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    Étirév 30 août 2025 16:01

    ET SI ON REMONTAIT PLUS HAUT !
    RELATIONS DES EUROPÉENS ET DES AMÉRICAINS PRIMITIFS

    On s’est demandé comment il se fait que les habitants du vieux monde ont pu communiquer avec ceux du monde nouveau dans la haute antiquité, ainsi, que l’attestent les anciens souvenirs qui sont les mêmes partout, puisque partout les mêmes idées, les mêmes traditions ont été retrouvées.
    Nous pensons que cette communication a pu s’accomplir par terre, attendu que, à cette époque reculée, la mer Atlantique ne devait pas avoir une aussi grande étendue que dans les temps modernes, puisque l’eau augmente sur la terre. Il devait y avoir une terre qui reliait les deux mondes par le Nord.
    Ce n’est que depuis l’envahissement de l’eau que les deux mondes sont séparés par une large mer. Il n’y a pas eu effondrement d’un continent, mais submersion de plusieurs îles.
    L’Amérique s’appelait Antila (d’où est resté le mot Antilles). Une carte d’André Bianco se trouve à la Bibliothèque de Saint-Marc, à Venise, elle fut faite en 1436 et parle de l’Amérique sous le nom d’Antila.
    Les deux frères Zeno, vénitiens, pénétrèrent en Amérique par le Nord-Ouest de l’Europe vers 1380, ils nommèrent le pays où est le banc de Terre-Neuve, Friesland.
    Dans l’atlas d’André Bianco, Terre-Neuve est appelé Stoka-fixa (d’où l’on a fait Stockfisch).
    Chez les peuples Ibériques, on savait par d’antiques traditions qu’il existait au delà de l’Océan un pays que certains nommaient Ile de la main, de ce que la divinité s’appelait Maïr, Mœra ou Mana (Mère).
    On fit une légende sur le mot main. On raconta qu’une main en sortait la nuit pour saisir ceux qui s’approchaient.
    M. Cailleux nous fait remarquer (Origine celtique de la civilisation de tous les peuples, p. 463) que Mair-Monan, le Dieu des mexicains, n’est autre chose que la Déesse Mère (Maïr, Mœra), et il nous montre que par toute la Gaule on trouve des inscriptions rappelant la même Déesse, « Deabus Mœrabus ».
    Le vrai nom est donc Mair, exactement écrit comme dans Mair-Monan, ce qui établit une communication d’idées entre l’ancien Mexique et l’ancienne Gaule.
    À propos de ces anciennes relations « transatlantiques », Godefroy de Roisel dans « Études anté-historiques : les Atlantes », dit : « Il est acquis qu’un peuple colonisateur étendit ses conquêtes sur les deux rives de l’Océan atlantique et domina sur toute l’Europe occidentale. Après la ruine de la mère-patrie, quelques-unes de ces colonies, gardiennes fidèles de la science, prospérèrent en diverses contrées, jusqu’aux temps relativement modernes des premières invasions asiatiques, qui furent suivies d’une période d’équilibration, pendant laquelle tout semble avoir été perdu. Notre histoire date des ces époques de confusion ; et c’est à peine si l’on soupçonne aujourd’hui que ce véritable moyen-âge succédait à une antique prospérité. »
    Dans le Massachusetts (USA), on voit des inscriptions phéniciennes gravées sur des roches (Conrad Malte-Brun, Précis de la géographie univ., t.11) : le mot « Hour », dérivé du mot védique Asura et du ashoura ou Ahoura des anciens iraniens (« qui a ou qui donne la vie, celui qui est un principe de vie pour soi-même et pour les autres », c’est-à-dire la Mère), devenu « Houri » dans le persan moderne et « Houria » en arabe, signifie pro-stituée (premier-état), c’est-à-dire femme de l’ancien régime.
    Le comte Maurice de Bregny, archéologue français, a découvert au Guatemala, dans le district de Peten, les vestiges d’une immense cité de l’époque des « Mayas », c’est-à-dire de « Maïr » (Mères).
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    Étirév 30 août 2025 15:51

