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Les Etats-Unis sont la plus grande menace pour la paix dans le monde

Les Etats-Unis de Trump cherchent à nouveau à déstabiliser les pays qui ne sont pas dans leur ligne, ce faisant, ils représentent aujourd’hui la plus grande menace pour la paix dans le monde. En témoigne le retour de l’embargo contre l’Iran, qui risque d’avoir de graves conséquences sur la stabilité internationale. A croire que ce pays -les USA- a viscéralement besoin de guerres, à répétition, pour assurer sa fragile pérennité. 
Se libérer de la langue anglaise, destructrice de la diversité culturelle et vecteur de la domination états-unienne sur le monde, est devenu une urgence absolue. 

Tags : Etats-Unis Donald Trump




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30 réactions à cet article    


  • 4 votes
    Norman Bates Norman Bates 8 août 10:41

    Triste matinée où les illusions s’envolent, emportées par le souffle cruel de l’abominable vérité que mes paupières paresseuses m’empêchaient de voir...

    Triste matin où les idéaux s’effondrent à la vitesse d’une tour jumelle dans le fracas des remises en question et des certitudes réduites en cendres, jonchant le bitume idyllique du "american way of life"...
    Oui, j’y croyais naïvement, au rêve américain...je tremblais avec le preux cowboy, défenseur de la veuve, de l’orphelin, du cheval face à l’oppresseur indien...j’avais foi en Hiroshima et Nagasaki, ultimes recours pour abréger une guerre horrible, et accessoirement laboratoire géant pour démontrer au monde entier l’abomination de l’arme atomique et endosser la panoplie du régulateur universel de ce joujou réservé aux nations pacifiques par le biais d’une incontestable expertise en la matière...les cobayes n’étaient que des bridés qui n’allaient pas tourmenter les consciences en faisant émerger des corps irradiés le fumet radioactif d’une éternelle secte culpabilisante sur fond sonore de tiroir-caisse...l’asiatique sait encaisser avec flegme...
    Je plaçais tous mes espoirs en cette démocratie exportée tout azimut avec des bulletins de vote en forme de bombes...ça fait mal, oui, c’est la liberté qui rentre, et une urne funéraire reste une urne avant tout, il suffit d’y croire et cesser de fantasmer sur les motivations souterraines de cette entreprise destinée uniquement à sortir les peuples opprimés de l’obscurantisme ambiant...viens voir la lumière...BOUM.. !

    Tout s’écroule ce matin...mais que fait La Palice.. ?


    • 2 votes
      ubikand 8 août 11:13

      @Norman Bates

      Ne vous laissez pas abattre Norman. Lancez plutôt d’une main sûre un regard plein de confiance vers l’avenir qui vous attend de pied ferme. Et malgré l’ombre menaçante de la main criminelle qui, sous terre, ronge les bases des aspirations les plus hautes, restez vissé au socle qui a pour nom : audace ! 


    • vote
      Norman Bates Norman Bates 8 août 21:04

      @ubikand

      "Ne jamais se laisser abattre"...

      Je me suis toujours inspiré de cette devise chère à la famille Kennedy... smiley


    • 4 votes
      maQiavel maQiavel 8 août 11:09

       « La paix dans le monde » fait partie de ces concepts creux que les humains auraient du laisser de coté depuis au moins le début de la révolution néolithique il y’a 10 millénaires. Le système international est structuré par l’état de guerre, c’est quelque chose qu’il faut accepter avec réalisme.  

      Par contre, dans cet état de guerre,  la plus grande menace sécuritaire de ce siècle, ce n’est pas Daech ou un quelconque cartel de la drogue latino-américain, mais bel et bien l’empire américain ( et secondairement ses vassaux ). Le problème est que cette menace est tellement gigantesque qu’elle en est ingérable , les Russes essaient mais c’est compliqué …


      • 1 vote
        PumTchak PumTchak 8 août 14:19

        @maQiavel

        C’est comme dire que « la lutte contre la criminalité » est un concept creux, car on ne pourra jamais éradiquer la criminalité. C’est une volonté, qui n’empêche ni les guerres, ni les crimes, mais l’absence de cette volonté les répand. Depuis le néolithique, ce ne sont pas les guerres qui ont créé l’agriculture, les cités, l’artisanat, les routes et les commerces. Le BRICS et l’OSC sont des systèmes internationaux qui ne sont pas structurés par la guerre. L’histoire du monde a été fait Et de guerres ET de paix. Peut-être aimez vous les guerres, il y a aussi d’étranges individus qui n’aiment pas la guerre et qui ont pesé aussi dans l’histoire humaine.

        DAESH est un Frankenstein, né d’un pays longuement détruit, qui a plusieurs créateurs. Les USA qui ont incessamment fracturé le MO depuis des décennies avec les coups d’états et les guerres (éventuellement par Israël qui pilote la politique à l’égard du MO). L’Arabie Saoudite qui est la matrice idéologique du terrorisme islamique depuis Al Qaïda, voire avant (années sombres algériennes, Tchétchénie…).


