Votre point
de vue sur Debray m’est plutôt agréable. J’ai célébré Fidel dans ma jeunesse,
voté pour Tonton en 81 pour finalement me retrouver anti-progressiste et
pro-frontières (un facho en quelque sorte). Mes amis de gauche m’ont fui, mais
je me considère néanmoins toujours de gauche.
Encore hier,
prise de bec chez Leclerc. Un type s’engueule avec une caissière pour une
question de fermeture de caisse. Je suis dans la file et j’entends le type
envoyer « je comprends pourquoi vous êtes caissière ». Je suis outré,
je lui dis que sa réflexion est très méchante. Il me répond qu’elle lui a dit « ferme
ta gueule ».
Quelques
minutes plus tard, alors que je paye, il revient et demande à la caissière son
nom et s’en va porter plainte à l’accueil. Je le suis et on s’engueule devant l’accueil.
Un gars de la sécurité s’approche, et j’ai senti qu’il me donnait raison. Je
suis parti heureux d’avoir peut-être évité un licenciement, d’avoir agi comme ce que je crois être un homme de gauche, à
la grande satisfaction de ma femme (double bénéfice).
Il faut être docteur ou agrégé es dissidence pour capter
quelque chose à ce panier de crabes. Si c’est ça la disiddence d’extrême
droite, on peut dormir tranquille encore
quelque temps.
Sur les affaires criminelles pas de problème, les
magistrats/juges essaient de faire leur boulot correctement.
Mais dès lors qu’il s’agit d’idéologie, on est en pleine
guignolade.
Quoi ! Vous dites qu’un patron a le droit d’embaucher
qui il veut !! Au trou !!!
Dans une société communautarisée ou chacune surveille l’autre
et porte plainte à la moindre occasion, il est peut-être utile de limiter la liberté de
parole pour maintenir la paix civile. Mais alors les méthodes pour la faire boucler, pour fermer les clapets aux bavards genre Zemmour ne
relève plus de la justice, mais d’une sorte de police politique.
Il faudrait que la 17ème chambre soit sortie du périmètre de la Justice ordinaire et devienne une cour spéciale, dédiée à la paix inter-communautaire et à l’expression correcte, comme il existe une cour spéciale anti-terroriste avec ses règles et méthodes particulières. La vraie Justice y gagnerait.
Après Fidel et Tonton, il est maintenant franchement à droite (anti-progressiste, au sens où la gauche est progressiste/libérale-libertaire). A moins qu’il ne sucre les fraises, ce serait de son âge.
Article intéressant, mais bien des affirmations paraissent
arbitraires, contestables.
Z n’aurait pas l’âme d’un chef ? Je dirais plutôt qu’il
n’a aucune expérience de chef. Mais il a toujours côtoyé les grands chefs. D’où
vient sa notoriété ? De ses écrits ou de son charisme et de son autorité
naturelle. A voir, je soupçonne que son autorité naturelle, sa force intérieure
(son âme) compte pour beaucoup.
Le flop de Chevènement ? L’article le qualifie de
brillant puis incrimine un défaut de technicité des souverainistes. Non, ils
sont parfaitement compétents, c’est autre chose qui explique leurs défaites
(que j’ai du mal à m’expliquer, sauf à se reporter au traumatisme de 40 et au
pétainisme qui serait revenu avec Mitterrand la francisque et Jospin …).
Face à Caron, Z montre qu’il sait mentir comme les grands
chefs, avec intelligence puisque pas mal de Français considèrent que les
Français de papier ne sont pas tous Français. Sur le fond, il gagne.
Z favoriserait Macron en se présentant ? Le débat est
engagé avec des avis contradictoires. Si l’on admet que Marine n’a aucune
chance, une autre femme (la montée des femmes est un fait de société : Pécresse,
mieux classée que Macron – à égalité avec Asselineau - à la sortie de l’ENA ?)
pourrait avantageusement la remplacer dans le rôle de challenger. Z pourrait y
contribuer.
Cela dit, je serais Z, je continuerais à écrire des livres.
Il a déjà rempli sa mission : tous les autres candidats se sont mis à
parler comme lui (tout en l’insultant, cf. le « monstrueux » de
Bertrand et son discours sécuritaire).