Oui, nous vivons dans un monde de média-spéculation. On achète d’abord des biens dont les prix sont fixés par l’offre et la demande. Ensuite on crie partout, avec la force médiatique que l’on peut avoir (plus facile quand on possède les médias), que les biens que l’on a acheté en premier (à bas prix) vont monter fortement les prochains mois. . Les gogos, qui n’ont absolument pas besoin de ces biens mais qui croient que l’argent peut se faire facilement en achetant et en vendant au bon moment un bien sur lequel on n’a fait aucune modification (pure spéculation), partent à l’achat. Et arrive ce qui doit arriver, la prédiction se réalise et la bulle gonfle, gonfle (de plus en plus de gogos sur le coup), ... jusqu’à ce qu’elle explose (une bulle, c’est fait pour ça). . Mais les premiers acheteurs (à bas prix) ont vendu bien avant que la bulle n’explose, et vont vanter un autre produit qu’ils viennent d’aquérir à bas coût pour déclencher une nouvelle bulle. . Autrement dit, les médias jouent un role capital pour la spéculation et la formation des bulles. . De toutes façons, il y a plus d’argent en circulation que de biens à acheter. Les bulles sont donc inévitables, et il est impossible qu’à un moment donné, il n’y aie aucune bulle en formation quelque part. Hier c’était l’immobilier, maintenant c’est l’or et les obligations d’état, demain, qui sait ce que les oligarques commencent déjà à acheter avant tout le monde ?
Ce reportage montre à quel point l’homme est anthropocentriste (l’homme est le centre de l’univers, de son point de vue, évidemment), et à quel point sa religion universelle (l’argent) l’empêche d’être cohérent. . Etre capable de détruire une espèce à laquelle il doit tant prouve à quel point son système (le capitalisme et la recherche du seul profit, peu importe les conséquences) l’abaisse en-dessous de l’animal. L’homme est le maillon de la nature qui aura fait le plus de ravages à cette même nature, mais qu’on se rassure, lorsqu’il se sera lui-même détruit, la nature pourra à nouveau prospérer (malgré un désastre de biodiversité irréversible).
C’est vrai que c’est bien ça le plus drôle... Si les gens savaient pour qui ils votent, à l’UMP, il ne devrait y avoir comme membres que la clique du Fouquet’s, et ça devrait faire largement moins de 1% aux élections.
Maintenant, on comprend mieux comment les traders gagnent énormément d’argent et en font gagner à leurs banques. En gros, les traders sont des parasites intermédiaires qui récupèrent la hausse planétaire sur laquelle ils ont misé. Car l’Arabie Saoudite a compensé la baisse de production de la Lybie mais les traders ont décidé qu’il y avait un bon coup à jouer... Quel beau métier que trader, et il y a des lobotomisés pour trouver ça utile. . Nous sommes dans une société d’intermédiaires où les producteurs initiaux et les consommateurs finaux sont pillés par des intermédiaires dont la cupidité n’a pas de limites (capitalistes, banquiers, états voyous, ...). Soyez intermédiaire et exploiteur ou préparez-vous à vous faire... encore et encore. C’est l’un ou l’autre.
Les français ont la télé, ils votent pour les hommes qu’on leur présente comme des types bien (genre, des héros prêts à mettre en danger leur vie pour sauver des otages dans une maternelle, c’est beau le cinéma), c’est-à-dire pour les pantins de l’oligarchie, ceux-là même qui possèdent les médias. . Effectivement il faudrait laisser crever les banquiers, mais construire à tout-va pour que tout le monde aie un travail n’est absolument pas une solution, d’autant plus que les plus belles villas sont inoccupées la plupart du temps (les riches comme John MacCain ne savent même pas le nombre exact de villas qu’ils possèdent). Arrêtons de construire, de travailler comme des fous en virant notre oligarchie (banquiers inclus) et en changeant de système (capitalisme = consommation forcée = anti-écologie = travail inefficace où l’obscolescence est programmée). . Mais comme chacun se voit millionaire un jour, c’est mal barré de chercher à s’attaquer aux rêves des gens... c’est la vraie force du capitalisme : faire rêver les gens, comme ce promoteur en colère qui a cru réussir un moment, qui a cru que le mérite existait.