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Derniers commentaires




  • 3 votes
    BA 10 novembre 18:35

    Le ministre Bruno Le Maire publie un tweet ahurissant :

     

    "L’Europe doit s’affirmer comme un empire paisible dans les 25 années qui viennent. Cette empire doit être celui des droits de l’homme et de la croissance durable."

     

    https://twitter.com/BrunoLeMaire/status/1060812167182761984

     

    Quant à nous, nous savons ce que nous devons faire :

    • Nous devons faire la guerre à l’empire européen et à ses partisans.
    • Nous devons redonner à la France son indépendance nationale.
    • Nous devons faire ce que les premiers rois capétiens et ce que toutes les républiques françaises ont TOUJOURS fait : nous devons être pour la Nation, et nous devons faire la guerre à l’Empire.

     

    C’est toujours la même histoire.

     

    L’Histoire est un éternel recommencement.



  • 1 vote
    BA 3 novembre 20:07

    En 2016, le président de la République François Hollande a accordé des dizaines d’heures d’entretiens aux journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme. Leurs dialogues ont été enregistrés et ensuite publiés en octobre 2016 dans le livre « Un président ne devrait pas dire ça ».


    La phrase la plus importante prononcée par le président de la République François Hollande est à la page 592 :


    « Comment on peut faire que la France vive ensemble, comment on peut redonner un lien entre tous les Français, comment on peut éviter la partition ? Car c’est quand même ça qui est en train de se produire : la partition. »


    https://www.amazon.fr/pr%C3%A9sident-devrait-pas-dire-%C3%A7a/dp/2757866982/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1521562069&sr=1-1&keywords=un+president+ne+devrait+pas+dire+ca



  • 1 vote
    BA 28 octobre 15:01

    Sophia Chikirou avait une triple casquette :
    1- elle était la maîtresse de Jean-Luc Mélenchon
    2- elle était directrice de la communication
    3- elle était prestataire de la campagne de Jean-Luc Mélenchon.


    C’est cette triple casquette de Sophia Chikirou qui est le problème.


    L’argent des cotisations des adhérents de La France Insoumise servait à enrichir Sophia Chikirou, la maîtresse de Jean-Luc Mélenchon.


    Le parti La France Insoumise a versé 1,2 million d’euros à l’entreprise MEDIASCOP, qui appartient à Sophia Chikirou ! 1,2 million d’euros ! Merci pour elle, les cocus !


    Campagne de Jean-Luc Mélenchon : certains documents contredisent les propos de Sophia Chikirou.


    Après les propos de l’ex-directrice de communication du candidat de La France insoumise mardi sur BFMTV, la cellule investigation de franceinfo souligne pourquoi certains arguments de Sophia Chikirou sont contestables.


    "Ni surfacturation, ni enrichissement personnel, ni détournement de fonds publics", a-t-elle affirmé. Sur le fond, certains des arguments qu’elle a avancés sont pourtant contredits par l’enquête de franceinfo et des documents que la cellule investigation révèle.


    1- Ce qu’a dit Sophia Chikirou : "Moi je n’étais pas donneur d’ordre. J’étais prestataire. Les donneurs d’ordre sont Manuel Bompard, le directeur de campagne, et la mandataire financier."


    Sophia Chikirou conteste donc qu’elle ait eu une double casquette sur la campagne de Jean-Luc Mélenchon : à la fois donneuse d’ordre en tant que directrice de la communication et fournisseur, via sa société qui a facturé pour près de 1,2 millions d’euros de prestations. Cette singularité, qu’on ne retrouve chez aucun des concurrents de Jean-Luc Mélenchon, avait contribué à fonder le signalement qu’a effectué la commission des comptes de campagne auprès du procureur de la République de Paris. Bien que cette situation n’ait rien d’illégal en soi, Sophia Chikirou a tenté de minimiser son rôle au sein de l’équipe de campagne le réduisant à celui de simple "prestataire". Pourtant, un document fourni par l’équipe de Jean-Luc Mélenchon à la commission semble infirmer ses déclarations. Cet organigramme de campagne recense tous les postes de l’équipe du candidat. Sophia Chikirou y est bien présentée comme directrice de la communication.


