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Accueil du site > Tribune Libre > Carl Schmitt, un intellectuel au service du nazisme

Carl Schmitt, un intellectuel au service du nazisme

Les nazis se sont référés aux lois enseignées par la biologie de leur temps pour œuvrer à l’avènement d’une race supérieure promise à la domination de toutes les autres. « Nous façonnons la vie de nos peuples et nos législations conformément à l’avis de la génétique » proclamait le manuel de la jeunesse hitlérienne. Ainsi, l’ordre politique et l’ordre international devait être calqué sur la biologie, et non sur des principes universels abstraits tels qu’ils ont été proclamés lors de la révolution française. Grand promoteur du droit d'exception dans l'entre-deux-guerres, Carl Schmitt s'est imposé comme le théoricien du droit le plus talentueux de sa génération et s’est brillamment illustré dans la construction d’un ordre juridique fondé sur des lois inscrites dans la nature. Et pourtant, il a échoué. Retour avec Johann Chapoutot à l'Académie Royale de Belgique au colloque "Le pouvoir des intellectuels, le « pouvoir des sans-pouvoir »" sur l’échec de l'un des penseurs majeurs du politique au XXe siècle, bien qu'actif compagnon de route de la monstrueuse machine nazie.

 

 

Critique de Carl Schmitt

 
 
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Sa critique du droit international se fonde sur le concept d’extranéité : les principes qui le régissent sont des principes étrangers à ce que doit être l’ordre international et à ce qu’est l’esprit allemand. Pour commencer, les traités qui organisent les relations internationales ont été élaboré par les ennemis de l’Allemagne. La promotion des principes universalistes n’était selon lui qu’un artifice servant à dissimuler les victoires des ennemis particularistes de l’Allemagne. Ensuite, ce droit international, en plus de servir la cause des ennemis de l’Allemagne, est formaliste. Selon Carl Schmitt le règne du formalisme juridique consacre des absurdités grotesques : par exemple, au nom de l’égalité formelle de tous ses membres, le Costa Rica et l’Ethiopie ont la même voix au chapitre que la grande Allemagne. Des pays qui ne sont pas égaux de fait deviennent égaux en dignité. Un égalitarisme qu’il juge néfaste et qui correspond aux idées de la révolution française qui est interprétée par les juristes et par les biologistes nazis comme le triomphe de la lie raciale gallo-romaine sur la noble aristocratie germanique. Comme jadis le christianisme a été promu par la plèbe de l’empire romain, cette lie révolutionnaire a fait émerger l’idée d’une égalité en droit parce qu’elle se sait inférieure. C’est aussi ce qui se joue sur le plan international : c’est à une république des nations et des peuples qu’on veut désormais donner naissance. 

Pour les nazis, l’abstraction est la prédisposition primordiale de l’âme juive. Nomades sans terres, ni racines, les juifs élaborent selon eux une culture cosmopolite basé sur les nombres et sur les idées abstraites. Vagabond par essence, les juifs se servent de l’abstraction pour saper les valeurs traditionnelles. Ils sont tellement ratés et faibles qu’ils ne peuvent se confronter à la réalité, il faut toujours qu’ils se réfugient dans une idéalité, que ce soit celle de l’universalisme, du formalisme juridique, de la spéculation financière ou de la physique mathématique. C’est ainsi que Carl Schmitt sera obsédé par la "déjudaïsation" des sciences juridiques et propose d'ajouter la mention "Jude" à chaque citation d'auteur juif dans un livre. Selon lui, seul le Germain, qui tire son génie du sol, dont la vie est basée sur une tradition séculaire et qui est gâté par la réalité puisqu’il est beau, fort, généreux, créateur de culture et est l’homme du grand « oui » à la vie, peut se confronter à elle. Selon cette logique, seul le juriste germanique peut fonder un ordre juridique qui s’inscrit dans les lois de la nature. Contre les chimères néfastes et nocives du juridisme, contre l’abstraction, contre le formalisme et contre tous les principes hérités de la révolution française, Carl Schmitt en appelle à une révolution normative pour revenir à réalité et va proposer sa théorie des ordres concrets.

 

Le droit du peuple

Carl Schmitt propose un droit du peuple, et au fond du seul peuple qui puisse être sujet de droit càd le peuple allemand. Il estime que la grande faute des formalistes est le raisonnement hypothético- déductif ( partir d’une norme fondamentale pour en déduire mathématiquement des normes secondaires ). Selon lui, la réalité sociale est constituée par des ordres concrets (la paroisse, la famille, la nation, la corporation etc.). Il considère qu’il faut partir de ces ordres concrets tels qu’ils ont été validés par l’expérience et par l’histoire pour en induire des normes. Le juriste doit être en quelque sorte le greffier du réel et sa créativité doit se borner à une translittération de ce qui est. Il s’agit de constater le fait et d’en induire du droit. C’est un renversement total de la conception du droit tel qu’elle est promue depuis au moins les XVIIème et XVIIIème siècle notamment chez les philosophes et les juristes jusnaturalistes qui opposent le fait au droit.

Cela donne lieu à une gigantesque opération de conceptualisation de ce que doit être le nouveau droit germanique et à ce que doit être la pratique prétorienne des tribunaux qui sont invité à juger selon le bon sens populaire ( qui est pour lui l’instinct de la germanité qui se manifeste ) et selon la parole du Führer (qui a le mieux compris les lois de la nature et de l’histoire) et les principes du parti nazi (qui dépose la sagesse et la parole du Führer). Bon sens populaire, parole du führer et parti nazi deviennent les sources du droit.

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Les grands espaces

Pour ce qui est de sa théorie du droit international, le concept fondamental utilisé par Carl Schmitt est celui de grand espace. Il utilise la même méthode que pour son droit du peuple : observer comment l’histoire a structuré la géographie, voir comment le monde s’est organisé depuis des siècles voir des millénaires et induire des règles de structuration des grands espaces. Et c’est précisément ce concept de grand espace qui causera sa perte dans le milieu national socialiste.

En effet, Carl Schmitt n’arrive pas à franchir la dernière étape de la biologisation totale du droit, son grand espace n’est pas l’espace vital ou le biotope et il se retrouve dépassé sur sa droite par ceux ( y compris certains de ses élèves) qui font de la race l’ordre concret par excellence. Il y’a chez lui un obstacle épistémologique majeur qui l’empêche d’aller plus loin dans cette logique : c’est un penseur de l’Etat. Carl Schmitt est un passionné d’empire et un admirateur des structures politiques qui ont su unifier des espaces normativement, politiquement et militairement. Or, les nazis sont des anti-étatistes convaincus et veulent dépasser le cadre étatique ( puisque pour eux, l’Etat est en quelque sorte une abstraction crée par les juifs). En outre l’homme est profondément catholique quand le christianisme n’est, pour les nazis, qu’un avatar du judaïsme.

En butant sur la biologie, Carl Schmitt se retrouve marginalisé et perd son influence. 

