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J.GRAU

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  • 10 votes
    J.GRAU 13 juillet 2012 11:39

    Bonjour, Complottoutestcomplot.

    Je peux comprendre que vous soyez choqué par le titre - plutôt racoleur et inexact - de l’article de Bond.

    Je peux comprendre également que vous soyez choqué d’apprendre qu’il y a eu un accord entre les nazis et une organisation sioniste. Et quand une information dérange, on a envie de ne pas y croire. C’est très humain. D’où votre accusation de "complotisme" (ou de "soucoupisme"). Mais cette accusation peut se retourner contre vous, car si cette histoire de "contrat de transfert" est fausse, alors il semble bien qu’il y ait eu un complot pour y faire croire.

    Si vous consultez Wikipedia à l’article "Accord Haavara" (c’est-à-dire "accord de transfert"), vous verrez que la thèse de Black est confirmée. Je sais bien que Wikipedia n’est pas la vérité, et qu’on y trouve beaucoup d’informations fausses. Cependant, il est frappant de voir que l’article n’indique pas qu’il y ait une quelconque polémique au sujet de l’existence historique de cet accord entre les nazis et une organisation sioniste. Pour un sujet aussi brûlant, je pense que beaucoup de gens - appartenant ou non à des associations juives ou sionistes - auraient complété ou modifié l’article si celui-ci avait été une pure foutaise. A moins d’admettre que Wikipedia soit tombée aux mains d’un lobby antisioniste, ce qui serait un peu étonnant.

    Enfin, vous trouverez à la fin de l’article (que ce soit dans la version française ou dans la version anglaise) une bibliographie qui indique que Black est loin d’être isolé. A vous de vous procurer ces livres et de montrer qu’ils ne sont pas sérieux. Cela m’intéresserait beaucoup si vous écriviez un article sur ce sujet.

    Cordialement,

    J. Grau



  • 1 vote
    J.GRAU 12 juillet 2012 22:19

    Ça c’est un argument de poids ! Et d’ailleurs, six personnes ont "plussé" ce message admirable...

    Sérieusement : je pense qu’il y a suffisamment de bonnes raisons de ne pas apprécier Caroline Fourest pour sortir ce genre de sottise machiste à deux balles. Les femmes ont le droit à la parole, et je ne vois pas pourquoi on devrait leur interdire de dire autant de conneries que les hommes. C’est ça l’égalité des sexes !



  • 2 votes
    J.GRAU 31 août 2011 10:01

    En admettant que Jack Lang soit juif, en quoi ceci explique quoi que ce soit ???



  • vote
    J.GRAU 31 juillet 2011 23:00

    Erratum

    Au deuxième paragraphe, j’ai écrit "on ne sait trop commun", au lieu de "on ne sait trop comment".

    Sinon, je voulais revenir une dernière fois à la distinction entre monisme et dualisme. Je ne pense pas que les monistes soient des gens qui refusent toute distinction entre le réel et l’apparence. Pour Epicure ou Démocrite - phiolosophes monistes et matérialistes - il y a bien une différence entre les apparences et la réalité vraie. Les apparences semblent nous montrer que la matière est omniprésente et continue, alors que la réalité (pour Démocrite et Epicure) est discontinue : elle est constituée de particules invisibles se mouvant dans le vide. De manière générale, je crois que pratiquement tous les philosophes (à part Nietzsche, peut-être, et encore....) ont admis que certaines apparences peuvent être trompeuses.

    Ce que dit Benoît Schneckenburger, c’est que les monistes refusent l’existence d’une réalité transcendante, une réalité au-delà du monde. C’est assez vrai en général : aussi bien Spinoza que Hegel, Marx ou Nietzsche sont monistes au sens où il n’y a pas une réalité derrière le monde de l’expérience, un agent inaccessible à l’esprit humain et qui tirerait les ficelles. Inversement, quelqu’un qui est dualiste aura tendance à croire en l’existence d’une réalité transcendante. Pour un cartésien, seul un miracle divin peut "expliquer" l’existence de l’homme, ce mélange de la carpe (l’âme) et du lapin (le corps). Dieu (au sens d’un être supérieur, extérieur au monde et incompréhensible à la raison humaine) est le deus ex machina de beaucoup de philosophies dualistes. Comme le dit Hegel, il est le caniveau dans lequel se déversent les contradictions de la philosophie.



  • vote
    J.GRAU 31 juillet 2011 22:44

    Merci d’avoir pris la peine de répondre à mon message. Je ne sais pas si tu liras celui-ci, car 5 jours ont passé, mais je vais quand même essayer de répondre à tes questions et remarques.