    Les mythes disent à tous que les Dieux existent mais ils ne disent leur nature et leur vertu qu’à ceux qui sont capables de les connaître
    Quels étaient donc ces premiers instructeurs de l’humanité qui expliquèrent à l’homme la Nature et ses mystères, la vie et ses lois ?
    La tradition de tous les pays fait remonter cette première science à une « race divine ». Puis, quand vint la religion moderne qui résuma tous les Dieux en un seul, on déclara que « la Révélation vient de Dieu ». Mais ceux qui parlaient ainsi s’appuyaient sur une tradition altérée ; si nous remontons à sa source, nous ne trouvons pas un Dieu, mais des Dieux, et si nous cherchons quel était le secret de leur nature divine, nous devons remonter plus haut encore, et dans ce passé lointain, nous ne trouvons plus des Dieux, mais des Déesses, et forcément nous constatons que c’est cette primitive Divinité, la Déesse, la puissance supérieure (intellectuelle), qui a instruit les hommes. Nous comprenons alors que la source de toute vérité, c’est l’Esprit féminin.
    Précisons que le terme « Déesse » est le nom générique de toutes les femmes supérieures et qui n’indiquait alors que les qualités morales inhérentes au sexe féminin. Pas de surnaturel ; partout les mêmes principes, c’est-à-dire les mêmes commencements, avaient pour base la nature même, encore inviolée. Aussi, rappelons que chez tous les peuples en décadence nous verrons la femme qui a atteint un haut degré d’intellectualité, être l’objet de la persécution des hommes. La « Sorcière » du moyen-âge en est le type immortel.
    Il convient, également, à propos du terme « Dieu », de préciser qu’il ne faut pas faire la confusion entre sa signification en tant que PUISSANCE COSMIQUE QUI ORGANISE L’UNIVERS (Macrocosme), c’est-à-dire la radiation des astres incandescents qui a été appelée « Elohim » chez les hébreux, « Brahm » chez les hindous, ou « Ptah » chez les égyptiens, et celle représentant LA DÉESSE-MÈRE, L’ORGANISATRICE DE LA VIE SOCIALE, c’est-à-dire la femme qui est la créatrice de l’enfant (Microcosme), et donc la Divinité terrestre qui crée l’humanité, et qui la crée mâle et femelle car la mère enfante les deux sexes, les dirige et les instruit. Elle seule est Créatrice ; les « Elohim » organisent, mais ne créent pas, ce sont des puissances physiques, des forces. Chez les égyptiens, « Ptah », cette puissance cosmique, ce rayonnement solaire a été personnifié par la Femme-Déesse, que l’on comparait au Soleil parce qu’elle possédait en Elle l’esprit qui éclaire.
    Notons que le mot « Dieu », d’abord écrit « Diev » vient du mot sanscrit « Devâ » ou « Diva » ou « Devi » (de « Div », briller ou rayonner) qui signifiait la « Femme lumière », la « Femme Esprit » ; de là « Dyaus », « Zevos », et « Zeus » (le V et l’U se confondent) ; on retrouve la même racine dans le « Div » du Zend (langue des anciens iraniens), le « Dew » du Slave, le « Divos » latin et tant d’autres dérivés. C’est au moyen âge seulement que le V de « Diev » fut remplacé par un U et que l’on écrivit « Dieu ». Aussi, en Russie, on appelle encore la jeune fille « Diéva ».
    Les premières femmes régnantes, les « Dévas », les « Fatas », les « Génies », les « Almées », les « Izeds », les « Archanges », etc., représentent d’abord l’Esprit universel. L’art antique leur a toujours donné des figures féminines. C’est pourquoi l’idée de maternité sera liée à l’idée de Divinité. Plus tard, suivant l’évolution de l’idée divine, après une période intermédiaire entre le régime maternel et le régime paternel, alors que la Grèce eut accouplé Hermès et Aphrodite pour en faire un Dieu-couple, « l’Hermaphrodite » ou « l’Andro-gyne », c’est-à-dire le partage des facultés, l’égalité des sexes, il ne sera plus laissé place qu’à un Dieu unique, anthropomorphe, mâle, inutile, inconnu et incognoscible, relégué hors du monde, sur le trône de sa déserte immensité, et dont l’existence ne semble servir que de ferment de discorde entre les hommes.
    Symboliquement, la puissance religieuse masculine eut trois degrés :
    Elle commença par le Poséidonisme, l’homme ténèbre qui éteint les lumières, noie l’Esprit ; c’est le Tellurisme.
    De là, elle monte dans le ciel, mais y occupe la seconde place : c’est la phase lunaire.
    Enfin, l’ambition de l’homme grandissant avec son orgueil, il prend la première place, il devient un Dieu solaire. Alors, dans la confusion qui règne, le soleil devient la Terre.
    C’est pour cela que le nom de l’astre radieux « Sol » devient le nom du terrain sur lequel nous marchons.