Cela va sans dire mais c’est peut être mieux en le disant que cet article ne constitue en aucun cas une apologie du nazisme, l’exposé de Johann Chapoutot a lieu dans un colloque organisé à l’occasion de l’anniversaire de la Charte 77, et qui s’est donné pour objectif de rappeler le rôle des intellectuels dans les sociétés tyranniques mais aussi des dangers de la pensée totalitaire dans les sociétés en crise ou encore en mutation.

Malgré sa marginalisation, Carl Schmitt s’est clairement engagé dans l’appareil nazi en 1933. Que ce soit par opportunisme ou par conviction, il a accompagné le national-socialisme de l’éclosion à l’implosion. Cela ne doit pas empêcher de reconnaitre la puissance intellectuelle et la culture du juriste. Une fois purgée de ses obsessions racistes, on peut admettre que la pensée de Carl Schmitt se construit sur une critique du libéralisme qui trouve des échos à notre époque, non seulement parce qu’il y' a une certaine exaspération antilibérale, notamment liée au fait que le politique exprime son impuissance face à la mondialisation mais aussi parce que nombre de ses analyses se rapportent à une actualité brûlante, que ce soit sur le terrorisme, le droit de la guerre, l’Etat d’exception ou la répartition inégale de la puissance dans l’ordre international.

Sources :

Académie royale de Belgique

Ekouter.net

Tags : Allemagne Histoire




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59 réactions à cet article    


  • 4 votes
    Joe Chip Joe Chip 9 janvier 15:22

    Est-ce qu’il y a d’autres intellectuels qui défendent l’idée que les nazis étaient des anti-étatistes ? L’idée est intéressante mais ne me semble pas très crédible, hormis en tant que théorie alternative.

    Je ne nie pas que certains intellectuels d’avant-garde théorisaient la désagrégation de l’Etat mais dans la pratique le nazisme reste assez proche du fascisme dans sa conception centrale et organisatrice du rôle de l’Etat. C’est à travers l’Etat et l’extension de ses prérogatives que les nazis mettent en place leurs politiques, et rien ne semble indiquer qu’Hitler envisageait de démanteler l’Etat au profit de la création d’"agences" sur le modèle néolibéral actuel.

    On sait très bien qu’Hitler lui-même maintenait à distance et parfois sous surveillance les éléments les plus exaltés du régime, utiles pour mener à bien certaines tâches, mais tenus à l’écart du pouvoir qui privilégiait les fonctionnaires zélés (autre signe d’"étatisme"). 

    L’exemple le plus caractéristique de ce décalage entre la théorie et la réalité est le soi-disant "mysticisme nazi" qui a fait coulé beaucoup d’encre et alimenté beaucoup de fantasmes mais qui n’était en fin de compte qu’une sorte de lubie décadente et romantique partagée au sein de "sociétés initiatiques" par des officiers SS et quelques anthropologues et historiens germanistes dont Hitler méprisait les travaux. Pour le Führer, les histoires d’aryens se livrant à d’obscurs rituels au fin fond des forêts de Germanie étaient un folklore ridicule, voire nuisible. Tout comme Schmitt, il avait pour modèle l’imperium et Rome, pas les délires volkish des milieux conservateurs intellectuels du XIXème siècle.

    Il me semble qu’Asselineau a commis une erreur similaire sur le cas Hallstein en s’acharnant à vouloir démontrer que le type était un idéologue attelé à la construction juridique d’une Europe nazie alors qu’il était au plus un rouage de l’appareil d’Etat allemand.


    Bonne synthèse sinon.


    • vote
      maQiavel maQiavel 9 janvier 16:57

      @Joe Chip

      Merci.

      Oui, comme tu le dis il faut bien distinguer théorie et pratique. Il y’a toujours des décalages entre la théorie et la réalité, c’est ce que ne comprennent pas les monistes idéologiques qui voient systématiquement une continuité quasi absolue entre l’idéologie et la pratique. Il ne s’agit pas ici de nier l’importance des systèmes de représentations mais de les replacer dans leur contexte, et surtout de les considérer comme des systèmes évolutifs, en raison de l’apparition de dissonances cognitives plus ou moins importantes à la suite des effets inattendus des actions. L’un des exemples le plus flagrant c’est l’Etat bolchévique : il y’a, en particulier dans les premières années, un tel hiatus entre ce qu’ils disaient et ce qu’ils faisaient que c’en est grotesque, c’est à en mourir de rire. La meilleure manière de ne rien comprendre à la réalité de l’Etat bolchévique, c’est de se limiter à l’étude des textes de leurs dirigeants et à leurs discours. C’est pourquoi, pour étudier les mystères d’un Etat, il mieux vaut se fier aux pratiques quotidiennes plutôt qu’aux déclarations de principe. 


    • vote
      maQiavel maQiavel 9 janvier 17:01

      @Joe Chip

      Cela dit, on retrouve tout de même une littérature anti-étatiste chez les nazis. Est-ce que cette théorie a eu un impact, même limité, sur la pratique du pouvoir des nazis ? C’est une question très intéressante à laquelle je n’ai pas le niveau de connaissance requis pour répondre. Cependant, ce que je peux dire, c’est que l’Etat nazis est très particulier et ne correspond pas à la conception qu’on se fait de l’étatisme.

      On est avec le système nazi en présence d’une régression vers une forme étatique et administrative « pré-moderne » (au sens de Max Weber) appliquée sur une société et une économie moderne. Pour Max Weber, l’Etat bureaucratique est une forme d’organisation générale caractérisée par la prépondérance des règles et de procédures qui sont appliquées de façon impersonnelle par des agents spécialisés. Le pouvoir est exercé et transmis par l’appareil administratif lui-même, qui gomme la plupart des défauts et qualités individuelles et met en valeur celles de l’organisation. En outre, les comportements des individus sont fondamentalement modelés par les institutions ( le terme « institution » provient du latin « institutio » équivalent à « ce qui est institué, règle »).

      Alors bien sûr, il s’agit d’un idéal type, les choses ne se présentent jamais de façon aussi pure mais la spécificité du système nazi, c’est qu’ils ont détruit volontairement les processus institutionnels au nom du « culte du chef ». Il s’en est suivi, tout le long de l’édifice nazi, l’établissement de relations d’homme à homme, fondées sur la fidélité réciproque, l’échange de services et l’absolue dévotion du « vassal » envers son « suzerain », mimant les relations d’allégeance qui se sont établies entre les dirigeants et le Führer. On est donc passé des relations institutionnelles à des relations interpersonnelles. Bien sûr, ces relations d’allégeance existent dans toutes les bureaucraties, y compris celle de la France d’aujourd’hui mais les nazis ont poussé cette logique à un tout autre niveau. Et en plus de cela, le darwinisme social des nazis a encouragé l’émergence de comportements violemment antagoniques au sein de l’élite et les éléments de rationalité technique se sont de plus en plus enfouis dans des comportements de concurrence entre personnes et institutions qui n’étaient pas réglementés. On se retrouve donc avec un État Nazi qui régresse vers un modèle archaïque semi-féodal alors qu’il doit gérer une économie et un système militaire développés, cela a été à l’origine de beaucoup de problèmes, notamment pendant la guerre.

