@Qirotatif Il n’empêche que lorsque les gens seront habitués à rouler à 80 et que les radars ne rapporteront plus assez, l’Etat fera descendre la vitesse limite à 70 pour pouvoir piéger à nouveau les conducteurs et faire à nouveau entrer la monnaie. Il y aura toujours des arguments pour dire qu’on risque plus à 80 qu’à 70. Etc.
Cependant, depuis la prolifération des radars, les conducteurs passent une bonne partie de leur temps à regarder leur compteur au lieu de regarder la route, en particulier en ville où il est pourtant si important d’être attentif à l’environnement. Par exemple, tout le monde regarde son compteur au moment de doubler un vélo, au lieu de regarder le vélo, la route, l’enfant qui joue au ballon sur le trottoir à côté, la grand-mère qui descend du bus et la voiture qui sort du parking. Les trois plus récents épisodes dangereux que j’ai connus en voiture ont été dus aux radars. Mais bien entendu, les accidents causés par les radars ne seront jamais mis en évidence dans les rapports officiels.
Et le plus absurdement sinistre est qu’on en arrive sur cette pente glissante à sacrifier des millions d’individus bien réels au nom d’une idée : "le peuple".
@maQiavel Exact, ce n’est pas équivalent. Marion Sigaut fait un travail historique, très orienté idéologiquement, mais qui reste quand même un travail de recherche historique. De plus, il n’y a pas de trouble égotique (genre ego boursouflé) chez elle.
Il n’existe pas de Monsieur Peuple. Le "réveil des peuples" est à la fois un abstraction et un oxymore. Seul une conscience, donc une véritable personne, peut se réveiller. Certes, d’une manière métaphorique, on peut faire des phrases poétiques comme par exemple : "le peuple a faim". Ce sont des formules littéraires acceptables par licence artistique. Mais si nous oublions que ce n’est qu’une image, un effet de style (et si nous oublions que seuls des individus peuvent avoir faim), on en vient rapidement à dire des absurdités et à construire des propositions politiques insensées.