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njama

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  • Premier article le 22/02/2016
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    njama 28 février 2016 12:54

    120.000 opposants exécutés ?
    Ce chiffre (à diviser peut-être par 2 ou 3 ?, ou du moins suspect d’être tendancieux) émane de l’officine d’opposition NCRI National Coucil of Resistance of Iran suivant la note [8] de la page Wikipedia sur l’OMPI :
    " plus de 120 000 opposants ou sympathisants de l’OMPI ont été exécutés en Iran 8"
    [8] ? a et b Mohammad Mohaddessin, Enemies of the Ayatollahs : the Iranian opposition and its war on Islamic fundamentalism, 2004, Zed Books, Londres - New York, p. 56-57
    People’s Mojéhedin Organisation of Iran ; Mohammad Mohaddessin, NCRI foreign affairs committee chair

    ---

    L’opposition au shah et à la Révolution islamique

    L’OMPI (Organisation des moudjahiddines du peuple iranien) a été fondée en 1965 par un groupe de jeunes intellectuels iraniens se réclamant d’un islam libéral, teinté d’idéologie de gauche. L’organisation fut qualifiée d’organisation « islamo-marxiste » par la Savak (police politique du shah). Selon l’intellectuel Afchine Matine-Asgari (2004), il s’agissait toutefois là d’« une étiquette polémique ingénieuse » pour stigmatiser les opposants au shah 3. Le CNRI lui-même affirme que Massoud Radjavi rejetait le matérialisme historique dès 1979, tandis qu’il s’était opposé dès les années 1970 à l’ayatollah Khomeini 4. En août 1981, l’ex-sous-secrétaire d’État américain George Ball (en) écrivait :

     « Cette habitude de la presse de condamner les Moudjahidine en tant que « gauchistes » a aggravé sérieusement le problème. Massoud Radjavi est le chef de file du mouvement. Son intention est de remplacer l’actuel régime islamique rétrograde par un islam chiite moderne tirant ses principes égalitaires des sources coraniques, et non de Marx5. »

    L’organisation est fondée pour mener une guérilla urbaine visant à ébranler le gouvernement du chah. En août-septembre 1971, 90 % de ses membres sont exécutés, puis trois de ses fondateurs en mai 1972, à la veille de la visite du président Nixon à Téhéran 4. Les Moudjahiddines participent activement au renversement de la monarchie en 1979. Après la révolution, l’OMPI refuse de laisser le pouvoir à l’ayatollah Khomeini, qui s’empare du pouvoir avec l’aide du clergé chiite. Bien que leur liberté d’action soit de plus en plus restreinte par le gouvernement de la République islamique d’Iran, l’OMPI continue à mener une intense activité politique, dénonçant la réduction de l’espace démocratique et tentant de s’opposer à la mainmise exclusive du clergé chiite sur l’État.
    ...
    La lutte armée et la répression en Iran
    À la fin de la guerre entre l’Iran et l’Iraq en 1988, les tribunaux iraniens d’exception ordonnent l’exécution de milliers de prisonniers politiques, dont de nombreux membres des Moudjahidines du Peuple. À l’été 1988, Khomeini émet une fatwa visant à l’élimination des Moudjahidines. Selon Mohammad Mohaddessin, 30 000 moudjahidines seront exécutés dans les mois qui suivent8. Selon l’OMPI, depuis 1981, plus de 120 000 opposants ou sympathisants de l’OMPI ont été exécutés en Iran 8
    ...
    L’OMPI est inscrite sur la liste noire des organisations terroristes du département d’État des États-Unis de 1997 jusqu’à septembre 2012 et sur celle de l’Union européenne de 2002 à janvier 2009.
    ...
    Basée en France, l’OMPI est dirigée depuis 1989 par Maryam Radjavi qui se ferait appeler « Soleil de la révolution » par les membres de l’organisation32, et qui lui vouent un véritable « culte de la personnalité » selon un article de 2003 de Gilles Anquetil, journaliste au Nouvel Observateur33.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_des_moudjahiddines_du_peuple_iran ien



  • vote
    njama 28 février 2016 12:22

    Rrégime du Shah, régime de Khomeini, chou vert et vert chou ! prisonniers politiques, et crimes d’État.