      • 1 vote
        maQiavel maQiavel 8 août 15:49

        @PumTchak

        C’est comme dire que « la lutte contre la criminalité » est un concept creux

        ------> Non, ce n’est pas du tout cela. La bonne analogie serait « c’est comme dire que la lutte contre la guerre  est un concept creux », ce que je n’ai pas dit. Parce que « la lutte contre la guerre » peut se comprendre comme une lutte visant à diminuer la fréquence  et l’intensité des guerres autant que possible et non pas une lutte pour l’éradication de la guerre, ce qui serait un vœu pieux d’un idéalisme kantien déconnecté des réalités humaines même sur le long terme.  

        Depuis le néolithique, ce ne sont pas les guerres qui ont créé l’agriculture, les cités, l’artisanat, les routes et les commerces.

        ------> Ce ne sont pas les guerres qui les ont crée mais ces éléments ont été crée en grande partie grâce à la guerre. Ce sont des éléments qui découlent de l’émergence des civilisations et la guerre est un des facteurs primordiaux dans la causalité de leur naissance.

        Le BRICS et l’OSC sont des systèmes internationaux qui ne sont pas structurés par la guerre.

        ------> Bien sur que si puisqu’ils découlent directement d’une néccéssité d’opposition au rétablissement de l’hégémonie américaine.

        -L’histoire du monde a été fait Et de guerres ET de paix. 

        ------> Vous ne trouverez pas de période historique ou il n’y a pas de guerre sur l’ensemble de la planète.

        -Peut-être aimez-vous les guerres

        ------> Mais non, ce n’est pas ça. Evidemment que je n’aime pas la guerre, c’est l’une des pires réalités sociale qu’il puisse exister en ce bas monde, on peut difficilement trouver pire, je ne veux en aucun cas vivre dans une société en guerre, je sais un peu ce que cela implique comme souffrance, désastre et cruauté. Mais ce n’est pas parce que je n’aime pas la guerre que je vais fermer les yeux sur ce qui est et voir que ce qui devrait être dans le meilleur des mondes comme si les humains étaient toujours et en tout lieux raisonnables. J’ouvre les yeux et observe ce qui est, tout simplement, et ce n’est pas forcément joli …

        il y a aussi d’étranges individus qui n’aiment pas la guerre et qui ont pesé aussi dans l’histoire humaine.

        ------> Certes, ça existe des individus qui aiment la guerre et qui ont pesé dans l’histoire humaine. Mais la guerre ne découle pas seulement de leur existence, ce serait trop simple et trop facile à résoudre comme problématique. Les causes de la guerre sont bien plus profondes que cela, même si on avait la possibilité d’isoler sur une ile déserte tous ces individus qui aiment la guerre, cette dernière continuerait tout de même d’exister …

        DAESH est un Frankenstein, né d’un pays longuement détruit, qui a plusieurs créateurs. Les USA qui ont incessamment fracturé le MO depuis des décennies avec les coups d’états et les guerres (éventuellement par Israël qui pilote la politique à l’égard du MO). L’Arabie Saoudite qui est la matrice idéologique du terrorisme islamique depuis Al Qaïda, voire avant (années sombres algériennes, Tchétchénie…).

        ------> Tout ce que vous dites est vrai. Cependant, le MO n’a pas attendu les USA ou l’AS pour faire connaissance avec la guerre.


      • vote
        maQiavel maQiavel 8 août 15:53

        « Vous ne trouverez pas de période historique ou il n’y a pas de guerre sur l’ensemble de la planète ».

        Enfin, à nuancer : après la révolution néolithique je précise ( donc après la naissances des premiers Etats et civilisation ). 


      • vote
        PumTchak PumTchak 8 août 17:02

        @maQiavel

        Je ne vois pas trop comment reprendre successivement vos réponses à mes réponses que je vous ai faites sans tout morceler. Je ne reprends que ce qui est, à mes yeux, le plus significatif.

        [-L’histoire du monde a été fait Et de guerres ET de paix. 

        ------> Vous ne trouverez pas de période historique ou il n’y a pas de guerre sur l’ensemble de la planète.]


        Si dans le monde 10 pays sont en guerre, cela veut dire que 184 sont en paix. Les pays en paix font l’histoire, comme les pays en guerre. Les guerre - paix ne sont pas des principes actif - passif. Entretenir la paix cela représente du boulot. Kim Jung Un a gagné (pour l’instant) la paix de son pays contre les US en se dotant de la bombe atomique. La Suisse a trouvé une autre façon d’entretenir la paix :

        - en dotant les citoyens d’armes chez eux,

        - pour un peuple qui sait rester placide et ne pas s’offrir de tuerie chroniques,

        - en veillant à une politique bien comprise de neutralité qui vaut la bombe atomique.


        Les BRICS ne sont pas simplement et uniquement une réaction à l’empire guerrier américain. C’est aussi le vide laissé par la fin du monde bipolaire pour avancer un autre temps d’histoire géopolitique. C’est aussi un mouvement naturel vers des ensembles continentaux qui sont une meilleure échelle aujourd’hui pour équilibrer les échanges internationaux. C’est un travail pacifique, pas belliqueux. Voyez cela plutôt comme un yin/yang : l’histoire a été faite des deux aspects, comme je l’ai écrit.

