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Ésus

Ésus

Hésus, ou Esus, c. à d. terrible en celtique, est une divinité gauloise qu'on ne connaît que par un vers de Lucain, un passage de Lactance et par l'inscription d'un autel gallo-romain découvert en 1711 sous le maître-autel de Notre-Dame de Paris et conservé au musée de Cluny. Il est le dieu des artisans, des voyages, protecteur des commerçants, défricheur de forêts et charpentier.

Tableau de bord

  • Premier article le 07/09/2020
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Derniers commentaires




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    Ésus Ésus 10 septembre 20:17

    Qui dit Goth, dit Odin (l’un de ses nombreux épithètes). Donc on est en plein dedans par rapport à la vidéo et aux éléments mentionnés plus haut.



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    Ésus Ésus 10 septembre 19:46

    @Guepe maçonne
    *
    On attribue traditionnellement à Fulcanelli deux ouvrages, ainsi qu’une série d’articles parus avec les éditions des années 1960. Le mystère des Goth (peuples germaniques) est bien celui des cathédrales. Pour cela, il suffit juste de lire jusqu’à la page 8 du Mystère des cathédrales.
    *
    Pour nous, art gothique n’est qu’une déformation orthographique du mot argotique, dont l’homophonie est parfaite, conformément à la loi phonétique qui régît, dans toutes les langues et sans tenir compte de l’orthographe, la cabale traditionnelle. La cathédrale est une œuvre d’art goth ou d’argot. Or, les dictionnaires définissent l’argot comme étant « un langage particulier à tous les individus qui ont intérêt à se communiquer leurs pensées sans être compris de ceux qui les entourent. C’est donc bien une cabale parlée.
    *
    Les argotiers, ceux qui utilisent ce langage, sont descendants hermétiques des argo-nautes, lesquels montaient le navire Argo, parlaient la langue argotique, — notre langue verte, — en voguant vers les rives fortunées de Colchos pour y conquérir la fameuse Toison d ’Or. On dit encore aujourd’hui d’un homme très intelligent, mais aussi très rusé : il sait tout, il entend l’argot. Tous les Initiés s’exprimaient en argot, aussi bien les truands de la Cour des Miracles, — le poète Villon à leur tête, que les Frimasons, ou francs-maçons du moyen âge, « logeurs du
    bon Dieu », qui édifièrent les chefs-d’oeuvre argotiques que nous admirons aujourd’hui. Eux-mêmes, ces nautes constructeurs, connaissaient
    la route du Jardin des Hespérides...



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    Ésus Ésus 8 septembre 16:59

    Le terme de judéo-christianisme est polémique. Et on comprend pourquoi, puisqu’il s’agit après tout d’un concept moderne relativement mal défini. Il est toujours bon de définir les termes. D’un point de vue historique en premier lieu :

    *

    Le judéo-christianisme exista dans les premiers temps de notre ère. Après l’« événement Jésus » et les bouleversements qu’il suscita, ses proches continuèrent de fréquenter les synagogues et le Temple. Les « judéo-chrétiens », surtout nombreux à Jérusalem, autour de Jacques, « le frère du Seigneur », liaient les thèmes de la prédication de Jésus à ceux de la loi juive. Ils observaient les commandements de la circoncision et du shabbat, de la pureté alimentaire et le jeûne. Ils se considéraient presque comme un mouvement de réforme à l’intérieur du judaïsme. Et l’on peut se demander comment ce groupe eût évolué si le grand prêtre Anan n’avait pas fait lapider Jacques, pour des raisons obscures, en 62.

     *

    Jacques… dont on a retrouvé un épître apocryphe (Livre secret de Jacques) dans la bibliothèque de Nag Hammadi. Un écrit gnostique.

     *

    Par extension, on entend par « judéo-christianisme » l’opinion que chacun s’en fait. Si on le comprend de façon interne, on cherche à savoir si ce terme correspond à nos pratiques personnelles. Si c’est un regard externe, cela tendrait à désigner une certaine manière de considérer le rapport à soi, à autrui et au monde, autrement dit des schémas mentaux ou valeurs, plus ou moins partagés par une même société ou civilisation.

     *

    C’est dans ce sens précis qu’il a été employé plus haut. En faisant bien la distinction entre les deux religions abrahamiques, dont le postulat est qu’elles ont (ou ont eu) toutes deux une influence prépondérante sur le cours de l’histoire en Europe. Après il faudrait définir plus précisément… mais on va s’en abstenir.

    *

    Pour aller à l’essentiel et répondre sur ce pêché originel qui en tracasse certains, on peut observer deux grandes tendances sur la question. La première, c’est de considérer que cette séparation entre l’homme et le(s) Dieu(x) est actée et qu’en conséquent Dieu est inatteignable… si ce n’est par les chefs spirituels terrestres ou les éventuels prophètes. Après, il viendrait tous nous sauver à la fin... donc bon… La seconde, c’est de considérer la séparation entre les hommes et le(s) Dieu(x) comme étant non irrévocable, mais une sorte de défi lancé à l’homme, pour recouvrer sa « forme » divine. On considère en général, dans cette seconde tendance, la personne comme pouvant avoir un accès « direct » à la divinité sous certaines conditions. C’est la parole du Christ entre autre, mais la première tendance peut aussi désigner l’Église... 

     *

    On peut aussi dire qu’il y a pas de péché originel mais chercher le divin du monde.

     *

    Après, toute la nuance repose sur chercher quoi précisément, comment le chercher, par quels moyens et dans quel but… Notre-Dame n’est-elle pas une réponse des plus synthétiques à ces problématiques ? smiley



  • 1 vote
    Ésus Ésus 8 septembre 16:57

    @Samson

    Tout à fait d’accord.

    *

    Le but implicite de cet article n’avait pas tant, en fin de compte, vocation à légiférer si Notre-Dame était seulement chrétienne ou si sa symbolique relevait du paganisme ; à l’évidence elle est tout à la fois chrétienne et « païenne », mais plutôt à soumettre un autre angle de vue pour nous inviter à nous interroger davantage sur cet incendie, « miraculeux » pour certains, et ses enjeux.


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