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    Étirév 29 août 2025 07:25

    « SEUL TWO », VRAIMENT ?
    Le bienfaisant soleil qui nous éclaire aujourd’hui, qui nous donne la chaleur et la lumière, a commencé à régner dans notre milieu cosmique au début de la période tertiaire. Depuis ce temps, il est le principe qui génère la vie à la surface terrestre.
    Cette vie, d’abord, se manifesta par l’apparition des plantes dicotylédones, et ce sont les membres de cette grande famille végétale qui, en suivant leur évolution anatomique et physiologique prirent, peu à peu, les caractères des mammifères dont ils sont la forme embryonnaire.
    Mais le premier acte de l’astre jeune qui allait rayonner sur la Terre fut de jeter dans l’atmosphère un gaz nouveau : l’Oxygène, que Priestley appelle « l’air de feu ».
    Rappelons que l’Oxygène est un élément récent pour la terre, il l’enveloppe, il règne dans toutes ses couches superficielles, mais pas dans ses couches profondes ; il n’existe pas dans les terrains primitifs. Il est probable même que son arrivée à la terre coïncide avec l’apparition de l’eau et de la vie à la surface de notre planète. Aussi, en étudiant la constitution géologique de la terre, nous constatons que le grand rôle que joue actuellement l’oxygène, pour nous, a été, en partie, rempli par le soufre à une autre époque. En effet, à l’époque crétacée ou tertiaire, le soufre abondait sur la terre.
    C’est l’Oxygène radiant que notre Soleil projette parce qu’il est son élément comburant. Cette radiation n’est pas seulement une force, c’est aussi un principe chimique.
    Cette force radiante ne vient donc pas seulement de notre soleil ; elle vient aussi des étoiles, qui sont multiples et rayonnent dans l’espace sept autres principes chimiques qui génèrent les sept couleurs du prisme. C’est l’origine du Septénaire.
    Ces éléments colorés, qui possèdent les mêmes propriétés que l’oxygène, sont : le soufre, le fluor, le chlore, le brome, l’iode, le tellure, et le sélénium.
    Chaque soleil a donc ses radiations qui, physiquement et chimiquement ne sont pas celles des autres soleils puisque les matières décomposées par la combustion ne sont pas les mêmes dans tous les astres incandescents. En même temps, chaque soleil a sa couleur, laquelle est déterminée par l’élément actif qui entretient la combustion. Sur une terre éclairée par un soleil rouge c’est, peut-être, le Sélénium qui est l’élément comburant, qui règne dans l’atmosphère et engendre la vie. Sur une terre éclairée par un soleil vert c’est, peut-être, le Chlore qui joue ce rôle actif et, dans ces mondes éloignés de nous, l’oxygène n’est, peut-être, connu que comme un élément secondaire aussi insignifiant, aussi peu utile à la vie que l’est par exemple, l’Iode sur terre.
    Ainsi, c’est l’élément comburant d’un soleil qui régit toute l’organisation physique du système, toute l’organisation physiologique des êtres qui y vivent.
    Si le « monde » qui recouvre la surface terrestre a, aujourd’hui, une structure déterminée qui, pour nous, est normale, c’est parce que les forces qui agissent aujourd’hui sur notre globe engendrent cette structure. Mais à la surface d’une autre planète, les forces différentes doivent engendrer des formes différentes.
    L’homme cherche partout son image ou sa ressemblance, méconnaissant ainsi la grande loi de l’évolution, qui change incessamment les formes, les organes, les tissus. Cependant, aux différents âges d’un même monde on ne trouve pas de différences morphologiques fondamentales, la direction des forces étant toujours la même, mais seulement des différences d’intensité.

