Ce que je veux dire c’est qu’il ne devrait jamais y avoir aucune exception pour quelque motif religieux que ce soit : pas d’avantages fiscaux, pas de tolérances particulières, etc. Ca, c’est la voie laïque et pour qu’elle soit efficace il faut l’appliquer implacablement.
Ou bien on revient à une "France chrétienne" qui tolère plus ou moins d’autres cultes.
@Hieronymus "mais en ayant vidé au préalable cette religion de tout contenu politique et offensif (comme c’est déjà le cas du Christianisme)"
Je suis d’accord, mais pour ça il faut de très bon politiques capable de comprendre ce qu’est vraiment la laïcité (et aussi de très bon juristes). La France étant devenu le pays où l’on interdit des spectacles humoristiques sous la pression de communautés religieuses (enfin, d’une en particulier), on est très mal parti !!
Même dans les prisons où les détenus portent un uniforme, les communautés religieuses sont facilement identifiables (tatouages, coiffures, barbes) Même si vous imposiez à toute la population d’être intégralement épilée, sans aucun tatouage sous peine de mort immédiate, les gens continueraient à trouver des manières de se construire une identité religieuse, par exemple par leur façon de marcher ou de parler. Bien sûr, à ce moment là vous pourriez proposer de couper les langues, les jambes et les bras, à la naissance. Bref, vos propositions sont irréalisables et heureusement puisqu’elles seraient aussi liberticides qu’inefficaces. En gros, ça consiste à tuer le patient pour tuer la maladie. Le système totalitaire (car cela en est bien un) que vous décrivez et proposez comme solution est d’ailleurs décrit dans divers scénarios de science-fiction où les êtres humains sont transformés en légumes jusqu’au moment où une révolte fait s’effondrer toute cette société artificielle... et retour à la case départ.
@Zatara "ne faut il compter que sur les intellectuels de Charlie Hebdo pour faire ce travail ?"
Je ne pense pas. Pour le reste de vos commentaires, je ne sais quoi répondre car vous vous exprimez beaucoup par allusions et sous-entendus, ce qui ne permet pas un échange dialectique. Les allusions et les sous-entendus doivent être réservés à la poésie, on ne peut pas discuter scientifiquement ou même raisonnablement avec ces procédés. Ce qui m’importe, c’est d’entendre et de proposer des solutions et non de m’appesantir sur la description d’un problème. Si je vous dis que pour soigner telle maladie, il existe seulement tel remède connu qu’on peut distribuer, il ne sert à rien que vous me répondiez que toute la population n’y a pas accès ou bien que certains malades sont allergiques à ce médicament, pas plus qu’une phrase du genre "allez dire ça aux mères qui ont déjà perdu un enfant à cause de cette maladie". Seules les propositions concrètes m’intéressent.
@Zatara "Elle ne vaut que parce que je pense qu’elle protégerait mieux des dérives, rien d’autre."
Elle serait elle-même une dérive qui ne protégerait de rien tout en mettant de l’huile sur le feu. On ne combat pas l’aliénation religieuse par l’oppression politique mais par la liberté culturelle. La dictature islamiste ne sera vaincue que par le véritable soufisme (celui qui a de l’humour), par la musique, par la danse, par la poésie, par le cinéma, par l’ironie, par la beauté. De même que le fanatisme chrétien a été anéanti (ou réduit à presque rien) par l’art et la littérature qui l’ont ridiculisé à mort.