    Le "Qui sommes-nous ?" du site du Comité de soutien aux droits de l’Homme en Iran (CSDHI) - dont un de ses membres s’exprime dans la vidéo - parle du Professeur Kazem Radjavi, devenu grand critique du régime des mollahs quand ces derniers ont usurpé le pouvoir, a fondé la condamnation du régime iranien dans les plus hautes instances internationales comme la Commission des droits de l’Homme et l’Assemblée générale de l’ONU, pour être finalement criblé des balles en 1990, à quelques pas du Palais des Nations, par des terroristes envoyés d’Iran sous couvert de diplomates à Genève. 

    Ils auraient pu préciser qu’il était aussi un opposant au Shah, et que même son frère avait été condamné à mort par celui-ci

    Durant sa vie, Kazem Radjavi lutte activement contre les régimes du Shah et de Khomeiny. Il alerte notamment l’opinion internationale à propos des répressions qui ont lieu en Iran. Son frère, Massoud Radjavi dirige une composante de la Résistance iranienne, l’Organisation des moudjahiddines du peuple iranien.

    Kazem Radjavi vit en France de 1957 à 1965, puis décide de s’installer en Suisse pour poursuivre son doctorat en relations internationales à l’Institut universitaire de Hautes études internationales (IUHEI) de Genève. Il obtient son doctorat avec les félicitations du jury pour une thèse intitulée La dictature du prolétariat et le dépérissement de l’État de Marx à Lénine. Il est ensuite nommé pour enseigner dans plusieurs Instituts de politologie et à la Faculté de Droit de l’Université de Genève.

    En 1971, il apprend que son jeune frère de 23 ans, Massoud Radjavi, futur leader de l’OMPI, est condamné à mort par un tribunal militaire du Shah pour délit d’opinion. Immédiatement, Kazem demande l’asile politique en Suisse et organise une grande campagne médiatique et judiciaire pour tenter de sauver son frère et ses compagnons de l’exécution.
    ...



  • 2 votes
    njama 27 février 2016 11:56

    Comme il y a de plus en plus de jeunes étudiants de nationalités différentes qui se connaissent, par le biais d’échanges universitaires, ou de contrats expatriés, par des voyages aussi, ... les possibilités de replis identitaires diminueront proportionnellement, et les chances que des "nations" s’affronteraient aussi ...
    On ne fait pas la guerre aux gens que l’on connaît, que l’on apprécie, que l’on aime ...
    Je pense que les scénarios des deux dernières guerres "entre nationalistes", Allemagne et France par exemple, ne risquent plus d’émerger.
    Plus de guerre à l’avenir ? il serait présomptueux de prophétiser, mais pour les générations "Erasmus" sorties de ces dernières décennies, souvent polyglottes, il serait inenvisageable d’aller combattre des pays qu’ils connaissent. Nous assistons à l’émergence d’une "jeunesse internationale"... comme il n’y en a jamais eu ...

    Les jeunes se comprennent très vite entre eux ...



  • 6 votes
    njama 27 février 2016 08:52

    In : LE LIVRE NOIR DU CAPITALISME, éd. Le Temps des Cerises 1998.
    Massacres et répression en Iran
    par François Derivery
    A mes amis — où sont-ils aujourd’hui ? — du parti Toudeh* d’Iran. (parti communiste)

    "En 1951, Mohammad Mossadegh a été nommé premier ministre par le Shah et établit une alliance avec le mouvement nationaliste, le Front National de l’Iran et le Parti Toudeh. Mossadegh entreprit la nationalisation du pétrole et introduisit de nombreuses réformes socialistes, utilisant les profits massifs provenant du pétrole. Ces profits étaient à l’origine drainés par le gouvernement britannique, au travers de la Compagnie Anglo-Iranienne de Pétrole (maintenant British Petroleum, BP). En 1953, des agents des services secrets britanniques et de la CIA aidèrent le général à la retraite Zahedi et le colonel Nassir à fomenter un coup d’État contre Mossadegh qui fut forcé à quitter son poste de premier ministre."