    Ainsi, après la période azoïque (sans vie), la Terre s’était couverte d’une subite végétation. Mais les espèces apparues dans cette primitive période de vie (époque de transition) ne ressemblaient en rien à celles que nous connaissons actuellement. C’était une végétation bizarre, des Lycopodes, des Fougères arborescentes et bien d’autres perdues aujourd’hui, qui allait être suivie d’une animalité ayant aussi des caractères extraordinaires (de grands sauriens, des chauves-souris gigantesques, etc.). Puis arrive l’époque tertiaire, et toutes les conditions de la vie organique changent encore, une végétation nouvelle surgit et, après eux, issus d’eux, les grands mammifères.
    NB : Les forces qui circonscrivent un astre n’ont pas toutes la même puissance, puisque leur foyer d’émission n’est pas à la même distance. Elles constituent une résultante, mais qui est instable. S’il se trouve un côté où la force est en décroissance, l’équilibre peut arriver à se rompre. Alors, l’astre doit se précipiter de ce côté et ne s’arrêter dans sa course que lorsqu’il arrive à occuper un point où il se trouve remis en équilibre entre de nouvelles forces. Cette course d’un soleil qui s’enflamme est un fait qui a bien occupé l’esprit des savants. C’est l’étoile qui file. Nous la voyons plus ou moins longtemps suivant la direction qu’elle prend et le point où elle s’arrête. En traversant notre horizon céleste, elle trace, devant nous, une ligne lumineuse.
    Mais si au lieu de courir horizontalement ou obliquement, elle s’enfonce dans l’espace, nous ne la voyons pas traverser le ciel, elle n’est, pour nous, qu’un point lumineux qui s’obscurcit en s’éloignant. Les étoiles qui filent dans cette direction ont été considérées comme des astres éphémères. C’est ainsi qu’on vit apparaître une étoile nouvelle dans la Couronne boréale le 13 mai 1866. Cette étoile dont l’éclat diminuait de jour en jour, puisqu’elle s’éloignait, fut visible pendant 15 jours. D’autres furent visibles plus longtemps, par exemple celle qui apparut dans la constellation de Cassiopée le jour même de la Saint-Barthélemy. Celle-là fut visible pendant trois mois.
    Ce passage d’un astre obscur à l’état incandescent est un phénomène très fréquent. Le ciel est peuplé d’une infinité de corps obscurs. Nous ne pouvons pas les observer, puisque nous ne les voyons pas, mais nous devons les supposer beaucoup plus nombreux que les astres lumineux, puisque leur formation représente un temps bien plus long dans la vie astrale que la période d’incandescence. Il n’est donc pas étonnant qu’à chaque instant un astre, ou plutôt une multitude d’astres obscurs, arrivent à l’état incandescent. Si ces astres changent de place, ce sont autant d’étoiles filantes. On en compte une dizaine par heure en temps normal, mais il est certaines époques ou le phénomène augmente et devient une véritable pluie d’astres lumineux.
    La périodicité de ce phénomène répond à une cause bien simple. Nous revenons, à certaines dates, en face des mêmes régions célestes et, lorsqu’une date est signalée, comme celle du 10 août, par exemple, pour la quantité d’étoiles filantes qui apparaissent alors, c’est qu’à ce moment de l’année, nous nous retrouvons toujours en face de la région où il existe la plus grande quantité d’astres obscurs prêts à s’enflammer. Ce phénomène est absolument étranger à la terre et à sa petite atmosphère. Chercher à expliquer l’apparition des étoiles filantes par une cause terrestre est aussi puéril que chercher à expliquer la formation des couches géologiques par une cause terrestre. Cette méthode est un reste de l’orgueil de l’homme qui, après s’être cru le roi de l’Univers, a voulu rattacher à l’influence de sa patrie céleste tous les phénomènes cosmiques qu’il ne comprenait pas. C’est ainsi que Képler, lui-même, croyait que les étoiles filantes étaient engendrées par des exhalaisons terrestres.
    La vie d’un corps céleste peut se diviser en trois âges.
    Pendant le premier il forme lentement son noyau inorganique aux dépens de la matière cosmique.
    Pendant le second ce noyau primitif se recouvre de couches nouvelles qui s’organisent : nous y voyons régner l’eau et la vie.
    Le troisième âge d’un astre est l’état d’incandescence.
    L’apparition de la matière organisée à la surface d’un monde est le prélude de l’incandescence, le premier mot de l’ignition.
    LIEN



