Des essais plus importants seront nécessaires pour confirmer ces résultats préliminaires
Oui et ca veut dire ce que ca veut dire, que vous ne pouvez rien conclure de cette étude-ci. Son seul intérêt est de donner des pistes d’études.
en fait ce n’est pas une histoire de point fort ou de point faible d’une étude, une étude elle est bien mené ou non. Et le sport national avec le covid c’est de faire dire à une étude ce qu’elle ne dit pas !
le passage le plus hallucinant dans l’article de Mr Maudrux c’est celui ci :
Il y a ensuite une technique de décrédibilisation qui fait fureur, toujours pour manipuler : critiquer la forme, pour faire oublier le principal : le résultat. Ainsi le HUG, Hôpital Universitaire de Genève, a remis à jour sa note sur l’Ivermectine, très documentée. Prenons une des études les plus dense, celle de Elgazzar en Egypte, 600 patients. Ils ont vu grand pour comparer Ivermectine, Hydroxychloroquine, placebo. Pas facile de bien faire les choses pour atteindre la perfection méthodologique avec 600 patients tous différents et 6 cohortes.
Critiques : « Résultats en pré-print, non relus. Très faible niveau de preuves en raison du risque élevé de biais ( randomisation, mesure de l’outcome, absence d’aveugle, de contrôle standard). Séries comprenant Azithromycine, paracétamol, Vit C, Zinc, Lactoferrine, anticoagulants, stéroïdes chez les patients sévères,… (eh oui, on traite !). Pas d’infos sur la manière dont l’endpoint multiple a été analysé. Randomisation non efficace ( !!!). Le groupe contrôle comprend HCQ sans placebo. Présentation générale peu standard. Changement de prise en charge si pas d’amélioration après 7 jours (eh oui, on essaye de soigner efficacement !). Très faible niveau de preuves. » C’est tout pour les critiques, rien, rien, rien sur les résultats dans cette note !
L’étude en question est bourré de biais et de problème méthodologique, le plus important dans une étude ce n’est pas le résultat comme veut le faire croire Mr Maudrux, mais la façon dont elle a été menée ! la première chose à regarder c’est si la méthode de l’étude tient la route, ensuite vous regardez les résultats ! ici ce n’est pas le cas, quel intérêt d’analyser les résultats de quelque chose qui est mal fait ? ca n’a aucun sens !
Donc soit Mr Maudrux est de mauvaise foi, soit il ne sait pas comment lire une étude et la c’est plus grave.
Votre attitude comme celle du journal médical Prescrire, refuse la recherche d’un traitement, c’est la perte de chance que j’indiquais dans mon article.
en quoi Prescrire refuse la recherche d’un traitement ? ils expliquent que pour l’instant il n’y a pas de preuve probante d’efficacité et c’est la verité !
Certaines études comme la 5eme donne des indications, les auteurs disent qu’il faut un essai plus grand, peut être est-ce en cour ?
par le fait qu’il conduit à une amélioration clinique qui ne pourrait être obtenue sans ce traitement, ce qui est impossible à prouver scientifiquement et ne peut s’évaluer qu’individuellement dans la relation thérapeutique entre soignant et malade
une amélioration clinique ? c’est très vague. Qui vous dit que c’est grâce à votre traitement ? Vous parlez de relation individuelle entre le soignant et le malade, comment vous prenez en compte tous les biais possibles ? J’ai l’impression d’entendre l’un de ces médecins qui, à la tv, nous expliquait que tous leur patients avaient guéris après avoir reçu tel traitement donc que c’était le bon traitement. Comment diable peuvent-ils savoir que c’est grâce au traitement ? qui dit que les patients n’auraient pas guéris sans rien faire ? Le témoignage de guérison n’est pas une preuve d’efficacité d’un traitement. Et c’est pour ca qu’on fait des essais cliniques contrôlés randomisés. Et dans un RCT vous avez un critère d’évaluation principal très précis (souvent la mortalité) et des critères d’évaluation secondaire, les critères secondaires donnent des pistes, on ne conclue jamais la dessus. Ensuite concernant l’effet placebo, je ne sais pas vraiment ou vous voulez en venir, dans un RCT en double aveugle vous contrôlez le biais et pour qu’un traitement soit jugé efficace il faut qu’il soit plus efficace que le placebo. C’est sur que tout ne peut pas être évalué en double aveugle, mais la on parle de tester un médoc dans le cadre du covid. Vous ne seriez pas homéopathe par hasard ?
en fait il ne s’agit pas de dire que l’observation ne sert à rien. Evidement qu’une étude observationnelle a un intérêt, mais elle ne permet jamais de conclure ni de valider quoi que ce soit. Elle donne des indications pour mettre en place des essais plus robustes (même si vous n’aimez pas ce mot). Ce que les gens ne comprennent pas c’est que vous pouvez faire 1000 études observationnelles, ca ne permettra jamais de valider un traitement. Le niveau de preuve d’une étude observationnelle est faible. C’est pour ca qu’on fait des RCT. Et très souvent on fait des RCT avec petit échantillon, et si les résultats sont encourageants on refait un RCT de plus grande ampleur pour confirmer les résultats. La plupart des traitements (pour ne pas dire tous) sont validés de cette façon, avec un niveau de preuves scientifiques élevées. mais puisque vous n’avez pas l’air convaincue par l’EBM, je me demande comment d’après vous devrait être valider un traitement ? c’est un débat plutôt intéressant finalement
Question : en quoi les propos de Maudrux contredisent ceux de l’étude ?
il tronque volontairement la conclusion des auteurs qui est que l’échantillon est trop petit pour conclure et qu’il faut un essai de plus grande taille pour confirmer les résultats ! vous admettrez que c’est légèrement diffèrent non ?
Question : J’admet que l’ironie de Maudrux est bien prononcée ici. Mais si l’étude n’a pas l’ampleur nécessaire pour mesurer les 4 morts dans le bras placébo contre 0 dans le bras intervention, est-elle utilisable, comme le fait Prescrire, pour justifier que l’ivermectine n’a pas d’effet ?
Les résultats ne montrent pas d’effet, Prescrire dit qu’il n’y a pas d’efficacité clinique démontrée et pas de preuve solide d’efficacité, ce qui est vrai.