Je suis assez d’accord avec lui sur les grandes lignes.
-Jean Robin est un suprématiste juif déguisé en patriote ultra-libéral. Moualek est un simple imbécile ignare. Le problème que pose le judaïsme est le suprématisme et non le sionisme.
-Le fascisme italien. Je ne suis pas fan mais il est vrai qu’il a été diabolisé de façon très exagérée. Du fait de son alliance forcée avec l’Allemagne nazie et de sa défaite militaire. Malheur aux vaincus !
-Alain Soral. Personnage pervers mais brillantissime dialecticien.
-La nuisance de l’idéologie gauchiste. Une idéologie manichéenne et violente qui a mené à l’impasse toutes les générations pré et post-soixante-huitardes.
Surtout parmi les "prolos". Les bourgeois, eux, y trouvent leur compte, cette pseudo-lutte rétablit leur bonne conscience.
-Le leurre de la Démocratie. Un mot fourre-tout, démagogique et fondé sur rien. Un concept élevé au rang de croyance religieuse.
-L’islamophobie a pour origine, en partie, le comportement fanatique et imbécile de certains musulmans. On reproche aux convertis d’être les plus zélés et prosélytes de tous. Marc George évite le piège.
-Le nucléaire et les OGM sont des questions qui méritent débat. Aujourd’hui, à droite comme à gauche, une chape de plomb recouvre la possibilité d’en débattre.
-Les femmes envoient très facilement et de plus en plus en prison des hommes sous le prétexte fallacieux de pédophilie. Les hommes ne peuvent pas se plaindre de la perte de leur autorité s’ils se comportent en adulescents irresponsables.
Qaspard, la question de la matrice ou du système (qui en fait partie ou pas ?) ne m’intéresse pas vraiment.
C’est une fausse question dans la mesure où nous en faisons tous partie et nous en sommes tous exclus en même temps. Tout dépend de l’utilité que nous pouvons représenter à un moment donné ou pas. Sommes-nous récupérables et dans quel but ?
La matrice elle-même évolue. La stratégie du système change en fonction des événements. Elle est vivante donc opportuniste. Et donc imprévisible, difficilement saisissable.
Zemmour est récupéré. C’est évident. Son ultra-présence médiatique en atteste. Il affirme que c’est à cause du buzz qu’il provoque, de l’audimat et donc de la publicité et de l’argent qu’il génère. C’est à la fois vrai et faux, comme tout ce que propage ce personnage.
Le système n’a pas réellement besoin d’audimat, de publicité et d’argent. Tout cela lui revient de droit. Automatiquement. L’argent généré n’est que de l’argent investi et récupéré. Le gain capitaliste lui est indifférent car assuré, quoi qu’il arrive. C’est une rente. Ce qui l’intéresse n’est pas tant l’argent que les idées propagées.
Les médias sont une affaire essentiellement idéologique.
Quel est l’intérêt idéologique représenté par Zemmour pour les médias et donc le système ?
Il est l’avant-garde des idées de demain. La soupape qui donnera le temps au système de se réformer (en se dé-gauchisant et en se dé-sionisant) afin de coller avec l’air du temps.
Voila ce que je pense. C’est assez simple, en fait. Mais je me trompe sûrement sur quelques trucs.
Bon, le FN a clairement choisi son angle d’attaque (et son camp). Ce sera : la France contre le danger musulman.
Taper sur les immigrés c’est plus facile que de taper sur l’Oligarchie mondialiste. Taper sur les pauvres c’est plus facile que de taper sur les riches.
Pour une fois, je suis d’accord avec Robin. D’accord aussi avec Lesquen.
Zemmour est un leurre, un agent du système. Un faux patriote (ou un vrai, qu’importe !).
Et sa sur-présence médiatique en est effectivement la démonstration. Elle sert à cacher et faire taire (ou patienter) bien d’autres intellectuels aux idées similaires. Zemmour sert de bouchon. Jusqu’à ce que la pression soit trop forte. Nous serons alors submergés par une vague de penseurs de droite (dure).
Nous sommes à la veille d’une révolution réactionnaire. Le temps que se fasse la purge dans la hiérarchie médiatique et politique. Qu’elle se débarrasse des dinosaures gauchistes encore aux manoeuvres.
Le patriotisme, la religion chrétienne, la famille (re)deviendront les valeurs à la mode.
Tout cela sera bien joli mais je doute que ce sera suffisant à nous sortir de l’aphasie dans laquelle nous a plongés la société de consommation depuis les années 70.