      Avec le fascisme italien, on est tout de même dans une autre configuration. Et c’est certainement lié au fait que le fascisme s’est construit en réaction à la fragilité de l’Etat italien et va compenser cette fragilité en créant en Italie un Etat fort et unitaire. Et c’est cette fragilité qui va les pousser à idolâtrer l’Etat (tout dans l’Etat, rien contre l’Etat, rien en dehors de l’Etat). Idolâtrie de l’Etat que les nazis ont substitué par l’idolâtrie de la race.


    • 3 votes
      yoananda2 9 janvier 17:11

      @Joe Chip

      Est-ce qu’il y a d’autres intellectuels qui défendent l’idée que les nazis étaient des anti-étatistes ?

      ché pas mais j’avais lu ça aussi quelque part, genre ils préféraient monter des agences temporaires pour traiter un problème plutôt que d’instituer une bureaucratie permanente.


    • vote
      ezechiel ezechiel 10 janvier 00:28

      @Joe Chip "Est-ce qu’il y a d’autres intellectuels qui défendent l’idée que les nazis étaient des anti-étatistes ?"

      Adolf Hitler était effectivement opposé à la notion d’état ou de nation.
      Il voulait construire une Europe sans frontières "Das Neue Europa" (la nouvelle Europe) contrôlée par le peuple Allemand.
      Paris-Soir publie en une de son journal le 1er février 1941, une partie du discours de Hitler prononcé au Sportpalats de Berlin sur l’organisation de cette nouvelle Europe :
      "1941 sera la grande année du regroupement de l’Europe a déclaré le führer"
      Le gouvernement de Pétain inaugurera avec les autorités nazies l’exposition intitulée « La France européenne » le 6 juin 1941 à Paris au Grand Palais. Les tracts et affiches qui doivent faire la promotion de cet événement mettent en avant le projet d’une « construction de l’Europe » sans frontières.


    • 6 votes
      Super Cochon 10 janvier 02:21

      Vous ne trouvez pas ça bizarre ? .......... L’idée de race supérieur est reproché aux Nazi , alors que les Juifs qui se proclament peuple élu et supérieur aux autres populations ne sont pas accusé de discrimination et de racisme  !
      .


    • 4 votes
      Joe Chip Joe Chip 10 janvier 04:10

      @ezechiel

      Vous pouvez me citer les propos d’Adolf Hitler (sourcés) où celui-ci se déclare opposé à la notion d’Etat ou de nation ? Merci.

      "Das Neue Europa" est le fruit de la propagande nazie pour convaincre les peuples vaincus d’accepter sans broncher la domination allemande et le STO. Il n’y a jamais eu aucun projet concret nazi pour fonder une "Nouvelle Europe". J’ai effectué quelques recherches à ce sujet et tout ce que l’on trouve ce sont deux ou trois articles publiés par des intellectuels par définition "nazis" puisque le parti nazi contrôlait les publications ou les organismes pour lesquels ils travaillaient. A part ça il n’y a rien à part des affiches de propagande annonçant une expo organisée à Paris en 1942 et intitulée "La France européenne" parce que cela sonne forcément mieux que "La France nazie" ou "La France allemande".

      De plus comme je l’ai déjà écrit ici la notion de "nouvelle Europe" n’est pas nouvelle et régulièrement utilisée depuis le début du siècle, il y avait même une revue en allemand intitulée "das neue europa" : 

      https://data.bnf.fr/fr/32822925/das_neue_europa/

      Et un parti paneuropéen créé après la première guerre mondiale :

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Union_paneuropéenne_internationale

      Contrôle de la presse, censure des films et des chansons, affiches sont les traits essentiels de la propagande nazie en Europe. Dans les pays occupés, l’Allemagne nazie fait la promotion d’une nouvelle Europe comme en Italie avec l’idée d’une « nouvelle Europe pour le travailleur »24 ou en France avec l’exposition « La France Européenne »25. L’utilisation de ces outils vise une intégration forcée des peuples dans une vision hitlérienne d’un empire européen mené par le Troisième Reich. 
      (wikipedia)

      Et un article qui fait un bon point sur cette question :

      https://www.eclairement.com/L-Europe-nazie

      Le but d’Hitler est de restaurer la Grande Allemagne et pas de construire une Europe nouvelle. Dénonciation des courants européistes = idéologie dangereuse (ignorent la race et la nation). Hitler dénonce Coudenhove-Kalergi. Mouvement Paneurope = forme d’internationalisme qui détourne les peuples de leur chemin. Dès 1933, les paneuropéistes allemands sont poursuivis, le mouvement est interdit en Allemagne et certains de ses membres arrêtés.

      Les notions d’Europe nouvelle et d’ordre nouveau servent à justifier la collaboration et à occulter la question de la domination allemande

      Bref, c’est juste de la propagande, rien d’autre. C’est quand même assez incroyable d’interpréter au premier degré des documents nazis en expliquant que cela prouverait qu’ils avaient l’intention de fonder une "nouvelle europe". C’est soit de la crédulité soit de l’aveuglement volontaire. 
      Hitler n’a jamais parlé de "Nouvelle Europe" car il avait d’autres chats à fouetter. Son projet c’est le reich et l’extension de l’espace vital, avec la collaboration contrainte ou l’élimination des autres peuples "esclaves". Tout cela en revanche est bien documenté.

      Merci de cesser de diffuser les liens des sites de l’UPR dont les tentatives de falsification de l’histoire et les mensonges à ce sujet ont été déjà amplement démontrés. 


    • 1 vote
      Joe Chip Joe Chip 10 janvier 04:17

      @Super Cochon

      Ca n’a absolument rien à voir, à part quand on a passé trop de temps sur ER ou à écouter Soral...

      L’idée de "race supérieure" émerge vers la fin du XVIIIème siècle, c’est un concept pseudo-scientifique issu de la taxinomie ou science de la classification des êtres vivants. 

      Le concept de peuple élu est une notion purement religieuse et métaphysique qui n’est d’ailleurs pas exclusive aux Juifs. Beaucoup de peuples ont une mythologie qui leur confère une importance particulière ou une "supériorité" sur les autres peuples.


    • 3 votes
      ezechiel ezechiel 10 janvier 07:47

      @Joe Chip "Il n’y a jamais eu aucun projet concret nazi pour fonder une "Nouvelle Europe".

      Il me semble que l’Allemagne a envahi l’Autriche, une partie de la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, une partie de la France, et comptait aussi envahir l’Angleterre, puis finalement de tenter l’invasion totale de l’URSS à partir de juin 1941.
      Si ça ce n’est pas une tentative de fonder une nouvelle Europe, je ne sais pas ce que c’est !

      " Adolf Hitler rencontre Benito Mussolini à Rome le 9 mai 1938 afin de créer « une nouvelle Europe » : une dictature européenne qui serait sous leur contrôle. Une équipe de juriste est alors constituée pour concevoir cette « nouvelle Europe » qui a vocation à supprimer les frontières, ligoter les pays dominés et créer un vaste Empire où l’axe Berlin-Rome appliquerait sa politique. Walter Hallstein est donc nommé personnellement par Adolf Hitler comme représentant nazi pendant les négociations d’Etat avec l’Italie fasciste entre le 21 et 25 juin 1938 afin de mettre en place un cadre juridique pour la « Nouvelle Europe ». "
      http://www.comite-valmy.org/spip.php?article8641


    • 1 vote
      pegase pegase 10 janvier 11:22

      @ezechiel
      Si ça ce n’est pas une tentative de fonder une nouvelle Europe, je ne sais pas ce que c’est !

