En fait, on n’envisage pas Dieu avec la logique mathématique.
La science ne rencontrera jamais Dieu. Il n’est pas calculable.
Il y a également une logique à l’origine de la croyance en son existence. Mais c’est une logique que l’on estime être dépassée à notre époque où la science fait la loi. Dieu est de l’ordre de l’intuition. De la foi. Ou du dogme.
Le temps du rêve. C’est très joli. Mais un peu flou, non ?
Pour qu’il y ait rêve, il faut qu’il y ait un cerveau qui rêve. A moins que ce soit Dieu qui rêve ? Et que Dieu n’ait pas besoin de cerveau ?
Quid du néant ?
Avant la naissance, on est dans les limbes, dans l’au delà.. Après la mort, idem. Et si tout n’était que vide ? Que la vie n’était qu’une brève illusion ? Un intervalle entre deux immensités de vide ? Une anomalie ?
Et si l’univers n’avait pas de sens ? C’est, au fond, ce que je pense. L’univers a le sens que nous lui donnons. Même la science qui essaie de s’approcher au plus près possible de la réalité ne trouve pas de sens à l’univers.
Si les causes d’un système sont extérieures à ce système (j’essaie de me rappeler ce que dit un des deux mutants) Dieu serait donc cette cause extérieure. Dieu serait l’origine des causes qui font tout système.
Admettons. Le problème n’est cependant toujours pas résolu.
Qui ou quoi est à l’origine de Dieu ? Dieu serait sa propre cause ?
Difficile à admettre quand même, non ?
Que l’univers soit une création, pourquoi pas ! Que le créateur de l’univers ne soit pas lui-même une création, c’est là que ça coince. Dieu ne serait donc pas soumis aux lois de l’univers ? Où et quand existerait-il ?
Existerait-il autre chose que l’univers ? Et cette autre chose, ne serait-elle pas soumise, elle aussi, à des lois ?
Tout cela est inconcevable. Alors à quoi bon le concevoir ?