"Les journalistes savent très bien" Je me méfie de ce genre de généralisation. j’’ai croisé dans ma vie des gens qui m’ont dit "tu sais très bien que..." alors que je ne savais pas du tout très bien que... Mais à partir du moment où ils s’étaient convaincus de leur supposition, il était impossible de parler avec eux (ils ne parlaient plus qu’avec eux-mêmes, faisant les questions et les réponses en fonction de leur préjugés sur moi ou sur la catégorie dans laquelle ils m’avaient rangés).
"Là, je pense que cela arrange Elisabeth Levy de faire semblant de ne pas savoir." Je me méfie aussi des suppositions concernant les intentions que pourraient avoir les autres de "faire semblant de ne pas savoir" (imaginez que vous tombiez un jour entre les mains d’un juge qui procède de cette manière avec vous).
Mon hypothèse explicative est plus prudente : je pense qu’Elisabeth Lévy a des préjugés de classe qui crée des points aveugles (la corruption en France) et des défauts de proportions dans sa perception de la réalité (comme juger plus violent de casser une vitrine que de crever un oeil ou d’arracher une main).
Ce qui est difficile à estimer, c’est le point à partir duquel un préjugé de classe inconscient peut pousser à la malhonnêteté intellectuelle volontaire (c’est même une question métaphysique : est-on responsable de ne pas savoir ce que nous pourrions savoir si nous recherchions constamment la vérité avant tout autre chose ?) Ce qui est certain, c’est que nous devons d’abord nous poser cette question à notre propre sujet.
@maQiavel "Ainsi, pour E. Levy, puisqu’il n’y a pas de preuve de corruption, c’est la même chose qu’un travail d’influence d’une communauté culturelle, et c’est quelque chose qu’elle trouve normal."
Je ne l’entends pas dire cela de cette manière et je ne suis pas certain qu’elle se reconnaîtrait dans votre description de sa pensée. Si elle tient ce raisonnement, c’est un sophisme grossier ou bien elle est débile. De toute manière le lobbying est selon moi intolérable sous quelque forme que ce soit. Même sa définition courante la plus complaisante est très proche de celle du complot contre la nation et la population. https://www.journaldunet.fr/business/dictionnaire-economique-et-financier/1198953-lobbying-definition-traduction/ "Son action est souvent discrète et indirecte. Elle s’appuie sur une bonne connaissance des circuits décisionnels et sur la constitution de vastes réseaux. En exerçant une pression et en jouant de leur influence sur les décideurs, les lobbyistes visent ainsi à influencer la mise en place de nouvelles législations qui leur sont favorables."
Bref, c’est un complot contre la démocratie.
Proposition de loi Belenos (ébauche) : Sont considérées comme des organisations criminelles les groupes de pressions organisés en réseaux occultes visant à influencer les décideurs politiques, de quelque manière que ce soit, pour obtenir des législations qui leur sont favorables. La personne jugée coupable de participation à une telle organisation à titre actif ou passif encourt une peine maximale de 10 ans de prison et une amende pouvant atteindre 1 000 000 d’euros (peines et amendes actuelles sanctionnant la corruption).
Elle dit clairement ici que le conseil constitutionnel ne doit pas être accusé d’être corrompu sans preuve et qu’elle ne croit pas du tout que cette corruption soit évidente, au contraire d’Etienne Chouard. https://www.youtube.com/watch?time_continue=169&v=Vh7lAD0ucu4
Elle fait donc bien la différence entre la corruption active style valise de billets ou carte bancaire bien garnie (à laquelle elle ne croit pas MAIS qu’elle condamnerait sans doute) et le travail d’influence des communautés culturelles (juifs, homos) dont elle parle plus loin (qui, lui, est évident pour elle et, de plus, non problématique pour elle).