        Par commodité chronologique, nous avons appris l’histoire en sériant avec les conquêtes, les empires, les batailles. Parce que ce sont les moments les plus spectaculaires, impressionnants, faciles à retenir. Mais il y a diverses façon de dire l’histoire humaine : celle de l’agriculture, de l’habitat, des organisations sociales et culturelles, des techniques, des aménagements de l’espaces, des peuples, des civilisations, etc... L’histoire des guerres n’est pas plus objectif en soi que les autres histoires. 

        Décrire le commerce, les échanges, la diplomatie, la reprise ici des acquis ailleurs, c’est bien plus fastidieux, certes, mais ces aspects ne sont pas moins des déterminants historiques que les guerres. Par contre, la façon de raconter l’histoire, elle, est une façon d’agir sur l’histoire réelle... 


      • vote
        V_Parlier V_Parlier 8 août 17:20

        @maQiavel
        Parce-qu’avant les guerres se limitaient à des combats de petits groupes ou tribus, faute de structures plus grandes.


      • vote
        maQiavel maQiavel 8 août 17:32

        @PumTchak

        Même les pays qui sont en paix préparent la guerre. Et la neutralité n’est pas un gage de paix. La guerre n’est pas l’interruption de la paix, c’est au contraire la paix qui est l’interruption fragile de la guerre. Sur l’état de guerre qui structurerait les relations internationales, je vous recommande cet article.

        Sinon les BRICS sont quasi exclusivement une réaction aux pulsions hégémoniques américaines, de telle sorte qu’on peut dire que sans l’empire américain, cette structure n’existerait pas. Le ciment de cette structure, c’est l’alliance entre la Chine et la Russie. Hors nous avons là deux pays qui ont des divergences d’intérêts gigantesques. Mais ces divergences sont transcendées par l’intérêt commun de la résistance à l’agressivité de l’empire américain (c’est d’ailleurs là que réside toute la contradiction de la politique de projection de puissance américaine : au lieu de séparer ces deux pays, elle a cimenté une coalition qui est en mesure de lui faire face dans de nombreux dossiers).


      • vote
        maQiavel maQiavel 8 août 17:38

        @V_Parlier

        Plus que cela, il existe des théories selon lesquelles la guerre est née avec la révolution néolithique. Avant cela, selon ces théories  elle n’existait pas (ou disons exceptionnellement).

        PS : Je parle bien de la guerre, pas de la violence. Il est établit que la violence a toujours existé , elle est dans la nature humaine , l’homo -sapiens est un animal violent ... 


      • 1 vote
        PumTchak PumTchak 8 août 19:55

        @maQiavel
        .

        Même les pays qui sont en paix préparent la guerre. 

        Si vis pacem para bellum. Enlever les griffes et les crocs n’est évidemment pas préparer la paix. Si para bellum est doter le pays d’une défense nationale, c’est préparer la paix. Si para bellum est s’armer pour attaquer des pays voisins, c’est préparer la guerre.

        .

        Et la neutralité n’est pas un gage de paix.

        La Suisse, un confetti neutre depuis 1815, a traversé les deux guerres mondiales sans être envahi. Pas mal quand même. Je vous accorde que c’est un exemple difficile à suivre. Mais pas à mépriser si on veut comprendre commence ça marche, la paix.

        .

         La guerre n’est pas l’interruption de la paix, c’est au contraire la paix qui est l’interruption fragile de la guerre.

        Cela ne veut rien dire pour moi. Qu’on se comprenne bien, je ne réponds pas symétriquement que c’est la paix qui fait l’histoire, mais que deux aspects l’ont alimentée.

        Prenons les deux puissances mondiales actuelles : les US et la Chine. Il ne reste que deux verrous aux US pour maintenir ou reprendre leur puissance : leur monnaie souveraine mondiale, les 700/800 bases militaires (et les GAFAM, peut-être). Les psyop et opérations orange, ça commence à s’éventer, ce n’est pas ça qui marchera en Iran, par exemple. Il ne leur reste donc que les guerres, ou les menaces belliqueuses. La Chine a trouvé sa propre inertie, sa montée en puissance inéluctable. Elle est en mesure de faire empire économique. On verra si cela se passera ainsi, mais il reste possible que la Chine gagne haut la main, sans guerre. C’est aussi le pays de Lao Tzeu : comment gagner la guerre sans la faire.

        Gandhi aussi a gagné sa guerre (ou sa paix) contre l’empire britannique sans la faire, simplement en décodant la culture britannique : fiers d’être les seigneurs gonflés de puissance, incapables de jouer les barbares à tuer des hordes de désobéissants. (Il me vient le souvenir du matche Tchang/Lendl, à Rolland Garros, si vous connaissez). Avant, l’Allemagne et l’Italie se sont unifiés sans guerre. Avant les monarchies européennes se sont constitués avec des guerres, mais aussi avec des mariages. La marche de l’histoire ne se réduit pas à la vision binaire, ou alternée, guerre/paix. Entre les deux, il y a tout un jeu d’influences, avec des gradations, une balance gains/pertes à peser pour le pays qui les subit, qui ne sont pas des guerres. Même s’il y en aura d’autres, bien sûr, et qu’il faut surveiller.

