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Daruma

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  • 3 votes
    Daruma 9 juin 09:52

    @Callaway

    Tout se perd, même la gifle. Mes gifles préférées au cinéma sont celles de : Bud Spencer, Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo, Lino Ventura, Jean Reno. Il peut y avoir du panache dans la gifle, par exemple celles de Belmondo. Celles de Depardieu sont moins esthétiques mais on sent une belle énergie qui part du ventre. Celles de Lino Ventura sont les gifles, paternalistes et résignées, du type qui a épuisé toutes les solutions raisonnables. Celles de Bud Spencer sont lourdes et rustiques. Celle de Jean Reno, dans le film "Tais-toi", semble partir des yeux.

    Cela dit, je ne suis pas partisan de la gifle, sauf au cinéma. Je préfère l’entartage : l’effet est le même mais sans qu’il y ait suspicion de violence puisqu’on peut associer ce geste à de l’humour.



  • 3 votes
    Daruma 16 mai 14:17

    @mmbbb

    À ma connaissance, Chouard n’est pas un universitaire, il est professeur de lycée. Mais surtout il n’est pas un idéologue, il est même le contraire d’un idéologue : il ne cherche pas à imposer les idées d’un parti plutôt qu’un autre mais à créer les conditions d’une pratique saine de la gouvernance politique. C’est quelqu’un de pragmatique : il part du constat du disfonctionnement du système politique et propose de le reconstruire en partant des fondations. Il se pose des questions concrètes, solidement ancrées dans la réalité, et a une démarche constructiviste, donc tout le contraire d’une idéologie plaquée sur la réalité.

    Quant à l’immaturité des Français, il faudrait peut-être se demander quelle en est la cause. Est-ce qu’elle ne serait pas voulue ? Se poser cette question c’est déjà commencer à y répondre.



  • 1 vote
    Daruma 25 avril 13:43

    Les libéraux s’imaginent que leur neutralité axiologique leur confère une supériorité sur les autres systèmes. Ils pensent pouvoir faire l’économie de la morale en confiant au droit l’arbitrage des conflits et la protection contre la force et l’arbitraire. Mais en prétendant que le bien ne peut être qu’une valeur individuelle, ils créent sans le savoir une anthropologie qui n’est pas neutre, comme ils le croient, puisqu’elle promeut l’individualisme à outrance. Après avoir créé artificiellement cette anthropologie de l’égoïsme, il leur suffit ensuite d’affirmer que telle est la nature humaine. Pour schématiser : je crée un système qui rend les gens égoïstes et indifférents aux autres, puis j’en déduis que l’être humain est ainsi fait qu’il ne s’intéresse qu’à lui-même et ne recherche que son propre intérêt.

    Dans le libéralisme le pouvoir économique et le pouvoir politique sont étroitement imbriqués, ce qui a pour conséquence de favoriser le grand capital au nom de l’efficacité économique. Les effets pervers du système tels que les licenciements abusifs et les délocalisations passent alors au second plan. De plus, les lois ne tombent pas du Ciel des Idées, elles sont impulsées par des acteurs économiques puissants qui ont une grande influence sur la sphère politique. La gauche intervient alors pour tempérer un libéralisme économique trop brutal en exigeant des mesures de compensation. Pour donner une image, je dirais que c’est comme un propriétaire d’une plantation de coton qui serait gentil avec ses esclaves en veillant à ce qu’ils aient des conditions de vie et de travail décentes, mais qui ne remettrait pas en question la notion d’esclavage.

    Le libéralisme a remplacé un système inégalitaire (la monarchie) par un autre système inégalitaire (le pouvoir bourgeois) : l’inégalité de naissance n’est plus fondée sur le sang mais sur le patrimoine matériel (argent, biens immobiliers) et culturel (maîtrise du langage et bagage de connaissances). Comme le répète souvent Juan Branco, si vous naissez dans le XVIe arrondissement de Paris, et donc dans une famille aisée, vous démarrez dans la vie avec un avantage énorme sur ceux qui naissent dans un milieu populaire ou défavorisé. Une école de qualité permettait de compenser un peu cette inégalité de naissance, mais maintenant même ce petit ascenseur social ne fonctionne plus. Marx et Michéa ont raison de dire que la notion de liberté selon les libéraux est une notion abstraite et fallacieuse (une « coquille vide ») car ceux qui y adhèrent feignent d’ignorer l’importance des conditions matérielles d’existence des individus.

    Le droit ne suffit pas à créer une société bonne, de même que l’arbitrage neutre ne garantit pas l’égalité des chances entre les clubs de football : les arbitres ont beau être neutres et impartiaux, cela n’empêche pas les grands clubs de dominer les petits clubs. Mais nous faisons comme si les compétitions étaient équitables. Dans ma jeunesse, un club comme Bastia pouvait atteindre la finale de la coupe d’Europe ; de nos jours c’est impossible. Bref, en définissant la liberté de manière négative, le libéralisme ne peut que sécréter les inégalités et les injustices. 

    La gauche n’est pas (n’était pas) insensible à ces problèmes mais, étant libérale, elle est condamnée à combattre les effets dont elle accepte tacitement les causes. Elle se condamne donc à l’inconséquence, à cette schizophrénie qui consiste à affaiblir par des impôts et des charges un système qu’elle a pourtant adopté.



  • vote
    Daruma 18 février 14:18

    @bubu12
    Des suppositoires ? Il ne faut pas abuser de la rubrique santé.



  • 1 vote
    Daruma 2 décembre 2020 20:44

    @sls0
    Un Jacques Attali ou un Laurent Alexandre parlent posément, et ils sont sûrs de ce qu’ils disent... Ils devraient vous plaire.

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