      Ce ne sont pas les affiches qui manquent, le projet nazi a été repris par Schumann (c’est écris en toutes lettres dans les archives déclassifiées), les américains ont mis Walter Hallstein à la première présidence de la commission européenne, ce dernier a juste eu a reprendre son dossier "Das neu Europa" sous le bras ...

      https://www.youtube.com/watch?v=kR8DRBZ-wrw

      Joe chip va nous coller le lien d’Aude WTfake smiley

      la voilà la connasse
      https://www.youtube.com/watch?v=9susYbhX490


    • 4 votes
      Joe Chip Joe Chip 10 janvier 11:48

      @ezechiel

      Votre lien c’est encore les fariboles de l’UPR sur ce sujet, qui ont été balayées par tous les gens qui ont cherché à vérifier les assertions d’Asselineau, qui n’a d’ailleurs jamais fourni les soi-disant "preuves" qu’il devait apporter démontrant qu’Hallstein était un nazi exalté impliqué dans la création d’une "nouvelle europe" préfigurant l’UE actuelle.

      Cette théorie du complot non seulement le discrédite (à travers son obsession à vouloir nazifier l’UE et tout ce qui lui déplaît) mais complique également la tâche des gens qui cherchent à critiquer rationnellement la construction européenne, qui se retrouvent associés à des théories farfelues. ("Ah oui, Asselineau, le type qui explique que l’UE a été créée par les nazis").

      Je vous le demande une dernière fois en sachant que vous ne pourrez pas les produire : des sources crédibles et fiables. Vous ne pouvez pas ignorer les arguments et les faits que j’ai amenés à votre attention en faisant comme si vous n’avez pas à y répondre.

      Ce sont toujours les mêmes sources issues des "recherches" d’Asselineau et des sites proches comme celui de ce "comité-valmy" (de mémoire un site d’archéo-communistes) que vous refourguez sans jamais approfondir, comme si des liens constituaient une preuve en soi. Mais ça ne vaut rien sans une présentation a minima ou une mise en perspective par rapport au sujet concerné.

      Je vous invite à lire la page "discussion" de l’article de wikipédia consacré à Walter Hallstein qui relate la guerre d’édition provoqué par les soutiens d’Asselineau qui ont tenté à de maintes reprises de modifier l’article pour imposer leur falsification historique, car c’est bien de ça dont il s’agit. 

      Il ne s’agit pas de travaux récents d’un historien mais de fantasmes (débunkés depuis longtemps) - ou de mensonges - d’un homme politique

      La rencontre de 1938 d’une "équipe de juristes" soi-disant attelés par Hitler à la création d’une nouvelle europe n’est qu’une rencontre de hauts-fonctionnaires et de juristes en marge d’une rencontre entre les deux dirigeants visant à effacer les frontières des pays vaincus et à mettre en place dans ces pays une législation commune entre l’Italie fasciste et l’Allemagne nazie. Les documents nazis parlent d’ailleurs de "Grande Allemagne" ou de "reich européen". La "nouvelle europe" n’est qu’une fabrication de la propagande nazie pour faciliter l’acceptation du reich par les populations privées de souveraineté. Une sorte de soft power nazi, quoi.

      Tout le raisonnement fallacieux d’Asselineau consiste à induire le fait qu’Hallstein aurait été un nazi de premier plan chargé "personnellement" par Hitler de créer la "nouvelle europe" à partir de sa seule présence et participation au sommet, sans apporter les preuves concrètes d’une telle implication. C’est un biais cognitif évident.
      Il a été démontré qu’Hallstein se trouvait là uniquement en tant que juriste de premier plan appartenant à des organisations professionnelles prises en charges par les nazis, et non parce qu’il aurait été désigné "personnellement" par Hitler pour mettre en place le "cadre juridique" fantasmatique d’une "Nouvelle Europe". Asselineau, qui a décrit le personnage comme un nazi quasiment fanatique, n’a jamais produit de sources et de travaux sérieux démontrant l’implication d’Hallstein ou les liens organiques qui existeraient entre la "Nouvelle Europe", artefact de la propagande nazie visant à faire accepter le reich allemand, et la future Union Européenne.

      Quant à soutenir que l’Allemagne aurait envahi les pays voisins pour créer cette "nouvelle europe", là on est en plein délire ; je ne peux que vous encourager à lire des ouvrages historiques sérieux sur cette période et à vous renseigner un minimum sur la méthode historique, c’est réellement pénible d’avoir à buter encore et encore sur ce type d’obstination et ce refus d’accepter les faits en privilégiant systématiquement des interprétations parallèles, marginales ou douteuses.


    • vote
      pegase pegase 10 janvier 18:50

      @Joe Chip
      -
      Le 9 Mai 1938, Adolf Hitler et Benito Mussolini s’étaient rencontrés à Rôme afin de se mettre d’accord pour créer ensemble ce qu’ils appelaient "la nouvelle europe", Das neu Europa en Allemand, une Europe dictatoriale qui serait mise sous le joug des deux tyrans. 
      Durant les négociations avec l’Italie fasciste l’Allemagne envoya deux experts en droits afin de mettre sur pieds le cadre juridique de cette nouvelle Europe. Ces deux experts furent Friedrich Klausing et Walter Hallstein qui représentaient le gouvernement nazi lors des négociations .....
      Voir ce lien ... Hallstein n’était pas seul, il était assisté de Friedrich Klausing.

      Hallstein était donc mandaté par Hitler pour établir les bases juridiques de la construction européenne, c’était un juriste et c’était son boulot, les américains n’ont fait que reprendre ce projet à leur propre compte ... Je ne peux pas être plus clair, il y a des documents qui l’attestent, ils ont été ressortis lors de l’affaire Aude WTfake, la connasse à la solde de ...

      Du reste il n’est pas à exclure que c’était un projet totalement américain dès son origine (avant 40), dans le cadre d’une stratégie visant à empêcher l’expansion du bolchévisme stalinien dans toutes l’Europe ... ...

      C’est en tout cas ce qui en ressort juste après la guerre avec le "Comité américain pour une Europe unie" ... et c’est cette thèse là qu’ Asselineau défend, il ne s’est jamais étendu sur les origines nazies de l’UE ...

      https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Comit%C3%A9_am%C3%A9ricain_pour_une_Europe_unie&oldid=124862365

      Le Comité américain pour une Europe unie (American Committee on United Europe - ACUE) était un organisme américain privé, financé notamment par la fondation Ford1, qui soutenait un idéal d’unité européenne2. Mais il a aussi servi de façade pour le gouvernement américain, qui l’utilisa pour faire transiter des fonds secrets vers l’EuropeN 1. L’objectif concret du Comité américain était de soutenir financièrement des organisations promouvant une union européenne, et l’objectif politique était notamment de contrer l’influence communiste3,N 2. L’une des actions principales du Comité fut le financement du European Youth Campaign par le biais du Mouvement européen international4.