    Un autre point semble fragiliser la position de la communicante. Elle affirme que les vrais donneurs d’ordre étaient le directeur de campagne, Manuel Bompard, et la mandataire financière, Marie-Pierre Oprandi. Eux seuls, selon sa présentation, avaient la faculté de passer commande au nom du candidat. Ce devrait donc être le cas des spots de campagne diffusés sur le réseau France Télévisions et réalisés par la société Story Circus pour un montant de 100 000 euros. Pourtant, c’est bien Mediascop qui semble avoir commandé ces spots puisqu’ils apparaissent sur la facture de la société de Sophia Chikirou qui les refacture à l’association de campagne de Jean Luc-Mélenchon. Si ces spots ont effectivement été commandés par Manuel Bompard ou la mandataire Marie-Pierre Oprandi, pourquoi ne sont-ils pas directement facturés à l’association de financement ?

    Par ailleurs, franceinfo n’a trouvé trace d’aucun devis, contrat cadre, ou suivi de commande concernant Mediascop dans les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon.


    2- Ce qu’a dit Sophia Chikirou : "On a 39 discours dont on extrait les audios […] vous créez le réseau social, vous l’organisez, vous éditorialisez, vous publiez, ce ne sont pas des manipulations rapides. […] ça doit prendre au bas mot 4-5 jours de travail." 


    Sophia Chikirou fait là référence à une prestation que franceinfo a relevée et qualifiée de "chère" sur une des deux factures de Mediascop : l’extraction et la publication des discours audio de Jean-Luc Mélenchon sur le réseau social Soundcloud. Chaque discours mis en ligne était facturé 250 euros hors taxe. La cellule investigation de franceinfo affirme que cette manipulation prend environ 10 minutes à être effectuée.

    Tout d’abord il s’agit de 19 discours et non de 39. Pour justifier son tarif, Sophia Chikirou ajoute donc à la prestation indiquée sur la facture le temps de création d’un compte Soundcloud (qui s’apparente à un compte Facebook) et le fait d’ajouter un titre et un commentaire au fichier sonore que l’on publie. En estimant à une heure le temps de création du compte, qui s’apparente à un compte Facebook, avec une photo, et à cinq minutes le temps pour ajouter un titre, ajoutons une heure pour la gestion du compte, nous arriverions donc à environ 6,5 heures de travail facturées 4750 euros hors taxe.

    Par ailleurs, la gestion du compte Soundcloud est déjà indiquée plus haut sur la facture, au milieu des tâches facturées dans le cadre du travail des community managers.


    3- Ce qu’a dit Sophia Chikirou : "Je n’ai jamais eu un salaire plus de trois fois plus élevé que le salaire le plus bas dans mon entreprise. C’est un principe. J’ai créé Mediascop en 2011, c’était une SCOP. Le salaire le plus bas, c’est 1 300-1 400 euros, moi je suis à fois trois."


    Si on comprend bien Sophia Chikirou, le salaire de dirigeante que lui verserait sa société serait de l’ordre de 4000 euros nets mensuels. Mais la présidente de Mediascop ne dit rien de ses revenus supplémentaires en tant qu’actionnaire unique de la société. Tout d’abord, constatons qu’en mars 2017, Mediascop a abandonné le statut de SCOP (société coopérative) pour celui de SASU (société par actions simplifiée à associé unique). Cette transition lui permet de pouvoir se rémunérer également en dividendes. Ce qu’elle va faire dès le 30 juin 2017 au moment où elle clôture ses comptes de l’année 2016.


    Que constate-t-on ? Mediascop réalise 162 900 euros de chiffre d’affaires en 2016. Ce chiffre correspond aux premiers versements de l’association de campagne de Jean-Luc Mélenchon pour la période de septembre à décembre 2016. La société n’avait quasiment pas d’activité les mois précédents la campagne et avait fait zéro euro de chiffres d’affaires en 2015. Grâce à ces premiers versements, Sophia Chikirou va se payer un salaire de 6 750 euros pour l’ensemble de l’année 2016. Et dans le même temps, elle décide de se verser 64 000 euros de dividendes grâce au bénéfice réalisé sur les quatre premiers mois de la campagne.