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    Étirév 16 août 2025 18:03

    Ajoutons à cela, les propos de Maurice Maeterlinck, prix Nobel de littérature 1911 avec « La Vie des Abeilles » et auteur de « L’Oiseau bleu » :
    « Tous les systèmes de gouvernement seraient bons si l’homme était meilleur ou plus intelligent. Mais il faut qu’il soit extrêmement intelligent pour être à peu près bon. La clef de tous les malheurs des peuples, c’est leur stupidité. Toutes les explications politiques ou économiques ne sont que des ornements littéraires autour de cette stupidité foncière, à peu près incurable et qui ne s’est pas sensiblement amendée depuis les temps historiques. L’humanité ne semble pas menée par la raison, ni même par le sentiment, mais par des forces étrangères et inconnues. Peut-être subit-elle l’influence de certains climats cosmiques, de certaines zones éthériques qu’elle traverse au cours de son voyage dans l’espace et le temps ? Elle n’a en propre que sa stupidité collective qui l’empêche toujours de suivre les avertissements de ceux qui, instinctivement ou intelligemment, entrevoient où ces forces la mènent. »
    NB : L’ensemble des traits empruntés à toutes les traditions culturelles dénote que, partout, l’abeille apparait essentiellement comme douée d’une nature ignée, c’est un être de feu. Elle représente les prêtresses du Temple, les Pythonisses, les âmes pures des initiés, l’Esprit, la Parole ; elle purifie par le feu et elle nourrit par le miel ; elle brûle par son dard et illumine par son éclat.
    Un texte juridique moyen-gallois dit que « la noblesse des abeilles vient du paradis et c’est à cause du péché de l’homme qu’elles vinrent de là ; Dieu répandit sa grâce sur elles et c’est à cause de cela qu’on ne peut chanter la messe sans la cire ». Le gallois « cwyraidd », de « cwyr » (cire), signifie parfait, accompli, et l’irlandais moderne « céir-bheach », littéralement « cire d’abeille », désigne aussi la perfection.
    Le symbolisme de l’abeille évoque donc chez les Celtes comme ailleurs les notions d’immortalité et de sagesse de l’âme.
    Par son miel et son dard, l’abeille est considérée comme l’emblème du Christ : d’un côté, sa douceur et sa miséricorde ; et de l’autre, l’exercice de sa justice en tant que Christ-juge.
    La Justice des abeilles
    Après la fécondation des reines, si le ciel reste clair et l’air chaud, si le pollen et le nectar abondent dans les fleurs, les ouvrières, par une sorte d’indulgence oublieuse, ou peut-être par une prévoyance excessive, tolèrent quelques temps encore la présence importune et ruineuse des mâles. Ceux-ci se conduisent dans la ruche comme les prétendants de Pénélope dans la maison d’Ulysse. Ils y mènent, en faisant carrousse et chère lie, une oisive existence d’amants honoraires, prodigues et indélicats : satisfaits, ventrus, encombrant les allées, obstruant les passages, embarrassant le travail, bousculant, bousculés, ahuris, importants, tout gonflés d’un mépris étourdi et sans malice, mais méprisés avec intelligence et arrière-pensée, inconscients de l’exaspération qui s’accumule et du destin qui les attend. Ils choisissent pour y sommeiller à l’aise le coin le plus tiède de la demeure, se lèvent nonchalamment pour aller humer à même les cellules ouvertes le miel le plus parfumé, et souillent de leurs excréments les rayons qu’ils fréquentent. Les patientes ouvrières regardent l’avenir et réparent les dégâts, en silence. De midi à trois heures, quand la campagne bleuie tremble de lassitude heureuse sous le regard invincible d’un soleil de juillet ou d’août, ils paraissent sur le seuil. Ils font un bruit terrible, écartent les sentinelles, renversent les ventileuses, culbutent les ouvrières qui reviennent chargées de leur humble butin. Ils ont l’allure affairée, extravagante et intolérante de dieux indispensables qui sortent en tumulte vers quelque grand dessein ignoré du vulgaire. Ils affrontent l’espace, glorieux, irrésistible, et ils vont tranquillement se poser sur les fleurs les plus voisines où ils s’endorment jusqu’à ce que la fraîcheur de l’après-midi les réveillent. Alors ils regagnent la ruche dans le même tourbillon impérieux, et, toujours débordant du même grand dessein intransigeant, ils courent aux celliers, plongent la tête jusqu’au cou dans les cuves de miel, s’enflent comme des amphores pour réparer leurs forces épuisées, et regagnent à pas alourdis le bon sommeil sans rêve et sans soucis qui les recueille jusqu’au prochain repas.
    Mais la patience des abeilles n’est pas égale à celle des hommes. Un matin, un mot d’ordre attendu circule par la ruche. On ne sait qui le donne ; il émane tout à coup de l’indignation froide et raisonnée des travailleuses, et selon le génie de la république unanime, aussitôt prononcé, il emplit tous les cœurs. Une partie du peuple renonce au butinage pour se consacrer aujourd’hui à l’œuvre de justice. Les gros oisifs endormis en grappes insoucieuses sur les murailles mellifères sont brusquement tirés de leur sommeil par une armée de vierges irritées. Ils se réveillent, béats et incertains, ils n’en croient par leurs yeux, et leur étonnement a peine à se faire jour à travers leur paresse comme un rayon de lune à travers l’eau d’un marécage. Ils s’imaginent qu’ils sont victimes d’une erreur, regardent autour d’eux avec stupéfaction, et, l’idée-mère de leur vie se ranimant d’abord en leurs cerveaux épais, ils font un pas vers les cuves à miel pour s’y réconforter. Mais il n’est plus, le temps du miel de mai, du vin-fleur des tilleuls, de la franche ambroisie de la sauge, du serpolet, du trèfle blanc, des marjolaines. Avant qu’il se soit rendu compte de l’effondrement inouï de tout son destin plantureux, dans le bouleversement des lois heureuses de la cité, chacun des parasites effarés est assailli par trois ou quatre justicières…