      Le Comité américain pour une Europe unie fut dirigé par des membres de la communauté du renseignement américain, notamment William J. DonovanN 3, ancien directeur de l’OSS, et Allen Dulles, directeur de la CIA entre 1953 et 19615.

      Objectifs

      Grâce à l’action du Comité américain, les responsables américains et les donateurs privés espéraient notamment éviter de nouvelles guerres européennes et contrer l’influence du communisme en Europe de l’ouest par la promotion d’une union européenne, voire d’Etats-Unis d’Europe6.

      Cinq ans avant le traité de Rome, la déclaration d’intentions du Comité américain, signée par Donovan et Dulles, décline plus particulièrement trois objectifs7 :

      • « création d’un parlement représentant les Etats démocratiques et les peuples de l’Europe libre, avec des pouvoirs effectifs de législation. »
      • « abolition des quotas douaniers intra-européens et du contrôle des changes. »
      • « garantie uniforme des droits de l’homme et la création d’une Cour européenne pour les faire respecter. » (CJUE évidemment)

    • vote
      pegase pegase 10 janvier 18:55

      @Joe Chip

      C’est tiré du "Petit cultivé" Tome 1, tout savoir sur l’Union Européenne smiley

      Ok c’est un peu puéril, mais des vrais documents historiques écrits en allemand j’en ai vu de mes yeux, il n’y a pas à tortiller du cul là dessus !



    • 1 vote
      pegase pegase 10 janvier 19:46

      L’ambassadeur italien à Berlin, Dino Alfieri, fit un rapport à Mussolini le 01 août 1940 concernant le plan économique allemand. Il y explique la volonté nazie de diviser le monde en zones économiques, d’ancrer sur le Reichmark les monnaies de l’Europe, et que sous l’égide d’une monnaie stable (forte), le Reichmark, l’Allemagne se réserverait les productions industrielles aux dépends des autres pays. Alfieri précise aussi que dans ces circonstances le rôle de l’Italie ne serait plus qu’agricole et que le pays a pourtant aussi besoin d’une large activité industrielle pour pouvoir assurer de l’emploi à toutes les forces de travail. Il continue en donnant son opinion, "compte tenu de la situation industrielle et commerciale" du pays, il était opposé, écrit-il, à "la constitution de ces zones économiques où nos intérêts seraient fatalement sacrifiés".
      Ce rapport peut se trouver dans le livre « Storia delle relazioni internazionali » , aux éditions Monduzzi.

      https://www.amazon.fr/Storia-delle-relazioni-internazionali-Ennio/dp/885930024X

      Une reconstitution historique unitaire des événements qui ont radicalement changé les caractéristiques du système international entre 1919 et 1945 : l’après-guerre, marquée par des problèmes tels que le révisionnisme allemand, l’insatisfaction française et l’ambivalence italienne ; la peur de la révolution russe et la grande dépression économique qui paralyse les États-Unis en 29 ; Hitler Allemagne et Europe de la Seconde Guerre mondiale. Le renversement des alliances en 1941, marqué par l’attaque allemande contre l’Union soviétique, est le tournant, tout comme un autre moment est l’attaque japonaise contre les États-Unis avec la mondialisation du conflit. La première question atomique conclut cette phase de l’histoire du monde.


    • 3 votes
      ezechiel ezechiel 10 janvier 21:10

      @Joe Chip "Tout le raisonnement fallacieux d’Asselineau consiste à induire le fait qu’Hallstein aurait été un nazi de premier plan chargé "personnellement" par Hitler de créer la "nouvelle europe""

      "Dans les pays occupés, l’Allemagne nazie fait la promotion d’une nouvelle Europe comme en Italie avec l’idée d’une « nouvelle Europe pour le travailleur » ou en France avec l’exposition « La France Européenne ». L’utilisation de ces outils vise une intégration forcée des peuples dans une vision hitlérienne d’un empire européen mené par le Troisième Reich. "
      Et ça...c’est vous même qui l’avez écrit dans un de vos commentaires au-dessus !


    • 3 votes
      Super Cochon 11 janvier 11:20

      @ezechiel
      .
      FAUX ! ......... Hitler n’as jamais déclaré la guerre , c’est l’Angleterre puis la France qui l’ont déclenché . ........ L’Autriche ? ........ Les autrichiens était favorable au rattachement avec l’Allemagne . ............ La Pologne ? ....... Hitler a récupérer le couloir de Dansig volé à l’Allemagne à la suite du traité de Versailles de 1919 .
      .
      C’est les vainqueurs qui écrivent l’histoire , et les vaincus ont toujours tort !

      .


    • vote
      ezechiel ezechiel 11 janvier 13:20

      @Super Cochon
      Bien sûr, et Hitler n’a jamais voulu l’expansion du Reich à l’est.
      Il n’a jamais attaqué l’URSS en 1941.


    • vote
      pegase pegase 11 janvier 14:42

      @Super Cochon
      -
      Vous avez vu mon poste plus haut ? Je recolle ici ces quelques lignes ...

      Le 9 Mai 1938, Adolf Hitler et Benito Mussolini s’étaient rencontrés à Rôme afin de se mettre d’accord pour créer ensemble ce qu’ils appelaient "la nouvelle europe", Das neu Europa en Allemand, une Europe dictatoriale qui serait mise sous le joug des deux tyrans. 
      Durant les négociations avec l’Italie fasciste l’Allemagne envoya deux experts en droits afin de mettre sur pieds le cadre juridique de cette nouvelle Europe. Ces deux experts furent Friedrich Klausing et Walter Hallstein qui représentaient le gouvernement nazi lors des négociations

      La prise de contrôle de toute l’Europe était actée et préparée minutieusement depuis au moins 1934-1935, selon Annie Lacroix Ritz peut être même que la défaite de l’armée française fut programmée dès 1934, avec les accords de Pétain, Laval ... Les anglais ont saboté le traité de Versailles en signant le traité germano-Britannique du 18 Juin 1935 signé à Londres, autorisant l’Allemagne à réarmer (sans nous demander notre avis), des indices de ce genre il y en a beaucoup ...
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_naval_germano-britannique
      http://www.empereurperdu.com/tribunehistoire/viewtopic.php?f=12&t=671

      Alors de quoi parlez vous ?

      N’oubliez jamais que la France était communisante, plus de 50% des français étaient des communistes ... C’était grèves sur grèves paralysant le pays, l’URSS devenait clairement une menace pour les "possédants", les banques, l’industrie etc ...


    • vote
      pegase pegase 11 janvier 15:29

      "Traité naval", ils n’ont rien respecté du tout, ils se sont armés comme des malades, armée de terre et armée de l’air y compris ...


    • vote
      pegase pegase 11 janvier 15:39

      Rétablissement du service militaire allemand au 16 mars 1935.