        Et à l’inverse, si on avait appris l’histoire ainsi, celle d’un entrelacs incessant d’influences, on ne serait pas mis à poil comme des cons par les US, en se disant en paix puisqu’on ne voit plus d’armées de soldats à cheval ni de divisons de chars traverser les paysages de notre doulce France depuis 1945.


      • 1 vote
        PumTchak PumTchak 8 août 20:05

        @PumTchak

        Sun Tzuuuu, pas Lao Tseuuuu !


      • 1 vote
        maQiavel maQiavel 9 août 00:18

        @PumTchak

        Je vais vous définir l’état de guerre : l’effet d’une disposition mutuelle, constante et manifeste de détruire l’Etat ennemi ou de l’affaiblir ou moins par tous les moyens qu’on peut. Cette disposition réduite en acte est la guerre proprement dite, tant qu’elle reste sans effet, elle n’est que l’état de guerre ».  Lorsque vous parlez de gagner la guerre sans la faire , c’est de cela que vous parlez : vaincre sans passer par la guerre proprement dites.

        La paix dont vous parlez ne fait pas cesser l’état de guerre, elle est l’occasion pour les puissances de se raffermir, d’établir des alliances contre des adversaires, de les subvertir économiquement, politiquement, médiatiquement etc.  Là par exemple, les USA sont théoriquement en paix avec le Venezuela, ce qui ne les empêche pas de livrer à ce pays une subversion économico-politique d’une grande violence.

        La paix est l’occasion de se positionner favorablement pour les guerres qui ne tarderont pas à  reprendre, c’est ce que nous enseigne l’histoire longue. Ces périodes de paix sont toujours fragiles et éphémères et elles ne sont de toute façon jamais planétaire. 

        Dans la locution de Végèce « Qui veut la paix prépare la guerre », la paix dont il est question n’est pas une paix perpétuelle. La paix perpétuelle n’existe pas, elle ne peut pas exister et n’est même pas envisageable. La paix dont il est question est toujours provisoire, elle est conditionnée par une préparation militaire qui dissuaderait les adversaires de tenter une invasion. Il suffirait que l’équilibre des forces se rompe pour passer de l’état de guerre à la guerre proprement dites. La locution pourrait être paraphrasée comme suit : pour qui veut la paix, le seul moyen de l’avoir le plus longuement possible, c’est de parvenir à dissuader les autres de l’envahir.  Mais même là, rien ne garanti que lui n’envahira pas les autres qui sont moins bien préparés. 

        Pour ce qui est de la neutralité, la Suisse est un exemple contemporain qui, lorsqu’on examine bien n’est jamais vraiment neutre mais soit. Quand on observe sur l’histoire longue, la neutralité est très problématique politiquement. A l’issue de guerres, les neutres sont souvent à la merci des gagnants. Les romains par exemple ont bouffé lentement mais surement tous les neutres qui étaient sur leur passage, et ces derniers regrettaient toujours amèrement de ne pas avoir combattu contre eux quand ils étaient en mesure de faire la différence. D’où la prescription machiavélienne de considérer comme des ennemis potentiels les puissances qui recommandent de rester neutre dans un conflit, les puissances amies réclament toujours de l’aide pour combattre à leurs cotés.


      • vote
        PumTchak PumTchak 9 août 09:20

        @maQiavel

        Je vais vous définir l’état de guerre : l’effet d’une disposition mutuelle, constante et manifeste de détruire l’Etat ennemi ou de l’affaiblir ou moins par tous les moyens qu’on peut. Cette disposition réduite en acte est la guerre proprement dite, tant qu’elle reste sans effet, elle n’est que l’état de guerre ». Lorsque vous parlez de gagner la guerre sans la faire, c’est de cela que vous parlez : vaincre sans passer par la guerre proprement dites.

        .

        C’est juste, mais c’est incomplet.

        - La guerre : c’est le conflit métallique, avec morts et destructions.

        - L’état de guerre : c’est la volonté de nuire ou posséder un pays tiers par tous les moyens autres que métalliques. Ou, symétriquement, c’est subir cette volonté belliqueuse (Vénézuela, Iran).

        - on peut rajouter l’état soumis (vassal, dominion...) : c’est la volonté de se soumettre à une protection externe (la « découverte » de Mitterrand sur son lit de mort, après 14 ans de présidence).

        - l’état de paix : c’est la volonté d’être maître chez soi et la confiance accordée aux autres pays qui manifestent la même volonté. 

        C’est avec cet item, je pense, qu’on n’est pas d’accord. Vous dites que c’est un état transitoire, moi je dis que c’est une force en soi. Gandhi a cherché la paix, pas la guerre. La Chine construit un état de paix (si on se place au plan international, en passant par-dessus les tensions frontalières, inhérentes aux pays à territoires étendus). Elle a accepté d’être l’atelier du monde en vendant moins cher ses produits que les autres pays. La menace ne vient pas de la Chine qui a joué le jeu commercial. Les ferments de la guerre viennent de notre erreur à acheter moins cher ailleurs, par facilité et courte vue en laissant s’épuiser notre capacité d’existence économique.

        .

