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  • 4 votes
    Joe Chip Joe Chip 19 septembre 2017 23:35

    @Croa

    J’ai travaillé sur des petits films documentaires, la productrice se foutait la moitié d’une subvention de 25000 euros dans sa poche et vivait dans un superbe duplex dans le 11ème arrondissement. Elle avait un tas de combines pour produire un film à moitié prix (stagiaires, discuter tous les prix, tout organisé à l’arrache, tourner gratuitement dans les locaux d’institutions ou de musées dans le cadre de "partenariat culturel", etc.). A quatre films produits par an vous voyez déjà ce qu’elle se foutait dans la poche d’argent public avant même d’avoir vendu quoique ce soit. 

    Et je parle là d’une toute petite structure.

    Vous ne vous rendez pas compte de l’argent qui circule dans certains milieux, 2000€ c’est pas excessif pour un tournage quand on considère qu’Onfray est un bon client qui vend des millions de livres : il fait payer, c’est normal. Je préfère ça à des hypocrites subventionnés qui prétendent bosser pour "diffuser la culture". Après tout, il pourrait aussi se monnayer pour beaucoup plus cher comme le font certains philosophes médiatiques (Ferry, Enthoven, Comte-Sponville) en participant à des séminaires d’entreprise où les cachets peuvent être très élevés.

    Bordel, il y a des groupes de musique de variétoche en province qui prennent ça pour animer des soirées, vous en êtes conscients quand même ? 

    Onfray est fils d’un ouvrier agricole et d’une femme de ménage, quand on a vraiment connu la pauvreté on ne méprise pas l’argent, surtout l’argent facile à gagner.  

    Arrêtez de voir la vie à travers des lunettes de smicard, il y a beaucoup de gens qui gagnent plein de fric sans que cela soit forcément immérité ou illogique. 



  • 2 votes
    Joe Chip Joe Chip 19 septembre 2017 21:51

    @Joe Chip

    J’ai écouté jusqu’au bout et ses arguments sont inattaquables. Il y a en France une hypocrisie totale autour du travail intellectuel (au sens large) qui devrait être accompli pour la gloire ou pour le bienfait de la communauté pour ne pas être jugé suspect. Cette notion de gratuité est tenace et bien ancrée dans les esprits des pécores qui s’indignent dès lors qu’un écrivain touche quelques centaines ou milliers d’euros pour passer à la télé. 

    La Salamé avec des trémolos dans la voix qui noue la joue mémère de province comptant chaque sou alors qu’ils doivent payer des "communicants" foireux une dizaine de milliers d’euro, sans compter les salaires mirobolants des animateurs, producteurs, etc... 

    S’ils veulent Onfray, c’est pour la valeur ajoutée et la "crédibilité" qu’il apporte à une émission, valeur ajoutée et crédibilité que le service public ne sait plus ou peut plus créer, devant respecter le cahier des charges absolu du politiquement correct. 

    Ils externalisent la production de sens et de pertinence, il est donc logique que le "prestataire" le leur facture. Il n’y a donc aucune raison pour qu’il accepte de bosser gratuitement sous prétexte que c’est le service public, l’argument n’est pas valable et moralement hypocrite. 

    Je ne suis pas toujours Onfray sur le plan des idées, mais là il a raison. 



  • 3 votes
    Joe Chip Joe Chip 19 septembre 2017 21:22

    Détestable Asselineau réduit à calomnier les gens qu’il essaie de vampiriser médiatiquement dans une vaine tentative pour exister. Onfray n’a pas voulu te cautionner, toi le loser multirécidiviste avec ton parti à 0,5%, bouh, pauvre bibiche, va, on te sent toute vexée. 

    Qu’est-ce que ça peut foutre qu’Onfray touche 2000 euros pour un passage télé ? C’est rien et il a raison de palper ! Vas-y Mimi, te fais pas chier, pompe-les à donf ! 

    Asselineau se dévoile de plus en plus comme un démagogue de bas étage, et mauvais joueur avec ça, qui n’hésite pas à flatter les passions tristes des Français. 
    2000 euros, oulala ! C’est marrant, en France les mecs croient que des sommes de 3000/4000 euros ce sont des "grosses paies", en Suisse c’est à peine le salaire minimum ! 

    Mentalité de crevards.... pas étonnant que le pays s’enlise dans la médiocrité.


  • vote
    Joe Chip Joe Chip 19 septembre 2017 15:29

    @jimontheair

    Et moi je vous fais remarquer qu’il ne faut pas faut pas faire dire aux gens ce qu’ils n’ont pas dit ou l’inverse de ce qu’ils ont dit juste pour la ramener sur un sujet.



  • vote
    Joe Chip Joe Chip 19 septembre 2017 13:41

    @yoananda

    Le problème qui n’est pas abordé, et qui pour moi est majeur, est celui de la taille et la complexité.
    Quoi qu’on dise, toutes les tentatives de démocraties "réelle" ont été faites à toute petite échelle.
    Pour un pays comme la France, avec la complexité de la modernité, je ne penses pas qu’on puisses appliquer des méthodes aussi simples.

    Ce sont exactement les réserves (politiques) que formulaient Rousseau par rapport à la démocratie. Régime qu’il définissait comme "impossible" et qui selon lui ne pouvait réellement s’appliquer qu’à l’échelle de cités indépendantes ou de cités-Etats. 

    « À prendre le terme dans la rigueur de l’acception, il n’a jamais existé de véritable démocratie, et il n’en existera jamais. Il est contre l’ordre naturel que le grand nombre gouverne et que le petit soit gouverné. »

    Pour Rousseau, dont on a fait conventionnellement le chantre de la démocratie directe, la question de la représentation politique est un mal nécessaire et inévitable pour des Etats étendus (comme la France à son époque). Or, par définition, tout gouvernement est aristocratique puisqu’il place les intérêts du grand nombre entre les mains du petit nombre (ordre naturel).

    Ce que nous appelons en principe "élection démocratique" est dans les faits une une aristocratie élective, basée en théorie sur la sélection des meilleurs, ce qui correspond en effet au régime républicain.

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