    • vote
      maQiavel maQiavel 11 janvier 16:26

      « Le 9 Mai 1938, Adolf Hitler et Benito Mussolini s’étaient rencontrés à Rôme afin de se mettre d’accord pour créer ensemble ce qu’ils appelaient "la nouvelle europe" ;Durant les négociations avec l’Italie fasciste l’Allemagne envoya deux experts en droits afin de mettre sur pieds le cadre juridique de cette nouvelle Europe. Ces deux experts furent Friedrich Klausing et Walter Hallstein qui représentaient le gouvernement nazi lors des négociations »

      ------> Non, ce qui est rapporté par ce lien est faux. Je me suis aussi renseigné sur la question à l’époque de la polémique sur FA et les racines nazies de l’Europe. Walter Hallstein était bien en Italie a bien fait partie d’un groupe de travail en 1938 en tant que membre d’une délégation allemande mais le but de cette commission n’était pas la mise en place d’une « nouvelle Europe », cette réunion avait pour objet l’étude d’une harmonisation juridique entre le droit allemand et le droit italien. Et les discussions ont surtout porté sur le droit de propriété. Il existe un article un article de « La Stampa » qui détaille les travaux de cette commission.

      Il y’a beaucoup de malhonnêteté intellectuelle dans cette affaire. Elle vient pour une part de la part des détracteurs d’Asselineau qui utilisent la ruse de l’extension décrite par Schopenhauer et qui consiste à étendre l’affirmation d’Asselineau de manière artificielle pour ensuite le contredire sur ce qu’il n’a jamais dit et le traiter de complotiste délirant, et d’autres part des défenseurs d’Asselineau qui ont trop de biais cognitifs pour admettre que FA a fait des raccourcis et qu’il a été induit en erreur par de mauvais auteurs. Discuter de cette affaire avec l’un des deux camps ne sert à rien, c’est chercher à tourner en rond inutilement.

      Pour ceux qui veulent se faire une idée sur la question je leur recommande la vidéo remarquable de « Penseur sauvage » qui a fait une enquête rigoureuse sur le sujet sans prendre parti.



    • vote
      pegase pegase 11 janvier 17:24

      @maQiavel
      -
      Le lien que j’ai posté ne vient pas de l’UPR smiley

      il y en a des tas d’autres dans le même sens ...

      Alors vous allez faire quoi ? Dénigrer les historiens et plusieurs sources ?

      C’est n’importe quoi, moi je ne m’en tient qu’aux faits historiques !

      Ensuite l’Angleterre et la France qui déclarent la guerre à l’Allemagne, c’est parfaitement normal puisque Hitler a volontairement brisé le traité de Locarno en envahissant militairement la Rhénanie, alors que le traité signé en 25 (donc ça se passe à peine plus de 10 années après) stipulait que si l’armée allemande réoccupait la zone démilitarisée, la France, l’Angleterre, la Belgique pouvait avoir recours à la force contre l’Allemagne ...

      L’invasion de la Rhénanie se passe en 36, la France et l’Angleterre déclarent la guerre officiellement en 39 à la suite de l’invasion de la Pologne ... mais ce qui a réellement mis le feux aux poudres ce sont les accords du traité de Locarno concernant la Rhénanie...


    • vote
      pegase pegase 11 janvier 17:29

      L’invasion de la Rhénanie

      La remilitarisation plutôt ...

      Les accords de Locarno (c’est en suisse) ...
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de_Locarno


    • 2 votes
      Super Cochon 11 janvier 17:30

      @ezechiel
      .
      C’est vrai que l’URSS-communiste sous Staline était un véritable paradis sur terre ! ........ son erreur était de l’avoir attaqué trop tôt , il aurait dû mobiliser toute ses armés sur l’Angleterre .


    • vote
      pegase pegase 11 janvier 17:51

      Ah voilà j’ai trouvé ...

      Après la Première Guerre mondiale il avait été interdit à l’Allemagne par le traité de Versailles de conserver des places fortes non seulement sur la rive gauche du Rhin mais encore dans une zone de 50 kilomètres à l’est du fleuve1. L’article suivant prévoyait que tout mouvement de troupe était interdit à l’Allemagne dans cette zone. Si elle violait ces dispositions, ce serait considéré comme un acte hostile envers les puissances signataires et comme une atteinte à la paix du monde2. Le traité de Locarno du 1er décembre 1925 avait encore renforcé ces dispositions  ; on prévoyait qu’une violation des articles 42 à 44 faite sans provocation serait considérée comme une agression de la part de l’Allemagne et qu’elle ferait jouer le paragraphe 1 de l’article 2 du Traité entraînant une action des puissances signataires contre l’Allemagne. Si l’Allemagne transgressait ces dispositions, l’affaire devrait être portée devant la SDN pour y être discutée3.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Remilitarisation_de_la_Rh%C3%A9nanie


    • vote
      pegase pegase 11 janvier 18:02

      @Super Cochon
      -
      Toutes façons jusqu’en 39 le grand méchant loup à abattre c’était Staline ...

      Ils ont laissés l’Allemagne se réarmer par crainte de l’URSS ...


    • 2 votes
      maQiavel maQiavel 11 janvier 19:23

      @pegase

      Je ne parle pas de la déclaration de guerre à l’Allemagne mais de la réunion italo-allemande de mai 1938.

      Je n’ai pas dit que le lien vient de l’UPR, j’ai dit que le contenu est faux. D’ailleurs, on ne voit même pas dans votre lien d’où vient la source à l’affirmation selon laquelle la commission italo-germanique avait pour objet la création de la « Nouvelle Europe ». Ça déjà, ce n’est pas sérieux. Ensuite comme je l’ai dit plus haut, on a le compte rendu de cette réunion et il n’est pas question de nouvelle Europe. Je ne me répéterai pas parce que ça ne sert à rien.

      Par contre, la plupart des gens qui reprennent cette fable selon laquelle Walter Hallstein aurait travaillé à la construction d’une nouvelle Europe en 1938 s’appuient sur les travaux de Matthias Rath qui sont bourrés d’erreurs et qui ont déjà été déconstruit par les historiens qui se sont spécialisés dans l’étude de cette période. Rath n’est d’ailleurs pas historien.


    • 2 votes
      Super Cochon 11 janvier 19:42

      @pegase
      .
      Staline était la pire pourriture de l’humanité ! ......... Et le traité de Versailles est directement responsable des famines en Allemagne , la République de Weimar à fini le boulot en détruisant l’économie avec de la planche à billets lié au Cartel Bancaire "pharisien" !
      .
      Le vol des épargnants autrichiens par la faillite de la Creditanstalt-Rothschild en 1931 en Autriche
      .
      https://www.youtube.com/watch?v=WlRNiOBGYV0


    • 1 vote
      Joe Chip Joe Chip 12 janvier 15:12

      @maQiavel

      Tu es trop magnanime à mon avis. On ne peut pas toujours couper la poire en deux. C’est Asselineau qui maintient depuis des années des affirmations fausses ou mensongères à ce sujet dans le seul but de "nazifier" l’UE, alors que c’est à lui de produire les preuves historiques de ce qu’il avance. Le mensonge répété devient délirant, une fois qu’on a apporté toutes les preuves permettant d’établir la vérité. Il n’y a pas un seul historien défendant l’idée qu’il subsisterait des "zones d’ombre" au sujet du parcours d’Hallstein.
      S’il était aussi sûr de son fait, pourquoi ne met-il pas des historiens de profession sur la piste de cette supercherie ? La réponse est simple, parce qu’aucun historien ne soutiendrait cette thèse ou ne risquerait sa réputation pour démontrer une thèse manifestement construite de toute pièce.