        Il est nécessaire de réévaluer constamment nos relations de défiance et de confiance. Sachant que la défiance n’est pas de nature à réduire les guerres, ou états de guerre. Le non alignement de de Gaulle a tempéré la logique de confrontation US/URSS : c’est une force de paix. La faiblesse aurait été, comme maintenant, de céder aux tambours de guerre, à la facilité de la défiance, au confort de l’état vassal.

        Avec la Russie, encore. J’ai eu un repas avec le n° 2 de l’état major de la défense, que je connaissais vaguement par des amis, c’était l’époque de la Pérestroïka. J’étais jeune, il tentait de doucher mon enthousiasme pour Gorbatchev (il vient du KGB, attention aux manœuvres de l’URSS…). Je lui ai fait la liste de tout ce qu’il a entrepris (fin du mur de Berlin, retrait des troupes d’Afghanistan, économie privée, libertés d’opinions et de religions…) et je lui ai demandé ce qu’il fallait qu’il fasse encore pour qu’il apparaisse à ce général comme quelqu’un de bien. Il s’en est sorti par une blagounette et cédant qu’il n’avait pas de réponse. S’il a reflété l’état d’esprit du commandement de la défense nationale, il y a un manque d’intelligence. Un bon stratège n’est pas simplement quelqu’un qui ne fait que se préparer à la guerre pour l’éviter, car cette seule option, partagée par tous, n’amène que la guerre, ou l’état de guerre permanente. Un bon stratège est aussi celui qui sait comment rendre possible la construction de la paix.

        Plus récemment, c’est le discours de Poutine au Bundestag en 2001 que vous connaissez sans doute : il a proposé la construction d’une Maison Européenne. https://www.youtube.com/watch?v=ipBiF6KiyLU . La confiance est progressive. Savoir prendre au mot au moment opportun, puis avancer en stop and go, avec des gages de confiance. Là encore, si l’UE avait sur faire preuve de sa force, elle aurait su construire l’état de paix avec la Russie.

        .

        Les BRICS, ce n’est pas l’OTAN, l’ONU, ce n’est pas une alliance entre pays, un empire, ce n’est pas une fédération de pays. Si vous réduisez l’histoire à l’activité guerrière, vous ne permettez pas de distinguer les caractères de ces organisations, ni ne permettez aux stratèges, aux écoliers, au citoyens de comprendre les activités qui produisent la guerre de celles qui produisent la paix.


      • 1 vote
        pegase pegase 9 août 10:59

        @PumTchak

        Les BRICS, ce n’est pas l’OTAN, l’ONU, ce n’est pas une alliance entre pays, un empire, ce n’est pas une fédération de pays.


        Vous oubliez l’OCS qui est un équivalent de l’Otan, certes dans une moindre mesure si on considère les sommes engagées, mais un équivalent (voir supérieur) d’un point de vue technologique ...


        https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_de_coop%C3%A9ration_de_Shanghai

        Ses buts revendiqués sont, par le biais de concertations entre les différents chefs d’État ou de gouvernement :

        • Renforcer la confiance mutuelle et des relations de bon voisinage entre les États membres ;
        • Faciliter la coopération entre ces États dans les domaines politiques, économiques et commerciaux, scientifiques et techniques, culturels et éducatifs, ainsi que dans les domaines de l’énergie, des transports, du tourisme et de l’environnement ;
        • Sauvegarder la paix, la sécurité et la stabilité régionales ;
        • Œuvrer à la création d’un nouvel ordre politique et économique international, plus juste et démocratique.

        Le secrétariat de l’OCS est situé à Pékin. L’autre structure permanente de l’organisation, RATS (Structure anti-terroriste régionale), est installée à Tachkent.

        Forces militaires

        Parmi les différentes forces militaires mobilisables, on trouve notamment :

        • Russie : 1,1 million d’hommes, 10 000 ogives nucléaires, 70 sous-marins de classe Typhoon ;
        • République populaire de Chine : 2,25 millions d’hommes, 240 ogives nucléaires, 70 sous-marins de classe Jin.

        Pour l’année 2006, les dépenses militaires des pays membres de l’OTAN s’élèvent à 796,7 milliards de dollars contre officiellement 85 milliards pour l’OCS (dont 49,5 milliards pour la Chine et 34,7 milliards pour la Russie).

        En 2017, on observe en dépenses officielles pour l’OTAN des sommes très supérieures à 866 Milliards de USD (dont 597 Milliards de USD pour les USA seuls ; France : 56 G USD, Grande-Bretagne : 48 G USD , Allemagne : 43 G USD). Tandis que, pour les membres de l’OCS, ils dépensent en équivalents d’ USD environ 364 Milliards (dont 228 Milliards de USD pour la Chine seule ; Inde : 60 G USD ; Fédération de Russie : 55 G USD).


      • vote
        PumTchak PumTchak 9 août 11:45

        @pegase

        L’OTAN et l’OCS ont pour point commun d’être des alliances militaires. On est donc en contexte d’état de guerre. Une fois qu’on a dit cela, il y a de grosses différences de degrés et contextes.

        L’OTAN est une organisation militaire commune, alors que l’OCS (cela peut aussi évoluer) reste une alliance militaire entre pays.