    Le choix qui consiste, pour un chef d’entreprise, à se verser une faible rémunération et un fort dividende permet d’échapper aux cotisations sociales sur les salaires. L’actionnaire ne paie que la CSG/CRDS (15,5%) puis ses impôts comme sur tout revenu. En clair, sur les quatre premiers mois de la campagne où sa société intervient, Sophia Chikirou touche au plus 1 700 euros par mois de salaire et environ 54 000 euros de dividendes une fois la CSG payée.

    Reste cette question : combien a-t-elle touché salaires et dividendes inclus en 2017, alors que sa société va encaisser près de 800 000 euros hors taxes de la part de l’association de campagne de Jean-Luc Mélenchon ? Mediascop n’a pas publié ses comptes pour cette année-là, grâce à une disposition légale propre au statut des SASU.

    https://www.francetvinfo.fr/politique/melenchon/campagne-de-jean-luc-melenchon-apres-les-dementis-de-sophia-chikirou-la-cellule-investigation-de-franceinfo-maintient-ses-revelations_3001119.html



  • 1 vote
    BA 24 octobre 13:27

    Sophia Chikirou avait une triple casquette :

    1- elle était la maîtresse de Jean-Luc Mélenchon
    2- elle était directrice de la communication
    3- elle était prestataire de la campagne de Jean-Luc Mélenchon.


    C’est cette triple casquette de Sophia Chikirou qui est le problème.


    L’argent des cotisations des adhérents de La France Insoumise servait à enrichir Sophia Chikirou, la maîtresse de Jean-Luc Mélenchon.


    Le parti La France Insoumise a versé 1,2 million d’euros à l’entreprise MEDIASCOP, qui appartient à Sophia Chikirou ! 1,2 million d’euros ! Merci pour elle, les cocus !


    Campagne de Jean-Luc Mélenchon : après les démentis de Sophia Chikirou, la cellule investigation de franceinfo maintient ses révélations.


    Malgré les propos de l’ex-directrice de communication du candidat de La France insoumise mardi sur BFMTV, la cellule investigation de franceinfo estime que ces déclarations ne remettent pas en cause ses révélations.


    « Dans l’état actuel, nous maintenons tout ce que nous avons écrit », a déclaré Sylvain Tronchet, journaliste à la cellule investigation de franceinfo après les propos de Sophia Chikirou sur BFMTV mardi soir. L’ex-directrice de communication de Jean-Luc Mélenchon a réfuté les soupçons évoqués dans le cadre de la campagne présidentielle du candidat de La France insoumise. Il n’y a eu ni surfacturation, ni enrichissement personnel, ni détournement de fonds publics, selon elle. Sophia Chikirou a notamment qualifié de "fake news" l’enquête publiée par la cellule investigation de franceinfo vendredi dernier qui montrait que sa société a facturé très cher certaines prestations.


    franceinfo : Les propos de Sophia Chikirou remettent-ils en cause vos révélations ? 

    Sylvain Tronchet : Dans l’état actuel des choses nous maintenons tout ce que nous avons écrit. Par exemple, Sophia Chikirou hier soir a expliqué qu’elle n’était que prestataire de la campagne de Jean-Luc Mélenchon. En clair qu’elle n’avait pas cette double casquette qui a attiré l’attention de la commission des comptes de campagne, à la fois décisionnaire dans le staff, et fournisseur via sa société. C’est ce qu’elle dit. Nous avons pourtant un organigramme qui a été fourni par l’équipe de campagne de Jean-Luc Mélenchon à la commission : il y est écrit en toutes lettres Sophia Chikirou, directrice de la communication, pas prestataire.

    Est-ce que Sophia Chikirou a contredit les tarifs que vous avez donnés ?

    Elle a tenté de le faire. Mais là encore, quand elle affirme que le téléchargement de 19 sons des discours de Jean-Luc Mélenchon sur le réseau social soundcloud a pris en réalité quatre à cinq jours, que c’est pour ça que cela a été facturé près de 5 000 euros. Non. Le téléchargement d’un discours prend tout au plus 10 minutes. Plusieurs spécialistes nous l’ont confirmé. Nous l’avons constaté. 19 discours, c’est trois à quatre heures de travail, pas quatre à cinq jours.