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    Étirév 16 août 2025 15:29

    « Royauté, Empire, République : Quel régime pour la France demain ? »
    Réponse : L’aristocratie de l’Esprit !
    Toute élévation du type humain demande un régime aristocratique. La démocratie avilit en abaissant les bons, c’est une tyrannie qui s’exerce par un mouvement de traction morale, de bas en haut ; elle fait descendre, elle empêche les meilleurs de s’élever, elle abat les têtes qui dépassent le niveau des médiocres, empêchant ainsi l’éclosion des types supérieurs, elle supprime le respect et rend les petits insolents. C’est pourquoi la démocratie est intimement liée à la conception « égalitaire » si chère au monde actuel, c’est-à-dire à la négation de toute hiérarchie : le fond même de l’idée démocratique c’est qu’un individu quelconque en vaut un autre, parce qu’ils sont égaux numériquement, et bien qu’ils ne puissent jamais l’être que numériquement. Ce n’est donc pas pour rien que « démocratie » s’oppose à « aristocratie », ce dernier mot désignant précisément, du moins lorsqu’il est pris dans son sens étymologique, le pouvoir de l’élite. Aussi, une élite véritable, qui ne peut être qu’intellectuelle, n’a rien de commun avec la « force numérique » sur laquelle repose la démocratie ; c’est pourquoi la démocratie ne peut s’instaurer que là où la pure intellectualité n’existe plus, ce qui est effectivement le cas du monde actuel.
    Lorsque la France sera réveillée du cauchemar…

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