Tépa est un type bien, il n’y a pas de doute. Il est sympa, consensuel, comme doit l’être tout bon journaliste et intervieweur.
Il y a trois types d’invités dans son émission.
Les authentiques dissidents. Comme Soral ou Faurisson. Des gens aux propos sulfureux qui vous mettent en péril - pénalement - de par leur seule présence. Ce sont les vraies locomotives. Tépa devrait le reconnaïtre.
Les illuminés. Comme Glauzy. Qui viennent prêcher un tas de conneries. Ils ont l’intérêt (?) d’être sincères.
Les faux nez. Comme Robin et, peut-être, Marc George.
C’est aux spectateurs de trier le bon grain de l’ivraie. Ce qu’on pourrait reprocher à Meta-TV c’est de ne pas faire ce tri en amont. Mais une émission doit diffuser coûte que coûte. La qualité ne peut pas être là en permanence.
En tout cas, c’est un bon média. L’invité y a tout le loisir de s’exprimer. Et il est en inter-relation avec le public. A mille lieux des médias meanstream.
Ce retour est impossible. La page religieuse est définitivement tournée dans nos sociétés technocratiques.
A moins d’un écroulement général comme les prédit San Giorgio et d’un retour forcé à la terre, on ne reviendra pas sur la laïcité.
Du moins à court et moyen terme. Peut-être dans cinq cent ans ?
L’idée est généreuse. C’est une main tendue aux musulmans et aux traditionalistes. Il faut la prendre telle quelle. Comme un slogan. Une image. La critique d’un certain individualisme consumériste. Une réflexion qui tient compte du passé et de l’histoire revisitée. Une dénonciation de la politique de la table rase qui a fait tant de dégâts.
Ce que j’aime chez Soral c’est sa critique. Sa contestation de l’ordre établi. Son coté anarchiste.
Par contre, ses solutions (tout comme celles des anars d’ailleurs) ne me convainquent pas.