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  • vote
    papone papone 2 avril 2012 21:29

    Exact, certaines pestes sont pires que certains choléras.

    Pour ma part, je vois non seulement le PS en loques en 2017, mais même avant, si Hollande la joue comme l’a laissé entendre son passage à Londres.
    S’il trahit à ce point ça se verra tellement que ça pètera avant terme.
    D’où l’hypothèse (osée mais plausible) de Todd.

    En revanche si c’est sarko, ça veut dire que la France passe l’éponge et même qu’elle en redemande, le mal serait infini.



  • vote
    papone papone 30 mars 2012 12:12

    Exact, la nation représentative était une avancée indiscutable et aux 18ème ou 19ème on ne pouvait pas faire mieux. Aujourd’hui si, il faut donc franchir le palier.



  • 2 votes
    papone papone 28 mars 2012 22:48
    @machiavel1983
    Tu as évoqué à plusieurs reprises mai 68 que tu sembles résumer à certains de ses leaders médiatiques.
    Si c’était le cas, l’épisode serait assez méprisable, je te l’accorde. Mais je pense pour ma part que cet évènement historique insolite mérite plus de considération. D’autant qu’il est probable que notre avenir bascule dans la rue, une fois de plus. 

    Mai 68 c’est une insurrection qui ne sait pas vraiment ce qu’elle veut dans un contexte de bouillonnement planétaire. On y trouve, un sentiment d’opposition à la marchandisation et à la mécanisation du monde, de l’idéal mais aussi de l’opportunisme, des idées justes, d’autres fausses et bien d’autres choses encore.
    En tout cas et malheureusement, pas de quoi ébranler véritablement la société de consommation qui n’en a fait qu’une bouchée.

    Pour autant, résumer mai 68 à une révolution colorée made in CIA ou à une partie de jambe en l’air géante est regrettable. C’est dénaturer, ridiculiser et insulter un évènement dont l’histoire de France n’a pas à rougir.

    Il s’agit, à mon sens, d’une révolution avortée parce que prématurée, romantique également, mais insuffisamment armée au niveau conceptuel et donc vouée à l’échec.

    J’ai tendance à croire que des répliques décisives auraient éclaté depuis, si la télévision n’était pas apparue, donnant au marketing la force de frappe nécessaire pour canaliser les énergies inconscientes et diriger les foules vers la consommation et l’abrutissement.

    Il est probable que les américains ont cherché à profiter de l’occasion pour faire chuter De Gaulle mais, si tel était leur objectif, ils ont échoué. De Gaulle n’est pas tombé par la rue en mai 68 mais par les urnes en avril 69, de manière franco-française.

    Beaucoup jugent aujourd’hui que mai 68 était insignifiant, pourtant, pour De Gaulle lui même, "on y voit tous les signes qui démontrent la nécessité d’une mutation de notre société, et tout indique que cette mutation doit comporter une participation plus étendue de chacun à la marche et aux résultats de l’activité qui le concerne directement. "
    Ce discours n’a pas fait mouche contrairement au deuxième (30 mai), beaucoup plus ferme.
    Pourtant, le projet de participation (qui serait aujourd’hui qualifié de communiste), sorte de troisième voix entre les deux idéologies dominantes, associée à une décentralisation revigorante pour la démocratie, était une réponse visionnaire.
    On a l’impression qu’il était plus subversif, dans le fond, que ceux qui le qualifiaient de ringard et qui n’étaient pas en capacité de conceptualiser une alternative crédible.

    La triste ironie de l’Histoire, c’est que mai 68 a donné du poids à une opposition arriviste et a fourni le prétexte à la trahison pour ceux qui lorgnaient sur sa succession.

    Certains ambitieux, ayant interprété le rôle de petits chefs révolutionnaires en mai 68, se sont par la suite embourgeoisés vitesse grand V, allant jusqu’à devenir des membres éminents de l’oligarchie actuelle.
    C’est que leur moteur était la quête du pouvoir et non la sincérité des convictions.
    Ne les laissons pas s’accaparer le monopole d’un évènement historique qui les a emporté dans son souffle bien plus qu’ils ne l’ont suscité. C’est leur faire beaucoup trop d’honneurs en même temps que trahir l’histoire.
    Abandonner à July, Cohn Bendit ou consort ce cri contre le désenchantement moderne est un mauvais calcul. Cette image selon laquelle les "révolutionnaires" ont tous tourné carriéristes dans la pub, la politique ou les médias est désastreuse.
    Elle arrange l’ordre établi tout comme le fait de résumer mai 68 à une histoire d’étudiants devenus incapables de contrôler leur libido.
    Cette idée est donc répétée à souhait bien que fausse et elle dissimule le fait que les fondements de la société ont bel et bien tremblés en ce printemps bouillonnant. 