        La motivation de l’OTAN a été de faire face à la menace de l’URSS : on peut admettre le caractère défensif, comme on peut dénoncer la création d’un état de guerre. Ledit état de guerre ayant été stabilisé avec le pacte de Varsovie (crée 5 ans après, quand même), avec équilibre des menaces, donc une paix dans l’état de guerre. Après l’effondrement de l’URSS, l’OTAN n’avait plus d’objet. Il s’est maintenu et s’est étendu en contexte unipolaire, avec un projet impérial et ses vassaux, et prétend se substituer à l’ONU, clairement depuis la guerre en Irak. L’OTAN est donc maintenant une organisation d’état de guerre et de guerres effectives.

        L’OCS est encore jeune, on ignore comment il va tourner. Organisation défensive d’état de guerre, puisqu’elle veut se protéger de l’OTAN. L’OCS a d’autres activités, comme vous le mentionnez : faciliter les relations diplomatiques et les échanges commerciaux, culturels, technologiques, monétaires. Il s’agit, là, d’activités d’état de paix. Aussi, l’OCS ne prétend pas vandaliser l’ONU, mais au contraire rétablir son autorité et le droit international.


      • vote
        maQiavel maQiavel 9 août 14:45

        @PumTchak

        Ce que vous nommez « état de paix » n’est en rien différent de « l’état de guerre » tel que je l’ai définit, la volonté d’être maître chez soi n’est pas contradictoire avec la disposition mutuelle, constante et manifeste de détruire l’Etat ennemi ou de l’affaiblir ou moins par tous les moyens qu’on peut. Quant à la confiance, elle n’est accordée qu’à des alliés (un certain temps), et les alliances dans le système international contribuent à l’état de guerre car elles s’établissent en vue de faire face à d’autres coalitions (comme l’alliance Chine –Russie qui ont donné les BRICS et l’OCS). Ce que vous nommez « l’état soumis » n’est que le résultat de la guerre et de l’état de guerre, il faut bien que les uns dominent pour que les autres soient dominés.  Finalement, il ne reste que la guerre et l’état de guerre.

        La volonté des acteurs particuliers est ici  secondaire, elle n’est pas toute puissante, elle est tributaire de dynamique collective qui la dépassent, une classe dirigeante peut bien avoir une volonté de paix mais se disposer à la guerre et même la faire malgré tout.

        La Chine n’a absolument pas construit un état de paix, c’est au-delà de sa capacité quand bien même elle en aurait réellement la volonté (ce dont on peut aussi douter). L’augmentation constante de son budget militaire (supérieur à l’effort de guerre de l’Allemagne entre 1933 et 1940 et à celui des USA après Pearl-Harbor) inquiète ses voisins du fait de ses revendications territoriales, notamment en mer de Chine.  La montée en puissance militaire de la Chine, la construction de sa puissance maritime, la mise en place d’infrastructures militaires ( le collier de perle ) entraîne une course aux armements en Asie : le Japon parle sérieusement de se réarmer, la Corée du Sud déploie un système antimissiles, les budgets de la défense vietnamien et philippin augmentent vite , les Indiens ont le sentiment de se faire encercler etc. Même en considérant que la Chine est réellement mue par une volonté de paix , elle ne fait qu’effrayer ses voisins qui , pour se protéger s’allient militairement aux Etats unis et rejoignent son cercle d’influence. Finalement la politique chinoise légitime  la présence du gendarme américain au grand dam de Pékin. Et quand bien même, la Chine tenterait de calmer ses voisins en tissant des liens économiques plus étroits, ce fait sera perçu de façon hostile : les pays d’Asie du Sud-est souffrent déjà de la concurrence des produits chinois aux États-Unis, leur principal débouché. Et sur leurs propres marchés, les exportations chinoises ont augmentent.  On est là encore une fois en plein dans l’état de guerre et il ne serait pas étonnant que cela dérape vers la guerre proprement dites.

        Il est nécessaire de réévaluer constamment nos relations de défiance et de confiance. Sachant que la défiance n’est pas de nature à réduire les guerres, ou états de guerre.

        ------> Le système international fonctionne de façon  paranoïaque, il se structure autour de  la défiance. On peut faire confiance à ses alliés de façon très limitée dans le temps et en intensité mais tout tourne autour de la défiance. C’est pourquoi l’état de guerre existe et est un horizon indépassable. Cet état de guerre peut être tempéré par des actions mais il conserve néanmoins sa nature d’état de guerre.

         

        Les BRICS, ce n’est pas l’OTAN, l’ONU, ce n’est pas une alliance entre pays, un empire, ce n’est pas une fédération de pays. Si vous réduisez l’histoire à l’activité guerrière, vous ne permettez pas de distinguer les caractères de ces organisations, ni ne permettez aux stratèges, aux écoliers, au citoyens de comprendre les activités qui produisent la guerre de celles qui produisent la paix.

        ------> J’ai déjà parlé des BRICS. Quant à l’ONU, cette organisation correspond surtout à la cristallisation bureaucratique des rapports de force internationaux, c’est très visible au conseil de sécurité.


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        PumTchak PumTchak 10 août 10:06

        @maQiavel

        En somme, vous reprenez l’un des trois slogans d’Orwell, mais dans l’autre sens : "la paix, c’est la guerre". Toute activité, organisation, pays à caractère pacifique, pour vous, c’est l’état de guerre.

