vous repéré quelque chose d’inexact (et pas seulement d’incomplet) dans mon propos ?
Bon, j’ai un peu avancé dans la compréhension du débat, tel qu’il se déroule actuellement au niveau scientifique et médical.
Costagliola publie sur Twitter un lien vers le rapport de l’Agence européenne des médicaments (EMA) à propos de l’ivermectine, qui semble refléter ses propres positions et dans lequel elle semble avoir joué un rôle (on y retrouve clairement les arguments qu’elle a exprimés sur d’autres supports que j’ai consultés) :
En résumé, la controverse se situe principalement au niveau du dosage nécessaire pour atteindre un effet : celui-ci serait très supérieur à la posologie courante du médicament, il faudrait en prendre une telle dose qu’il pourrait en devenir dangereux.
Cela ne ferme pas la porte à la poursuite des recherches, la présomption d’efficacité n’étant pas écartée. Pour le moment, un principe de prudence l’emporte au sein des instances officielles quant à la recommandation de sa prescription systématique ou courante contre la covid19.
Cette position et l’ensemble des arguments qui la soutiennent sont cependant vivement contestés, notamment par le Japonais Satoshi Ōmura, comme je l’ai indiqué plus haut. Et pour de nombreux praticiens, le risque mortel est plus grand de ne pas l’utiliser que de l’utiliser. À suivre !