    Ils disent "vous nous parlez de révolution et d’idéal mais nous y étions nous en mai 68, et au premières loges, vous n’êtes pas les premiers, nous avons essayé, croyez nous, le renversement du système n’est ni possible ni souhaitable".
    Nous devrions répondre à ces faux culs "vous y étiez comme tous les autres, comme un grain de sable dans la tempête. Et votre vie, depuis, est éloquente sur la profondeur et la sincérité de votre engagement. Mai 68 est un soubresaut du peuple, il ne vous appartient en rien. Cette éruption, étonnante, incomprise même par ses acteurs, était vouée à l’échec certes, se trompait d’ennemi certes, a été récupérée certes, mais aujourd’hui le fruit est mûr et nous allons le cueillir, avec vous, sans vous ou malgré vous." 


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    papone papone 27 mars 2012 15:05

    1- L’anti-mondialiste n’est qu’une partie quasi-optionnelle du programme du FN et n’intéresse qu’un infime partie de son électorat.

    Le vrai fond de commerce de ce parti c’est le rejet des immigrés et leur mise en accusation. C’est ça qui rapporte les pourcentages et qui assure les scores. Pour preuve la façon dont il se sont fait siphonner par sarko en 2007 et ça va peut-être se reproduire.
    Soral ne peut pas ignorer ça ou alors il se voile totalement la face.
    Il me semble qu’il appelle bien les électeurs musulmans à voter MLP même s’il est conscient du caractère insolite de cet appel. Le fait qu’un de ses plus grand aficionados sur Avox soit "lecorrecteur" en est une illustration. 

    2- Je ne vois pas en quoi le discours de Chaambi est mondialiste ou maçonnique, d’ailleurs je ne suis pas sûr de savoir ce que ça veut dire. Concrètement quel est le propos de Chaambi qui permet d’affirmer cela ? Aux yeux de Soral il a surtout le tort d’être en désaccord avec lui. Pour lui quiconque ne focalise pas sur Israël et les juifs est un traître, c’est pour le moins réducteur.

    3- Sur le "complotisme" chacun positionne son curseur de manière différente. Selon moi Soral place le sien beaucoup trop loin. Sur des questions comme le féminisme, l’affrontement entre le monde anglo-saxon et la Russie, la mondialisation et le dépassement des nations, il y a des ressorts extrêmement profonds qui sont inexorables et qui dépassent très largement les manoeuvres des classes dirigeantes.
    On pourrait détailler mais ça serait un peu long et ça n’est pas l’objet de ce débat. 
    Je me souviens de ton article sur ce thème je n’avais pas eu trop le temps de participer mais l’occasion se représentera...

    4- C’est vrai qu’il a commencé poliment smiley


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    papone papone 27 mars 2012 14:41

    Une constitution c’est pour un peuple à une époque donnée.

    Aujourd’hui la 5ème est pervertie parce que le président qui perd les législatives reste en place avec un premier ministre de l’opposition, parce qu’on s’assoie sur les référendums etc...
    Ce n’est pas trahir De Gaulle de vouloir faire avancer la France et lui donner les outils dont elle a besoin. Voici la fin de son discours de Bayeux de 1946 :

    "Des Grecs, jadis, demandaient au sage Solon : « Quelle est la meilleure Constitution ? » Il répondait : « Dites-moi, d’abord, pour quel peuple et à quelle époque ? » Aujourd’hui, c’est du peuple français et des peuples de l’Union française qu’il s’agit, et à une époque bien dure et bien dangereuse ! Prenons-nous tels que nous sommes. Prenons le siècle comme il est. Nous avons à mener à bien, malgré d’immenses difficultés, une rénovation profonde qui conduise chaque homme et chaque femme de chez nous à plus d’aisance, de sécurité, de joie, et qui nous fasse plus nombreux, plus puissants, plus fraternels. Nous avons à conserver la liberté sauvée avec tant et tant de peine. Nous avons à assurer le destin de la France au milieu de tous les obstacles qui se dressent sur sa route et sur celle de la paix. Nous avons à déployer, parmi nos frères les hommes, ce dont nous sommes capables, pour aider notre pauvre et vieille mère, la Terre. Soyons assez lucides et assez forts pour nous donner et pour observer des règles de vie nationale qui tendent à nous rassembler quand, sans relâche, nous sommes portés à nous diviser contre nous-mêmes ! Toute notre Histoire, c’est l’alternance des immenses douleurs d’un peuple dispersé et des fécondes grandeurs d’une nation libre groupée sous l’égide d’un État fort."

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