        Vous confondez le monde et votre intérieur.


      • 1 vote
        guepe 10 août 10:40

        @PumTchak "Vous confondez le monde et votre intérieur. "

        Drôle de reproche pour quelqu un qui pense qu’un pays ayant annexé un autre ( Tibet ) , reconnu l’indépendance d’un autre pays que récemment ( Mongolie ) , ayant pris part dans 4 conflits régionaux ( guerre de Corée , Cachemire , conflits frontaliers entre l urss et le Vietnam ) , revendiquant Taïwan , une partie de l’Inde et 3 îlots ( Senkaku, Paracel, Spratley ) tout en construisant toute une série de bases militaires dans l’océan Indien, cherche à construire un état de paix.

        Sinon , d accord avec Maq. Il faut être fou pour baser les relations entre états sous la forme de relation de confiance, ça revient a laisser à d’autres états le soin de garantir nos propres intérêts.


      • vote
        maQiavel maQiavel 10 août 13:13

        @PumTchak

        Toute activité, organisation, pays à caractère pacifique, pour vous, c’est l’état de guerre.

        ------> Non. Par contre, les activités, les organisations à caractère pacifique ne change rien au fait que les relations internationales sont structurées par l’état de guerre.

        La paix n’est la guerre mais la paix sert à la préparer. 

        Vous confondez le monde et votre intérieur.

        ------> Je pourrais dire la même chose de vous. On pourrait dire cela de n’importe quoi , c’est pourquoi ce n’est pas un argument. 

        Mais au fond, il n’est pas difficile de comprendre qu’il ne peut y avoir de paix véritable sans abolition des rapports de domination (à moins que chacun soit content de la place qu’il occupe dans la hiérarchie et n’essaie pas, soit de émanciper d’une domination, soit d’étendre sa domination, ce qui n’arrive jamais). Hors, puisque les relations internationales sont déterminées par les rapports de domination et que les entités qui la constituent ne sont pas contentes de la place qu’elles occupent dans la hiérarchie, l’état de guerre est fatalement permanent …  

        Comment abolir les rapports de domination ? Ça c’est une question dont on est pas prêt de trouver la réponse ... 


      • vote
        PumTchak PumTchak 11 août 08:55

        @maQiavel

        La paix n’est la guerre mais la paix sert à la préparer.

        J’aurais préféré lire : "La paix n’est pas la guerre, mais la guerre revient malgré la paix". Ce n’est pas pareil.

        Oui, il y a un rapport dominants-dominés, décrit dès l’épopée d’Atrahasis, avec les Igigi révoltés contre les Annunaki. Deux solutions sont annoncées : déplacer le conflit avec la recherche de nouveaux esclaves, ou parias (l’homme, dans l’épopée), dépasser le conflit avec l’émancipation de ce même homme par l’apport de connaissances et de techniques.

        Ce sont les deux aspects qui ont fait l’histoire humaine : les rapines et la recherche de nouveaux tâcherons, l’amélioration des conditions d’existence à partir d’un sort commun que la communauté se reconnaît. 

        Comment abolir les rapports de domination ? Ça c’est une question dont on est pas prêt de trouver la réponse ..

        La question n’est pas fausse, mais elle est restrictive. Elle empêche de faire savoir et comprendre les conditions des modes d’existence pacifiques attestées par l’histoire.

        Notre vieille pensée dialectique est construite sur l’idée des contraires : la recherche d’une solution par le raisonnement des catégories antagonistes, la tentative de rassembler ce que justement on dis-tingue. La paix permanente n’a jamais été trouvée, donc, c’est la guerre qui conduit les hommes. Du côté taoiste la pensée examine les états toujours en présence, jamais statiques, mais relatifs les uns aux autres, entre mouvements, déséquilibres et équilibres. La compétition et la coopération, qui engendrent les états de guerre et de paix sont deux propensions permanentes. L’histoire qui raconte qui a raison ou tort n’est pas la même que celle qui raconte d’où viennent les équilibres et déséquilibres.


      • vote
        howakhan howakhan 8 août 11:11
        Les usa sont notre créature à tous, humains de la planète sauf exceptions , à tous ceux qui acceptent sans rien y comprendre du tout mais pensant s’en mettre plein les fouilles sur le dos des autres , qui acceptent cette pseudo compétition qui serait naturelle entre nous car l’oiseau mange le vers de terre...

        compétition qui n’existe que dans nos cerveaux malades, malades d’avoir perdu nos principales capacités pour n’en garder que une : la pensée , qui est un radar et une calculatrice dotée de capacités comparative, imaginative pour organiser la vie pratique..

        et rien de plus ..

        or on ne peut pas vivre en tant qu’humain comme on fabrique un toit..or c’est exactement ce que l’on fait...

        baver sur les usa sans se rendre compte de notre implication globale est encore un de ces manques de lucidité gravissime...

        les usa ne sont que les gagnants nécessairement violents comme nous ,gagnants du moment de notre démente élimination..appelée compétition..pour faire mieux et surtout pour noyer le poisson ..

        tu vas voir tu vas gagner !!

        respect et robustesse

        Plus con tu.........

