Non, le but final s’appelle "globalisation" et si son chemin, c’est effectivement la destruction des entités historiques nationales et de leurs identités, le cadre de son action ne se limite pas à la Catalogne, à l’Espagne, ou à l’Union Européenne mais englobe le monde entier.
Ses principaux acteurs sont des apatrides patentés qui soudoient et manipulent les traîtres à leur nation et à leur peuple de part le monde. C’est toute une machinerie stratégique que l’on ne peut saisir si, comme Asselineau, on reste l’esprit cantonné dans une campagne présidentielle permanente, stratégiquement limitée, émotionnellement franchouillarde et politiquement figée.
La vision stratégique demande un détachement,un recul et une ouverture que ne permet pas l’enfermement partisan. Car la vision de la réalité suppose d’emprunter les yeux des autres, de comprendre leur motivations, bref, de se mettre à leur place pour deviner leur stratégie, s’ils en ont une, ou bien la stratégie de ceux qui les manipulent car il n’est pire manipulé que celui qui n’a pas de stratégie ou qui ne sait pas la dissimuler.
Etre sans état-d’âme sans perdre son âme n’est pas à la portée du premier venu. Confronté à la réalité, il ne s’agit plus de citer Sri Aurobindo en guise d’universelle panacée, mais de trouver son propre chemin en remontant tous les fils des intérêts en jeu afin de pouvoir développer une stratégie cohérente.
Avoir une bonne stratégie suppose d’abord de prendre en compte et ensuite de deviner et de comprendre toutes celles des autres. En l’occurrence, parler le Japonais n’est pas pertinent pour penser en Espagnol et moins encore en Espagnols de toutes les Espagnes. Et Asselineau ne me semble pas avoir pris, ni être en mesure de prendre en compte les dimensions de la crise catalane, que se soit localement, dans son hispanicité, ou globalement, dans son contexte géostratégique.
L’union Européenne n’est déjà plus que l’herbe où se battent des éléphants invisibles. Elle est devenue l’enjeu de forces insidieuses qui s’y sont infiltrées pour l’affaiblir encore plus qu’elle ne l’est déjà.
Ces ennemis de l’UE actuelle ont compris que le Traité de Lisbonne laissait encore trop de pouvoir à certains États-nation comme la France, l’Espagne ou l’Italie. En effet, ce traité, rédigé un peut trop à la hâte, n’est plus du tout évolutif, sinon à la marge. Les résidus de souveraineté nationale qu’il n’a pu supprimer et auxquels quelques États s’accrocheront toujours fermement, suffisent à bloquer l’évolution qu’ils souhaitent. Dans la crise catalane, la réaction sans complexe de Madrid et le soutient mitigé et embarrassé de Bruxelles et des autres états membres en témoignent...
Vous trouvez que le Traité de Lisbonne restreint trop nos libertés ?..., eux pensent qu’il ne les restreint pas encore suffisamment et qu’il n’est pas assez évolutif pour les restreindre davantage...
Pour ces forces apatrides, la destabilisation, l’affaiblissement et même l’explosion de l’UE, faute de pouvoir modifier le Traité de Lisbonne, ne sont plus simplement une option mais une obligation pour pouvoir poursuivre leur idéal globalisateur.
Ces forces ont jeté leur dévolu sur la Catalogne et en ont fait le talon d’Achille de l’Union Européenne. Le sécessionnisme catalan n’est qu’une opportunité majeure pour leurs investissements destructifs.
Vous comme moi, qui souhaitons libérer la France de toute alliance continentale, nous retrouvons devant un dilemme : c’est Soros qui fait le job !...
Qui dit que le gouvernement espagnol a eu peur ? Vous ? Pas la majorité des Espagnols, en tout cas...
Vous dites que la répression musclée à donné un grand coup de pouce aux indépendantistes et ça aussi, vous n’en avez aucune preuve... Par contre, elle a légitimé les mesures prises par le gouvernement pour faciliter l’exit des banques et des grandes entreprises... Et ça, ça a remis les yeux en face des trous de pas mal de Catalans !
Si vous ajoutez à ça que les Catalans savent désormais que l’Espagne s’opposera à leur intégration dans l’UE et entretiendra un conflit frontalier pour empêcher qu’elle rejoigne l’OTAN, une majorité d’entre eux ont compris qu’ils allaient se retrouver à poil d’ici peu.
Quant à Soros, il a déclaré que l’UE ne pouvait pas fonctionner "correctement" et veut soit la détruire, soit l’affaiblir par une bonne crise interne.
C’est un allié de circonstance du Vatican en la matière, lisez plutôt ça si vous comprenez le Castillan ou bien tapez ”Soros Vatican“ et ”Soros pape Vatican Catalogne“ dans votre barre de recherche, même si pour une fois, ce n’est pas FA qui vous le demande ! ^^
À 14mn 30, Asselineau se permet une critique non argumentée de l’attitude du gouvernement espagnol face au déroulement illégal du référendum... S’il était Président de la République, avec une telle déclaration, il se mettrait à dos le gouvernement espagnol et l’immense majorité du peuple espagnol qui attend de ce gouvernement une attitude ferme face au risque de partition de l’Espagne.
De plus, omnibulé par les euro régions, il passe à côté d’une analyse stratégique réaliste qui expliquerait ce renouveau sécessionniste catalan, largement poussé par Soros – qui veut la mort de l’UE – , par le toujours très puissant Pujól – auquel l’indépendance catalane éviterait un confrontation judiciaire – ainsi que par le Vatican et son pape François qui vient de virer de leurs paroisses catalanes tous les prêtres qui avaient osé prendre la défense de l’unité espagnole...
Que ce soit pour juger des affaires du Monde ou pour diriger son parti, l’énorme lacune d’Asselineau, c’est toujours le manque d’intérêt pour la stratégie.