      Pour ceux qui veulent se faire une idée sur la question je leur recommande la vidéo remarquable de « Penseur sauvage » qui a fait une enquête rigoureuse sur le sujet sans prendre parti.

      Il apparaît que "penseur sauvage" (que je connais pas) est un youtubeur adhérent de l’UPR, il me semble important de le préciser à ceux qui chercheraient une "enquête rigoureuse" :

      http://www.penseursauvage.fr/pourquoi-jai-adhere-a-lupr/

      Bon, on a vu mieux comme gage d’objectivité et d’indépendance d’esprit. 

      Les types de l’UPR ne sont pas complètement idiots, ils voient bien que leur thèse bloquent sur les faits, ils essaient donc de l’édulcorer, d’intégrer superficiellement les éléments apportés par les contradicteurs, etc... mais le fond ne change pas.

      Pour toutes les personnes qui se sont penchées sur la question avec un peu de méthode, il apparaît rapidement que les "sources" avancées par Asselineau ou ses soutiens ne sont que des interprétations erronées ou des extrapolations de documents qui en tant que tels ne démontrent rien, sinon qu’Hallstein a eu sous le Reich la trajectoire typique d’un haut-fonctionnaire de premier rang, faisant le travail qu’on lui demandait de faire, allant là où on lui commandait d’aller, et apparemment sans entrain particulier. Les Américains "recyclaient" seulement les fonctionnaires dont on avait pu démontré qu’ils n’avaient pas adhérer, philosophiquement, personnellement, à l’idéologie nazie. 
      Ce fait d’ailleurs est à mon avis le plus moralement dérangeant. Car on aurait pu très bien reprocher à ces gens, assez haut placés et lucides pour être conscients de la réalité du régime, contrairement aux subalternes et aux sous-fifres embrigadés par la propagande interne, de n’avoir rien fait ni voulu entreprendre pour contrecarrer les desseins d’Hitler à quelques exceptions près. Au contraire, on a préféré interpréter à décharge l’attentisme de ces personnes dans le seul but de pouvoir utiliser leurs compétences. C’est encore pire en Allemagne de l’Ouest, où l’on s’est acharné jusqu’à la période très récente sur des vieillards qui avaient en gros passé la guerre à ouvrir et fermer des portes dans un camp alors que des anciens bureaucrates nazis ont pu tranquillement faire carrière dans l’administration et la justice et vivre une retraite paisible. 
      Normalement, la justice doit être plus sévère avec les responsables, qu’ils aient été impliqués directement ou non. Dans ce sens, oui, il est problématique de constater qu’Hallstein et de nombreux autres scientifiques, ingénieurs, fonctionnaires, bureaucrates — ont pu bénéficier de nombreuses complaisances pour poursuivre leur carrière au service des USA ou de la Russie. 

      Mais tout cela n’a rien à voir avec les fantasmes d’UE comme projet hitlérien élaboré par des anciens nazis et poursuivi au profit des USA, soit la thèse de l’UPR que je n’ai aucun scrupule à qualifier de "complotiste". L’idée d’Europe intégrée n’était d’ailleurs pas nouvelle à l’époque, on en parlait sous une forme ou une autre en France (Briand...) ou en Allemagne au moins depuis le XIXème siècle. 


    • 1 vote
      Joe Chip Joe Chip 12 janvier 15:58

      @pegase

      C’est marrant que tu parles des accords de Locarno qui viennent justement rappeler que les histoires de "nouvelle Europe" n’avaient rien de neuf dans l’esprit des élites de l’époque :


      Aristide Briand avait une idée bien marquée de ce que les accords de Locarno devaient apporter à l’Europe d’après-guerre : « Si les accords de Locarno ne correspondent pas à un esprit nouveau, s’ils ne marquent pas le début d’une ère de confiance et de collaboration, ils ne produiront pas ce grand effet que nous en attendons. Il faut que de Locarno, une Europe nouvelle se lève. »1

      Les accords de Locarno sont l’acmé du moment de paix européen dans l’entre-deux-guerres. De 1920 à 1925, les projets pro-européens foisonnent comme celui de Richard Nikolaus de Coudenhove-Kalergi : l’Union paneuropéenne internationale.


    • vote
      Joe Chip Joe Chip 12 janvier 16:20

      Les nazis n’ont fait que récupérer et subvertir des éléments de rhétorique paneuropéenne associée aux pacifistes de l’entre-deux guerres pour présenter le Reich comme un "empire européen" et prétendre rechercher la paix entre les nations européennes, alors qu’il s’agissait bien entendu d’’établir un empire sur une base pangermanique nazie, c’est à dire d’un projet d’expansion territoriale au service d’une vision millénariste de l’histoire devant conduire au "Reich de mille ans"

      « Nous n’attendons pas de vous que vous reniez votre nation. […] Nous n’attendons pas de vous que vous deveniez Allemands par opportunisme. Nous attendons de vous que vous subordonniez votre idéal national à un idéal racial et historique plus grand, à l’idéal du Reich germanique » (Himmler, 1943)

      Vers la fin de la guerre, les nazis sont revenus à une politique plus réaliste, insistant de fait sur "l’unité européenne" de nations présentées comme "souveraines", mais là encore, il ne s’agissait que d’une adaptation de la propagande en fonction des difficultés rencontrées sur le terrain face aux mouvements de résistance et autres organisations nationalistes.


    • vote
      Joe Chip Joe Chip 12 janvier 16:37

      Quand on veut comprendre l’histoire, on ne se contente pas de décrypter des textes ni de les interpréter au pied de la lettre en dressant des listes de liens obscurs ; on contextualise, on hiérarchise les informations, on évalue le sens des mots à l’aune des réalités, et on n’essaie pas à tout prix de caser son interprétation de l’histoire dans le travail d’investigation visant à faire "parler" les documents, qui ne disent rien par eux-même. L’histoire n’est pas de l’archéologie textuelle, c’est une science humaine, qui implique une part de subjectivité. Si des historiens s’évertuent aujourd’hui à faire des histoires de la sensibilité, des histoires des couleurs, du genre, etc., c’est bien entendu pour fournir des outils d’interprétation plus sensible et donc moins sujet à l’erreur, qu’elle soit liée à des anachronismes ou aux variations du jugement individuel.


    • vote
      yoananda2 12 janvier 17:19

      @Joe Chip

      C’est encore pire en Allemagne de l’Ouest, où l’on s’est acharné jusqu’à la période très récente sur des vieillards qui avaient en gros passé la guerre à ouvrir et fermer des portes dans un camp alors que des anciens bureaucrates nazis ont pu tranquillement faire carrière dans l’administration et la justice et vivre une retraite paisible. 