    Quant au sous-titrage de vidéos facturé 200 euros la minute sous-titrée. Nous en faisons ici à franceinfo, ça prend à peu près une demi-heure de travail. Pour 200 euros, chacun jugera si c’est cher ou non...

    Sophia Chikirou affirme que son salaire n’excédait pas 4 000 euros.

    Sophia Chikirou a affirmé que nous avions dit qu’elle touchait un salaire de 15 000 euros par mois, ce qui n’est pas vrai. Nous avons dit qu’elle facturait son travail en moyenne 15 000 euros par mois. À cela, nous l’avions dit, il faut retirer les charges de l’entreprise tout en notant qu’elles étaient faibles parce que Mediascop est une société qui n’a pas de locaux et qui était très largement prise en charge par la campagne de Jean Luc Mélenchon. 

    Sophia Chikirou a donc affirmé que son salaire n’excédait pas 4 000 euros par mois. On croit comprendre que c’est le salaire qu’elle se verse en tant que dirigeante de Mediascop. Mais il y a un point qu’elle n’évoque pas, c’est qu’elle est aussi la seule actionnaire de la société. Or, elle peut également se payer en dividendes, ce qu’elle a fait fin 2016 grâce aux premiers versements de la campagne Mélenchon. Elle s’était versé 64 000 euros de dividendes pour quatre mois de campagne. A-t-elle également touché des dividendes en 2017, là où elle a facturé près d’un million d’euros ? Elle n’a pas répondu à cette question, et les comptes 2017 de sa société n’ont pas été publiés.

    https://www.francetvinfo.fr/politique/melenchon/campagne-de-jean-luc-melenchon-apres-les-dementis-de-sophia-chikirou-la-cellule-investigation-de-franceinfo-maintient-ses-revelations_3001119.html



  • 6 votes
    BA 21 octobre 14:50

    L’amour, le sexe, le fric.


    Le scandale MEDIASCOP n’est qu’une banale histoire d’amour, une banale histoire de sexe, une banale histoire de fric.


    La patronne de MEDIASCOP s’appelle Sophia Chikirou : elle était la maîtresse de Jean-Luc Mélenchon … et elle a réussi à pomper, à pomper, à pomper l’argent des cotisations des adhérents de La France Insoumise.


    A quoi servait l’argent des cotisations des adhérents de La France Insoumise ?

    Réponse :

    L’argent des cotisations des adhérents de La France Insoumise servait à enrichir Sophia Chikirou, la maîtresse de Jean-Luc Mélenchon.

    Le parti La France Insoumise a versé 1,2 million d’euros à l’entreprise MEDIASCOP, qui appartient à Sophia Chikirou ! 1,2 million d’euros ! Merci pour elle, les cocus !


    https://www.mediapart.fr/journal/france/191018/les-premieres-decouvertes-des-perquisitions-melenchon


    Quelle ne fut pas la surprise des enquêteurs quand ce 16 octobre, au petit matin – il était 7 heures –, ils ont découvert Sophia Chikirou au domicile personnel de Jean-Luc Mélenchon.

    Le patron de La France insoumise et la communicante entretiennent en réalité de longue date, selon nos informations, une relation extra-professionnelle. Celle-ci pourrait relever de la seule vie privée des deux intéressés mais prend désormais, à la lueur des investigations judiciaires, une dimension d’intérêt général.

    De fait, si l’enquête devait confirmer le soupçon qui a présidé à son ouverture, cela signifierait que les sommes incriminées perçues par Mme Chikirou l’auraient été à l’occasion d’une campagne présidentielle dirigée par un homme politique avec lequel elle partage une relation intime régulière.

    Sollicités à plusieurs reprises par Mediapart, ni Jean-Luc Mélenchon (entendu par les enquêteurs le 17 octobre) ni Sophia Chikirou (entendue ce 19 octobre) n’ont donné suite. Interrogé ce vendredi durant une conférence de presse sur la nature de sa relation avec Mme Chikirou, Jean-Luc Mélenchon a toutefois répondu : « Excellentes, monsieur. »

    Avant d’ajouter : « Si vous voulez faire remarquer qu’elle est une femme et que je suis un homme et que, peut-être, cela pourrait entendre [sic] quelque chose, je vous rappelle quel est mon statut [d’état civil]. Vous le connaissez ? » Il a précisé lui-même qu’il était officiellement célibataire, qualifiant les questions de la presse sur ce sujet d’« insidieuses ».

