@flolenigo Vous croyez vous en tirer avec ce petit correctif, en réalité vous vous enfoncez. Rien de pire que le cynisme qui se pare de vertu. Mais peut-être, finalement, que vous êtes persuadés d’être dans le vrai et le bien et vilipendez les hérétiques avec la conscience tranquille. Auquel cas je ne vous blâme pas, je vous plains.
"Je vous donne un seul exemple pour vous montrer ce que je veux dire quand je parle de l’importance de toujours penser d’une manière dialectique : d’un côté le fait que les populations de notre planète ne parlent pas toutes la même langue a été et reste encore un facteur d’incompréhension et de division ; mais d’un autre côté, cette situation a produit une admirable diversité littéraire et poétique dont paradoxalement le monde entier peut profiter (avec des traductions, avec l’étude des langues étrangères, avec des adaptations artistiques, etc.) Et ce qui est vrai pour la langue est vrai pour mille autres choses."
@mac1 Absolument. Mais ce n’est pas si étonnant que ça, finalement. Quand on crée des camps de concentration à l’intérieur du langage (complosphère, fachosphère, etc.) pour parquer les gens qui ne pensent pas comme la doxa dominante, il n’y a rien d’étonnant à ce qu’un individu bascule dans le fascisme ou le totalitarisme. S’il est dans une situation de grande crise, s’il a peur, s’il est persuadé d’être dans le vrai et qu’il est du côté du pouvoir, donc de la force, alors le basculement peut se produire à tout moment. Il y a, au niveau de la pensée, un terrain favorable, il suffit d’un élément déclencheur pour libérer le démon qui dormait.