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  • 1 vote
    Joe Chip Joe Chip 13 avril 2016 13:00

    @Milla

    Vous n’en avez pas marre de ces gamineries entre skins ? Je ne sais pas ce qui est le plus atterrant, les "faits" décrits ou le côté picaresque de ces compte-rendus d’activités "antifascistes" et le plaisir immature que vous semblez éprouver à nous détailler vos "exploits" dignes des aventures de Tom & Jerry.

    Votre combat antifasciste est une parodie grotesque, des adultes désoeuvrés qui jouent au cowboy et à l’indien, se coursant dans la rue et s’accusant mutuellement de bénéficier de la protection de la police, avant de soumettre à leurs amis une version parcellaire et remaniée des "évènements" par ailleurs sans intérêt.

    Et comme dirait Hubert Bonisseur de La Bath :

    https://www.youtube.com/watch?v=PRTa5rgJgS8



  • vote
    Joe Chip Joe Chip 13 avril 2016 12:17

    @MILLA

    Si je partage certains de vos points concernant Chouard et surtout le clown "dissident" Sylvain Barron, vos propos puent néanmoins le sectarisme d’extrême-gauche et l’hypocrisie à l’égard des valeurs que vous prétendez défendre.

    Tout ce que votre mouvance a accompli depuis 30 ans, c’est accompagner et cautionner politiquement la destruction des classes populaires (je dis "des" classes populaires pour éviter tout essentialisme) en amalgamant toute critique ou remise en question du libéralisme au fascisme. Je parle ici du fascisme historique et pas du fascisme en tant qu’objet de fantasmes qui est d’ailleurs la seule raison d’être de la mouvance antifa.

    La seule différence, c’est que vous êtes redevenu un peu plus poli qu’à une époque où vous pouviez traiter n’importe qui de nazi et lancer des excommunications politiques jusque dans les rangs de l’extrême-gauche. On sent désormais que vous marchez sur des œufs, l’anathème "fasciste !" ayant perdu tout potentiel politique à force d’être utilisée et galvaudée par la gauche militante. 

    Même des gens comme François Ruffin et Frédéric Lordon ont eu à se défendre de sympathies envers l’extrême-droite, trouvez-vous cela justifié et raisonnable ?

    J’aimerais bien d’ailleurs savoir - puisque vous êtes là - où en est exactement Lordon avec ses amis trotskystes et "libertaires", puisqu’Houria Bouteldja, dans un texte suintant l’hypocrisie condescendante, est déjà en train de contester sa légitimité au sein de la "convergence des luttes" et de l’accuser de racisme et d’islamophobie par omission :

    J’écoute Frédéric Lordon, je l’aime beaucoup, je le respecte, il m’apprend beaucoup, m’a permis de m’intéresser à la question de l’Europe, à la question de l’abandon de l’euro (...) Il fait un super discours, très enflammé, j’aime beaucoup. Mais il y a un hic : depuis le 13 novembre, il y a eu 3 000 perquisitions chez les musulmans, dont deux ou trois ont été effectives. 3 000 familles ont été perquisitionnées de manière violente. Beaucoup de quartiers populaires sont traumatisés par ces perquisitions. Pas un mot ! Il ne s’est rien passé. Il ne dit rien sur l’offensive idéologique raciste complètement décomplexé depuis les attentats, qui stigmatise les quartiers et en particulier les musulmans. 

    Est-ce que vous pourriez ici-même, et sans aucune ambiguïté, juste pour nous prouver votre bonne foi, condamner la militante identitaire Houria Bouteldja dont le mouvement du PIR est en réalité "congruent", pour employer un mot à la mode, sur le plan idéologique, avec Egalité et Réconciliation ? 

    Allez, bon courage camarade, tu vas en avoir besoin dans ton combat antifasciste. 



  • vote
    Joe Chip Joe Chip 13 avril 2016 11:14

    @hase

    Il n’est jamais trop tard pour bien faire. En France, il est toujours trop tard, c’est toujours pas assez... il faut se départir de cette mentalité catastrophiste qui empêche de trouver des solutions aux difficultés et qui pèse lourd sur le moral des Français.

    Sinon je me suis effectivement arrêté au début de la vidéo quand j’ai vu que Rougeyron allait dérouler son argumentaire habituel que je connais par cœur. 