    Que ce soit à La France insoumise ou au sein du Média, organe audiovisuel soutenu par les Insoumis qu’elle a fondé puis dirigé avant qu’une crise interne n’éclate notamment sur fond de soupçons financiers, Sophia Chikirou est devenue ces dernières années un rouage central de la stratégie politique de Jean-Luc Mélenchon. Mais aussi un tabou en interne du fait de sa relation particulière avec lui.

    Ancienne militante fabiusienne passée chez Jean-Marie Bockel, ex-socialiste devenu secrétaire d’État de Nicolas Sarkozy, Sophia Chikirou avait soutenu la « volonté de réforme » de l’ancien chef de l’État en 2007. En 2012, elle est devenue chargée des relations avec la presse de Jean-Luc Mélenchon, puis a effectué des missions en Équateur et observé la campagne de Bernie Sanders aux États-Unis, avant de revenir au cœur de la stratégie de La France insoumise pour 2017.

    Pour cette nouvelle campagne, sa société Mediascop, dont elle est la patronne et l’unique actionnaire, a pris en main toute la communication qu’elle a facturée au candidat. Mais Sophia Chikirou n’était pas un prestataire comme les autres puisqu’elle occupait aussi la fonction de directrice de communication de la campagne. C’est-à-dire à la fois prestataire d’une campagne dont elle était aussi une dirigeante.

    Sur l’ensemble de la campagne, son entreprise a livré pour 1,161 million d’euros de prestations de communication, soit plus de 10 % du coût total de la campagne de Jean-Luc Mélenchon, réparties en deux grosses factures de plusieurs pages, adressées à LFI fin 2016 et au printemps 2017.

    Au cours de son examen, la Commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP) avait contesté quelques prestations vendues par Mediascop et facturées au-dessus de sa « grille tarifaire » pour un surcoût estimé de 35 000 euros. Mais les factures rédigées par Sophia Chikirou ont depuis soulevé de nouvelles questions.

    Dans une enquête publiée ce vendredi matin 19 octobre, la cellule investigation de Radio France a pointé plusieurs lignes de dépenses originales, comme le sous-titrage de vidéos de campagne, facturé 200 euros par minute à l’association de financement. Le travail personnel de Sophia Chikirou aurait été valorisé à « près de 120 000 euros sur les factures de Mediascop », soit 15 000 euros mensuels en moyenne pour huit mois de campagne, a calculé Radio France. Les autres salariés de la campagne étaient bien moins rémunérés.

    En mars dernier, à l’occasion de nos premières recherches sur les facturations de Mediascop, Manuel Bompard, le directeur de la campagne présidentielle, nous avait déclaré ne pas connaître les marges dégagées par ce «  prestataire extérieur », qui se trouvait être pourtant l’une de ses principales collègues au quotidien à l’intérieur du mouvement…

    Au lendemain de la campagne présidentielle, Sophia Chikirou se lance dans un nouveau projet : la création d’une webtélé « humaniste, antiraciste, écologiste et féministe ». En janvier 2018, La France insoumise avait invité par mail ses quelque 500 000 soutiens à appuyer « l’appel de Sophia Chikirou ».

    Mais le 4 juillet 2018, sept mois seulement après le lancement de ce nouveau média financé par les dons de milliers de particuliers, Sophia Chikirou quitte le navire dans un contexte de crise sociale, éditoriale et financière. La webtélé est en difficulté financière et une pétition circule en interne contre le modèle de gouvernance de la communicante, qui prend finalement les devants en annonçant son départ auprès de Jean-Luc Mélenchon pour les élections européennes de 2019.

    Un mois plus tard, la nouvelle direction du Média conteste la gestion financière de Sophia Chikirou et bloque un virement de 67 146 euros vers Mediascop. Dans les colonnes de Mediapart, la journaliste Aude Lancelin interprète la manœuvre « comme une volonté de tuer le Média » alors que Chikirou défend la réalité des prestations. Les deux camps menacent de saisir les tribunaux.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/191018/les-premieres-decouvertes-des-perquisitions-melenchon


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