Est-ce qu’elle a rencontré Andrew Hill à propos de cette méta-analyse, est-ce qu’ils en ont discuté ensemble, voilà des questions simples auxquelles il est possible de répondre en toute transparence. Il n’y aurait d’ailleurs rien d’anormal à cela. Mais comme il est ici question de santé publique, il est aussi normal que le public cherche à en être informé. S’il n’y a pas de "complot abracadabrantesque", alors qu’est-ce que la réalité non abracadabrantesque au sujet de sa relation avec Andrew Hill ? À moins qu’ils soient amants, je ne vois pas pourquoi faire des mystères à ce sujet.
J’ai tenté de poser un état des lieux des déclarations, sans y faire intervenir de jugement personnel quant aux motivations sous-jacentes. Qu’il y ait une doctrine dominante "pas d’ancien médoc", c’est possible mais je n’en suis pas encore là, je ne veux pas sauter directement sur des conclusions. Avez-vous repéré quelque chose d’inexact (et pas seulement d’incomplet) dans mon propos ?
Bon, j’ai un peu avancé dans la compréhension du débat, tel qu’il se déroule actuellement au niveau scientifique et médical.
Costagliola publie sur Twitter un lien vers le rapport de l’Agence européenne des médicaments (EMA) à propos de l’ivermectine, qui semble refléter ses propres positions et dans lequel elle semble avoir joué un rôle (on y retrouve clairement les arguments qu’elle a exprimés sur d’autres supports que j’ai consultés) :
En résumé, la controverse se situe principalement au niveau du dosage nécessaire pour atteindre un effet : celui-ci serait très supérieur à la posologie courante du médicament, il faudrait en prendre une telle dose qu’il pourrait en devenir dangereux.
Cela ne ferme pas la porte à la poursuite des recherches, la présomption d’efficacité n’étant pas écartée. Pour le moment, un principe de prudence l’emporte au sein des instances officielles quant à la recommandation de sa prescription systématique ou courante contre la covid19.
Cette position et l’ensemble des arguments qui la soutiennent sont cependant vivement contestés, notamment par le Japonais Satoshi Ōmura, comme je l’ai indiqué plus haut. Et pour de nombreux praticiens, le risque mortel est plus grand de ne pas l’utiliser que de l’utiliser. À suivre !
"ah curieux sur le lien twitter quand je clique il y a un extrait ou Mme Costagliola s’exprime"
Oui, j’ai réussi à présent en cliquant sur la partie en rouge, je cliquais bêtement sur "lien vers l’interview complète" (qui lui n’a du être valable que le jour même). Ces histoires d’agressions verbales (ou plus, quand on voit l’affaire de la jeune Mila) sur les réseaux sociaux (ou antisociaux) sont toujours affligeantes.
Cependant, je cherchais des informations relevant du débat scientifique, permettant de connaître sa position sur l’Ivermectine et sur le rapport d’Andrew Hill. Quelque chose de clair comme son intervention ici, par exemple : https://www.youtube.com/watch?v=MDs7Jfo1zyg
Peut-être a-t-elle aperçu des biais (lesquels ?) appelant logiquement une rectification de la conclusion du rapport de Hill ; et peut-être que ce dernier a été lui-même convaincu que c’était raisonnable. Dans tous les cas, le meilleur moyen d’éviter (autant que possible) que les rumeurs partent en vrille dans l’abracadabrantesque, comme elle dit, c’est d’expliquer. Mais peut-être qu’on ne lui a pas encore proposé le format dans lequel elle pourrait s’exprimer et que cela va se faire prochainement.
@bubu12 En revanche, je ne vois pas de moyen d’accéder aux jours précédents sur le site de France Info, le lien de twitter donnant accès au programme du jour... donc celui d’aujourd’hui.