      Sur le principe je suis d’accord avec toi, mais l’affirmer n’est-il pas un biais de rétrospective ? Oui vu depuis nos jours, relativement en paix, on se dit que ce n’était pas un choix judicieux, mais à l’époque, c’était peut-être un dilemme ? (je ne sais pas, je pose la question)

      Par exemple, peut-être qu’ils se sont dit exactement la même chose que nous et puis aussi que la guerre contre l’URSS commençait et que c’était dommage de gâcher ces compétences ou pire, qu’elles pourraient partir à l’ennemi. Du coup, on donne en pâture les grouillots aux médias et aux peuples pour calmer le jeu, mais en sous main on offre des places aux cadres.

      Peut-etre que je dis n’importe quoi, mais je suppose qu’ils avaient des raisons de faire ce qu’ils ont fait, non ? Tant qu’on n’est pas nous même confronté à des dilemmes il est parfois facile de juger comment les autres ont tranché les leurs.

      Qu’en penses tu ?


    • vote
      pegase pegase 13 janvier 00:41

      @maQiavel
      -
      Mais je ne sais pas ce que vous avez tous avec Asselineau, il suffit qu’on divulgue les mêmes infos que lui, et comme par magie les Maq Joe Cheap et d’autres adhérents d’agoravox ne peuvent s’empêcher de sauter sur l’occasion pour dénigrer Asselineau ... moi je n’en ai même pas parlé d’Asselineau, je ne cherche d’ailleurs plus mes liens sur le site de l’UPR, je sais par avance qu’ils seront dénigrés parce qu’ils viennent de l’upr ...

      Votre réaction est malsaine et particulièrement malhonnête !

      selon laquelle la commission italo-germanique avait pour objet la création de la « Nouvelle Europe ». Ça déjà, ce n’est pas sérieux

      Et pourquoi donc je vous prie ? J’ai apporté un lien qui certes ne vaut pas une analyse critique historienne, sauf que vous oubliez sans doute que mes parents ont vécus cette guerre au plus proche de l’Allemagne nazie, et qu’ils sont au courant de toutes ces choses sans même avoir consulté le site de l’upr qu’ils ne connaissent même pas smiley

      Si vous insistez, je vous file le numéro de tel de mon père et vous vous démerderez avec lui .... Vous, jeune freluquet qui n’a pas vécu cette guerre allez lui dire le contraire de ce qu’il a vécu, et on verra bien comment il va le prendre !!! 


    • vote
      pegase pegase 13 janvier 00:53

      @maQiavel
      -
      Il a 96 ans, mais il a encore 130 de QI ... Il traduit et écrit le latin, le Grec, et l’allemand, il sait écrire en gothique et son dada c’est justement l’histoire.... qui plus est la deuxième guerre mondiale, qu’il a vécu de très près, incarcéré en Allemagne.

      Allez lui dire que les nazis ne projetaient pas une Europe sous leur contrôle, vous allez avoir l’air complètement idiot smiley


    • 3 votes
      Norman Bates Norman Bates 13 janvier 01:06

      @pegaz hilarant

      "...vous oubliez sans doute que mes parents ont vécus cette guerre au plus proche de l’Allemagne nazie..."
      C’est un doux euphémisme...papa persécuté par la justice française pour collaboration, maman qui a "bossé pour les allemands"...et l’autre dans les hitlerjugend c’était une tante je crois...un véritable anschluss familial...
      L’amitié franco-allemande n’est pas un vain projet dans la famille pegaz la tremblote... smiley

      "Allez lui dire que les nazis ne projetaient pas une Europe sous leur contrôle, vous allez avoir l’air complètement idiot"
      C’est comme le crétin de fils qui connait toute l’Histoire de l’industrie automobile grâce à son "Cherokee Chrysler"...
      Y a guère que dans le domaine des éoliennes que cette pécore mérite un certificat d’expert... smiley


    • vote
      pegase pegase 13 janvier 01:39

      @Norman Bates
      -
      Vous avez quoi comme QI vous ? 

      70 ? Vu les conneries que vous débitez à la seconde ...

      Vous traduisez le grec ancien ? smiley


    • 3 votes
      Norman Bates Norman Bates 13 janvier 02:02

      @pee-gaz

      Ce sont tes propres âneries que je ne cesse de mettre en valeur, grosse coche...
      Des "conneries" ? je valide ton diagnostic, cela nous fait enfin un point de consensus... smiley


    • vote
      pegase pegase 13 janvier 03:20

      @maQiavel
      -
      Un lien qui n’a rien à voir avec l’UPR .........

      L’implication nazie dans la genèse du droit de l’union européenne ...

      « 1941 sera la grande année du regroupement de l’Europe a déclaré le führer » titre le Paris soir du 1er février 1941 !

      En pleine période d’occupation, l’Allemagne souhaite regrouper l’ensemble de l’Europe sous sa domination sous prétexte d’une collaboration à l’échelle européenne : une « nouvelle Europe » n’étant rien de plus qu’une proto-union-européenne…

      https://www.soverain.fr/limplication-nazie-genese-droit-de-lunion-europeenne/


    • vote
      pegase pegase 13 janvier 03:24

      @maQiavel

      Neuordnung Europas 

      L’ordre nouveau (allemand : Neuordnung) ou le nouvel ordre européen (allemand : Neuordnung Europas) désigne la réorganisation planifiée du continent selon des critères territoriaux et ethnique, l’intégration de nombreuses régions dans le Reich allemand (pangermanisme), le déplacement et la réinstallation d’une partie de la population (Generalplan Ost) ainsi que l’oppression et l’exploitation et, en dernier lieu, l’assassinat d’un grand nombre de personnes (notamment la Shoah) éventuellement avec la participation de l’économie allemande.

      La mise en place du projet avait déjà commencé bien avant le début de la Seconde Guerre mondiale, mais a été proclamée publiquement par Adolf Hitler en 1941 « L’année de 1941 sera, j’en suis convaincu, l’année historique d’un grand nouvel ordre en Europe. »

      Dans la pratique, les plans nazis pour l’Europe furent un moyen de mobiliser l’Europe sous domination nazie contre l’URSS vu comme étant judéo-bolchevique.

      Les historiens sont encore divisés quant à ses objectifs ultimes, certains pensant qu’elle devait se limiter à la domination du troisième Reich en Europe, tandis que d’autres soutiennent qu’elle aurait été un tremplin pour une éventuelle conquête du monde et l’établissement d’un gouvernement mondial sous domination allemande.

      « Le Führer a exprimé sa conviction inébranlable que le Reich sera le maître de toute l’Europe. Nous devrons encore nous engager dans de nombreux combats, mais ceux-ci conduiront sans aucun doute à de très belles victoires. De là, la domination du monde est pratiquement certain. Celui qui domine l’Europe assumera ainsi le commandement du monde. »

      — Joseph Goebbels, Ministre de la Propagande du Reich et proche associé d’Hitler, 8 mai 1943, The Goebbels diaries, 1942-1943.





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