    La SAVAK (2)
    [..................]
    La SAVAK use fréquemment d’une innovation en matière de torture, variante de la chaise électrique chère à l’oncle Sam : la “ table chaude ” ou encore le “ grill ” ou la “ planche à rôtir ”. Jacobson décrit cet instrument comme “ un treillis en fer ressemblant à un sommier, dans lequel circule un courant électrique comme dans une rôtissoire. Les suppliciés sont ligotés sur ce châssis jusqu’à ce qu’ils se mettent à griller. ” Quant aux femmes, elles sont de préférence battues sauvagement après avoir été violées.
    Aux Etats-Unis des pétitions sont acheminées, notamment à partir de l’Université de Berkeley, en 1975, pour obtenir des renseignements sur le sort de disparus tel le Docteur Ali Shariati, théologien, Mme Hadjebi Tabrizi, le Docteur Gholamhossein Sa’edi, écrivain, S. Soltanpour, écrivain... Les pétitionnaires (plus de 2.000) sont reçus sur le perron de l’ambassade par un employé qui refuse de dire son nom. Ils sont conviés à envoyer une lettre par la poste à Téhéran. Des auteurs et artistes américains comme Noam Chomsky, Laurence Ferlinghetti, Kay Boyle, Joan Baez participent à ces actions.
    On peut estimer, en 1975, que quelque 137.000 prisonniers sont passés par le Comité de la SAVAK — le quartier général, particulièrement honni. A cela il faut ajouter un nombre égal de personnes dirigées vers Gashr ou Evine et qui y ont été torturées sur place. Sur sept hommes arrêtés, en moyenne, un seul aurait échappé à la torture. L’Association de la Jeunesse et des Etudiants Démocrates Iraniens (ODYSI, Toudeh) estimait en 1977 à quelque 300.000 personnes le nombre des torturés, hommes et femmes, dans les prisons de la SAVAK, durant les 20 ans de son existence.
    Dans les salles d’interrogatoire la panoplie des instruments de torture est accrochée aux murs, comme dans les antres sado-maso aujourd’hui à la mode, où s’exprime le fantasme bourgeois d’une violence civilisée. Mais ici la suite est autrement sinistre, le supplice peut mener à la mort. Les fouets métalliques pendent à des clous, les bâtons électriques sont alignés sur des tabourets, la pince à arracher les ongles est exposée en évidence. Sans parler du chevalet et de la planche à rôtir. Mais d’autres tortures sont pratiquées, comme l’introduction d’eau bouillante dans l’intestin par clystère, l’électrocution des organes génitaux, qui “ font hurler les victimes, hommes et femmes,  comme des loups ”. Ou bien encore on introduit des fers brûlants dans la bouche des suppliciés. (Caifi Newsletter, New York, mars 1975).

    On n’en finirait pas de détailler la liste des victimes. Le total, comme les méthodes, sont accablants. Pas seulement pour le Chah, un maniaque mégalomane qui n’aurait été qu’un despote raté sans le soutien que lui accorda la CIA en 1953 pour retrouver son trône perdu. Aujourd’hui Mossadegh demeure le héros privilégié des Iraniens, en dépit du charisme incontestable de Khomeini, lequel, à sa façon, a continué son combat. Quoi qu’on en dise en Occident, où la propagande américaine fait la loi, l’Iran est non seulement un grand pays — il l’a toujours été —, mais c’est aussi un pays moderne et évolué où, depuis la chute du Chah, d’énormes progrès ont été réalisés dans le domaine social.
    Par contre le coup d’état de la CIA de 1953, et la politique hégémonique américaine qui s’en est suivie, ainsi que le soutien inconditionnel accordé au satrape d’un autre âge Reza Pahlavi, ont condamné l’Iran a 25 années de stagnation, occasionnant en outre un passif de centaines de milliers de morts et une somme inégalée de souffrances.
    On peut avancer aussi que les Etats-Unis, par cet acte d’intrusion inadmissible dans les affaires intérieures d’un autre pays, ont été les premiers responsables de l’échec d’une tentative de gouvernement laïque et démocratique en Iran. De même qu’ils sont directement responsables de l’avènement d’une république islamique auprès de laquelle, c’est le moins qu’on puisse dire, ils n’ont pas une once de crédit. Les Etats-Unis, du reste, n’ont pas pardonné à l’Iran d’avoir été évincés puisqu’à l’instar de Cuba, de la Lybie et aujourd’hui de l’Irak ils le soumettent à un sévère blocus, allant même jusqu’à menacer tout pays qui commerce avec lui de sévères mesures de rétorsion (loi Helms-Burton de 1996). La liberté capitaliste garde sa logique.

    http://www.ddp-art-group.com/4-ddp-travaux-individuels/4.1-f.derivery/iran.html





  • 3 votes
    njama 27 février 2016 08:23

    et combien ont été exécutés par la Savak (un instrument de la CIA et du Mossad) ?

    pourquoi les iraniens ont viré le shah ?

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