        • 1 vote
          V_Parlier V_Parlier 8 août 17:22

          Une chose me fait tiquer dans l’article : "Les Etats-Unis de Trump". Cela sous-entendrait-il qu’avant c’était différent ?


          • 1 vote
            Verdi Verdi 8 août 17:29

            @V_Parlier

            "Les Etats-Unis de Trump cherchent à nouveau"


          • 2 votes
            jjwaDal 8 août 18:37

            L’immense majorité des humains sur Terre le sait que les USA sont la principale menace à la paix dans le monde. Quand on a 800 bases militaires dans le monde, qu’on dépense à demeure la moitié du budget mondial d’armement et que personne objectivement ne menace vos frontières, il faut bien s’occuper... Régulièrement des sondages internationaux sont fait qui montrent que les gens en sont conscients, y compris aux USA.
            On comprend bien que le complexe militaro- industriel a besoin de menaces et d’ennemis pour pouvoir justifier la saignée continuelle du contribuable américain. On sait aussi que les militaires précèdent les commerciaux : "on vous rase gratis, mais les contrats de reconstruction iront aux entreprises US, en compensation en quelques sortes", voir Irak par ex.
            Donc, ce ministère de la défense des intérêts économiques des "1%" ne peut imaginer un processus de paix qui n’aboutirait pas à la vassalisation d’un pays ou à la main-mise économique des USA sur celui-ci.
            Sauf qu’au jeu d’échec, ils ont vraiment perdus la main, d’abord en transformant la Chine en concurrent sérieux (militairement, elle a les moyens d’arriver à parité et même de les dépasser), ensuite en acculant les Russes à un fiançage forcé avec les Chinois et enfin en montrant ostensiblement aux européens le rôle de larbins et de "dindons de la farce" qui sont privés de contrats et doivent récupérer les réfugiés des différents chaos orchestrés par les USA.
            Les deux prétendants à la dernière présidentielle aux USA étaient deux symptômes graves de déliquescence de leurs débats démocratiques.On a un Etat policier surarmé qui voit ses rêves impériaux s’effondrer les uns après les autres. Il est permis d’être un peu inquiet.


            • 1 vote
              Tuco Tuco 8 août 19:18

              La plus grande menace est et a toujours été le problème de l’approvisionnement et du contrôle des matières premières, pétrole en tête, bien sûr, mais maintenant aussi tout ce qui concerne les matières premières nécessaires à la fabrication des technologies relatives aux médias. Et dans ce "jeu", toutes les nations développées sont des problèmes, toutes, la France y compris, (Françafrique, etc., etc.).


              Cependant, et étant donné sa situation géopolitique tout à fait cruciale au Moyen-Orient, (si ce n’était que cela), Israël est aussi un problème. La Syrie également, évidemment, puisqu’elle occupe elle aussi une position géostratégique essentielle en ce qui concerne l’approvisionnement et le contrôle de sources d’énergie. Mais la Syrie, est un pays qui est victime de ses ressources et de ses projets. (Voir la "stratégie des quatre mers" de Bachar El Assad, voir son refus de se soumettre à la loi des USA et à la domination israélienne, sur laquelle Henry Kissinger disait à l’époque qu’Israël ne devait tolérer aucune concurrence au Moyen-Orient...), comme le fut la Lybie, terrassée pour un long moment, et l’Irak, pour ne citer qu’eux...

              En tout cas, tous les pays africains qui ont osé manifester leur refus de se soumettre à la politique des USA et/ou d’Israël ont été anéantis et leurs chefs assassinés : Saddam Hussein, Mouammar Khadafi, et pour Bachar El Assad, ce n’est plus qu’une question de temps, malgré le soutien de la Russie.

              Donc, il faut se tourner vers les multinationales qui contrôlent la production, l’approvisionnement et le contrôle des matières premières, mais aussi les grandes banques, Rothschild, etc., etc., 

              Face à tous ces Lobbies, et les moyens de pression colossaux dont ils disposent, que peuvent faire les Etats, administration US comprise, bien entendu ? A mon avis, pas grand chose. Mais pour comprendre tout cela plus en détails, il faudrait sans doute demander aux Bilderbergs, à la CIA, etc., non ?...

              Bien cordialement.



              • vote
                louis 9 août 00:31

                @Tuco
                plus de la moitié des pays de la planète ont une présence militaire ou para militaire de la multinationale Américaine en leur sein , elle est soit " amie " ou d’occupation plus ou moins officielle et ceci sans compter les différentes officines plus ou moins mafieuses que compte les US pour déstabiliser les pays qui renâclent .


              • vote
                Pierre Régnier 9 août 09:23

                 

                La situation est pire encore que celle qu’expose cette très utile vidéo de Verdi (je mets de côté le simplisme et l’extrême légèreté de ses quelques mots sur Israël) :

                C’est chez les pires adeptes "états-uniens" de l’économisme débridé, comme Bush ou Trump, qu’existe une toute petite conscience de la nécessité de résister à l’islamisation du monde, conscience qui n’existe même pas chez leur semblable Macron en France.

                La "Gauche" américaine est, elle, comlice des islamistes, comme la fausse Gauche en France.



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