    Pour comprendre la différence entre monisme et matérialisme, je pense que l’exemple de Spinoza est utile. Spinoza a lu Descartes et s’en est inspiré, mais il lui reproche d’avoir une philosophie incohérente. Pour Descartes, il y a dans la réalité deux principes indépendants et irréductibles l’un à l’autre : la pensée et l’étendue (c’est-à-dire la matière). La nature est matérielle, Dieu est pure pensée, et l’homme est - on ne sait trop commun - une union entre un morceau de matière (le corps) et une substance purement spirituelle, l’âme. Avec Descartes, on a une philosophie typiquement dualiste, puisqu’elle prétend expliquer la réalité à l’aide de deux principes radicalement différents. Pour Spinoza, ce point de vue est irrecevable. Pour lui, il n’y a qu’un seul principe : Dieu, c’est-à-dire la Substance, c’est-à-dire la Nature, c’est-à-dire la totalité de ce qui est. Ce Dieu a une infinité d’attributs - de propriétés essentielles - mais nous n’en connaissons que deux : la pensée et l’étendue. L’homme est donc à la fois pensée et matière, et on ne saurait réduire l’un à l’autre. En fait, ce sont deux aspects d’une seule et même réalité. On ne peut dire (comme on tendance à le faire les idéalistes) que la pensée met le corps en mouvement. On ne peut dire non plus (comme le font les matérialistes) que la pensée est simplement le résultat de processus matériels. Pour Spinoza, le corps et l’âme n’agissent pas l’un sur l’autre : ils agissent ensemble, ils ne font qu’une seule et même réalité. On voit donc ici, à travers cet exemple, qu’un philosophe peut être moniste (non dualiste) sans être matérialiste.

    On pourrait également prendre l’exemple de Berkeley qui, avec des arguments qui étaient loin d’être stupides, rejetait purement et simplement l’existence de la matière. Pour lui, la matière n’est qu’une idée abstraite, qui ne correspond pas à l’expérience concrète que nous avons du monde. C’est une invention des scientifiques et des philosophes. Avec Berkeley, on a une philosophie ultra idéaliste, et pourtant moniste - dans une certaine mesure, cependant, car elle fait intervenir un Dieu transcendant.

    Au sujet de Marx, il est possible que je l’aie présenté de manière trop schématique. Il faudrait que je le lise (car je suis loin d’avoir tout lu) et que je relise ce que j’ai déjà lu. De toute manière, c’est toujours une lecture stimulante.

    Enfin, au sujet des motivations humaines, et en particulier de la classe bourgeoise, je crois qu’il y a à la fois un désir de conservation et un désir d’outrepasser toute limite. Ce mélange était sans doute plus visible dans d’autres catégories sociales ou à d’autres époques. Si nous considérons la noblesse féodale, ou même celle de l’Ancien Régime, on peut voir qu’elle était mue à la fois par le désir de consolider sa puissance matérielle et par le désir de montrer son détachement à l’égard des contingences matérielles. Les nobles faisaient des guerres ou des mariages pour accroître leurs fortunes. Mais cela faisait aussi partie de leur mentalité de risquer leur vie et de dilapider leur fortune dans des fêtes somptueuses. Pour expliquer ce genre de comportement, je ne suis pas sûr qu’une théorie matérialiste, même très raffinée comme celle de Marx, soit suffisante.

    Avec la bourgeoisie, c’est évidemment autre chose qui est en jeu. Cette classe, contrairement à la noblesse, tirait son orgueil de sa prudence, de sa vertu d’"économie". La "science" appelée "économie" est d’ailleurs une discipline qui a été taillée sur mesure pour la classe bourgeoise. On pourrait donc penser que des théories matérialistes sont tout à fait pertinentes pour expliquer le comportement des bourgeois. Seulement il y a dans cet appétit effréné de richesses quelque chose qui s’apparente à ce que les Grecs appelaient l’ubris, la démesure. Même si les grands bourgeois ont cessé d’imiter les anciens nobles, même s’ils ne mettent plus en jeu leur vie dans des duels, ils semblent -pour certains d’entre eux en tout cas - prêts à prendre beaucoup de risques pour accroître leur puissance.
     
    Bien entendu, il y a aussi là-dedans des effets de système. Par exemple, les fonds de pension ou de placement se font concurrence, et c’est pourquoi ils proposent des taux de rendement complètement délirants. Mais la structure économique n’explique pas tout. Il y a derrière la dérégulation financière une volonté politique de mettre fin aux règles les plus élémentaires de la prudence. J’y vois là comme une ivresse comparable à celle des nobles de la fin de l’Ancien Régime, qui continuaient à faire des fêtes somptueuses sans voir l’approche de la Révolution (alors que Rousseau avait bien vu, lui, que les inégalités sociales finiraient par engendrer des explosions de violence).

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