  • vote
    Joe Chip Joe Chip 13 avril 2016 11:10

    @pegase

    Vous croyez que si l’on interdit l’importation de produits fabriqués dans des dizaines de pays dans le monde, rien ne va se passer, et que l’on va par ailleurs pouvoir tout fabriquer en France ? 

    La main d’œuvre française est comparativement moins qualifiée que la main d’œuvre allemande, mieux payée par ailleurs. Inutile de me citer les Concorde, Airbus et TGV, d’une part cela commence à remonter, d’autre part ce n’est qu’une petite partie de la production. En outre pour Airbus, par exemple, l’Allemagne n’a cessé d’augmenter sa part dans la production au détriment de la France (40% contre 35% environ) et tente à présent de prendre le contrôle sur la partie technologique. 

    En ce qui concerne le Rafale et Catia, j’ai dit que le secteur de la défense faisait partie des rares à avoir réussi la transition technologique : produits haut de gamme, compétitivité sur les marchés export, main d’œuvre hautement qualifiée... c’est un tout, une synergie. 

    Pourtant, ce n’est pas difficile à comprendre, les usines avec des chaînes de production vieillissantes ou obsolètes (certaines entreprises utilisent toujours des machines des années 70) utilisent une main d’œuvre moins qualifiée, ce qui a évidemment ensuite un impact sur la politique de formation, le niveau des rémunérations, etc... 

    Les libéraux ont raison sur un point essentiel : pour survivre dans la concurrence mondiale, il faut monter en gamme et tirer l’industrie vers le haut. Tous les pays comparables à la France qui s’en sortent ont un secteur industriel tourné vers l’export et une monnaie forte, ce qui montre bien que l’on n’a pas forcément besoin d’une monnaie faible pour exporter. Et une monnaie forte est aussi un signe de santé financière et un gage de souveraineté.

    Ce n’est pas en s’enfermant derrière des barrières douanières et en procédant à des dévaluations en chaîne pour compenser artificiellement le déficit de compétitivité que les choses vont s’améliorer.

    Si vous n’avez rien de plus intéressant à dire que "vous n’y connaissez rien, patati patata", mieux vaut vous abstenir de répondre. 



  • 2 votes
    Joe Chip Joe Chip 12 avril 2016 20:19

    Je suis d’accord en partie sur le constat (cf. mon propos ci-dessous) mais il est illusoire de penser pouvoir tout résoudre en faisant appel, façon pensée magique, à l’initiative individuelle et à la volonté d’entreprendre.

    L’Etat-Providence a commencé parce que près de deux millions de Français étaient restés sur le carreau en 14-18, et qu’il fallait bien prendre en charge toutes les souffrances et toute la misère engendrées par ce désastreux conflit, sachant qu’il n’existait rien à l’époque pour se substituer aux carences de la société civile. Et autant le dire tout net, cette prise en charge fut particulièrement médiocre en France, ce qui favorisa l’émergence du parti communiste. C’est d’ailleurs une des raisons de la débâcle "morale" de 40, les familles s’étaient senties abandonnées par l’Etat français après la guerre. Les blessés ne retrouvaient pas de travail, les familles étaient complètement impuissantes face aux symptômes de stress post-traumatiques alors incompris (les progrès de la chirurgie et de l’hygiène avaient permis de sauver les blessés qui mourraient autrefois sur le champ de bataille). Les divorces explosèrent dans les années suivant la guerre, aggravant le déficit démographique et détruisant les solidarités familiales. La France, oublieuse, se plongea corps et âme dans les années folles. Puis le pacifisme socialiste sembla émerger comme une solution aux nouvelles menaces. Tout cela fit qu’en 40 le "plus jamais ça" se convertit en "tout mais pas ça". Tout cela explique aussi la politique "étatiste" qui fut poursuivie après la guerre de 45, et l’attention accrue portée au bien-être de la population. 

    Evidemment, je ne cherche pas à justifier les dévoiements de cette politique à partir des années 60-70 mais il me semble important de ne pas tout réduire à des enjeux purement idéologiques. Les gens qui ont construit les systèmes de sécurité sociale ne pensaient pas que l’Etat-Providence serait de plus en plus mobilisé pour pallier aux dysfonctionnements des politiques économiques, ce qui n’était pas son objet.

    Pour revenir à l’aspect économique, la liberté d’entreprendre ne va pas tout résoudre à elle seule. Il faut aussi des changements structurels profonds du mode de production, avec une implication décisive de l’Etat partout où cela est nécessaire, et où c’est son rôle.

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