@Duke77 Salut Duke ! J’avoue que tu défends très bien le film, de manière très intelligente (sincèrement), et j’apprécie le fait que tu argumentes au lieu de jeter l’anathème sur ceux qui n’ont pas aimé, bien que tu aies du mal à les comprendre. Je réponds à ce post en particulier parce que tu y affiches clairement ta préférence par rapport à La Revanche des Siths, que personnellement je considère comme le meilleur, surtout pour son côté shakespearien. Les dialogues que tu qualifies de bla bla bla m’ont beaucoup plu car ils donnaient de la consistance (et donc de la vraisemblance) à l’histoire. Mais surtout, c’est la philosophie (ou la spiritualité) qui était présente, et qui est totalement absente du dernier épisode. Alors, et c’est le paradoxe, tu prétends que ceux qui reprochent au scénario ses facilités n’ont pas compris la dimension "mystique" de la saga. En ce qui me concerne, c’est tout le contraire : Star Wars m’a nourri et m’a éveillé spirituellement, je n’ai pas honte de le dire, et m’a donné envie de pratiquer les arts martiaux et la méditation zen. Donc je ne peux pas être suspecté de rationalisme primaire. Mais les pouvoirs, n’importe quel maître te le dira, ne sont pas l’essentiel, et en aucun cas ils ne doivent être recherchés pour eux-mêmes : on les rencontre sur la voie, comme un fruit de la pratique, mais pas comme quelque chose qu’on recherche. Bref, la sagesse de Yoda m’a manqué. Elle aurait pu être incarnée par exemple par Leia. Mais non, elle n’a pas apporté cette dimension au film. Le souffle "mystique" et chevaleresque est complètement absent du film, que ça te plaise ou non. C’est un film d’aventures, ni plus ni moins, mais situé dans l’espace. Et les combats au sabre laser... Je vais te paraître bouffon, mais tant pis : moi-même j’aurais battu le fils de Solo et de Leia. Alors le black qui lui tient tête alors qu’il tient un sabre, vraisemblablement, pour la première fois de sa vie...
@Gaston Lagaffe Ce que tu dis est sûrement très intéressant mais tellement confus que je n’arrive pas à en extraire la substantifique moelle. Ne le prends pas mal, nous essayons tous de penser un meilleur monde pour nos enfants. Mais peux-tu préciser ta pensée ? Si je t’ai bien compris, tu penses que Chouard essaie de tirer la couverture à soi en se posant comme sauveur ? Ce n’est pas du tout l’impression que j’ai. Je le crois sincère, mais peut-être que je me trompe. Dire que le pouvoir tel qu’il existe en ce moment nous asservit ne veut pas dire qu’il veut être calife à la place du calife, ce que tu sembles vouloir dire. A moins que j’aie mal compris ton message.
@maQiavel Il me semble que tu poses mal le problème. Confier le pouvoir à un gouvernement incorruptible semble être, en effet, une gentille utopie. Ce que dit Chouard, me semble-t-il, c’est qu’il faut créer les conditions, institutionnelles, d’un pouvoir qui ne soit pas enclin à la corruption c’est-à-dire à la défense d’intérêts particuliers. En d’autres termes, je ne crois pas Chouard naïf au point de croire qu’il existe, au sein de la population, des individus qui soient dépourvus d’égoïsme ou d’égo. Ce qu’il dit, me semble-t-il, c’est qu’il est possible, non pas d’atteindre d’emblée un système parfait, mais de tendre vers un système qui favorise l’intérêt général. Les imperfections et les faiblesses humaines ne sont pas occultées, elles sont prises en compte, et c’est justement parce qu’elles sont prises en compte qu’il est nécessaire de fournir un cadre institutionnel qui en limite le pouvoir de nuisance.
Il m’a fallu du temps pour comprendre qu’Onfray était un faux dissident du système. Il donne l’illusion de la contestation, de la dissidence, alors qu’il fait partie du système. En effet, il fait du Charlie Hebdo : il pointe du doigt l’islam, et c’est précisément ce que veut le système : distraire, détourner l’attention des vrais coupables. Est-ce qu’il s’attaque à l’oligarchie financière mondiale qui asservit les peuples ? Non. Il fait du politiquement incorrect en étant dans le politiquement correct, ce qui donne l’illusion d’être dans un système ouvert à la critique. C’est du faux "politiquement incorrect". D’ailleurs il est de plus en plus médiatisé, et ce n’est pas un hasard. Sa soi-disant contestation, sa soi-disant critique du politiquement correct est elle-même politiquement correcte puique, je le répète, elle ne désigne pas les vrais coupables. C’est le faux trublion, le faux dissident, celui que non seulement on tolère mais qu’on promeut, celui qui injecte une dose, mais non létale, de politiquement incorrect dans son discours pour le rendre crédible. C’est la bactérie qui fait semblant d’attaquer l’organisme dans lequel elle vit. C’est le virus informatique qui fait prospérer l’industrie informatique en la stimulant. J’aimais bien Onfray, et je partage sa critique sur l’islam, mais je trouve vraiment dommage qu’il en parle autant alors que les vrais problèmes, les vraies causes, sont ailleurs. En même temps il est obligé d’en parler puisqu’on l’invite pour ça. Bref, dommage qu’il ait cédé aux sirènes du système, et qu’il adhère au manichéisme ambiant qui veut faire croire qu’il y a des méchants et que nous, "démocraties", nous sommes les bons. Sa critique de l’intervention de la France au Mali ne suffit pas à me faire changer d’avis : on veut forcer les autres à être des gentils comme nous, et c’est pas bien de vouloir forcer.
@gerfaut Vous avez raison, Mc Cain n’est pas l’archétype de l’américain moyen, ce serait insulter l’américain moyen. Mc Cain est l’archétype du néocon fou furieux et belliciste, le pendant de Yatseniuk en Ukraine. Le plus étonnant, c’est que des individus pareils fassent partie du pouvoir. Que des psychopathes soient aux commandes en dit long sur notre humanité, du moins à son stade actuel...